BURKINA FASO
Université de Ouagadougou
........................
Faculté des Sciences de la Santé
(F.S.S)
Section Médecine
Année Universitaire 1996/1997
Thèse n° 19
A
A
~~
PLACE ET ROLE DE L'HOPITAL DE DIS:$1!~:
~~
~~
TRICT DANS LE SYSTÈME DE SANTÉ
"
BURKINABÉ:
CAS DU CENTRE MÉDICAL AVEC ANTENNE
CHIRURGICALE DE DIÉBOUGOU
Thèse présentée et soutenue publiquement le 13 Janvier 1998 pour obtenir
LE GRADE DE DOCTEUR EN MÉDECINE
(Diplôme d'Etat)
par
ZANGA Soré Moussa
né le 14 Novembre 1968 à Ouagadougou (B,F)
Jury :
Président:
Directeur de Thèse
Professeur Hilaire TIENDREBEOGO
Co-Directeur
M'mbr•• :
Professeur Ag. Blaise SO NDO
\\)1 !l'leur 1. SANOGO
Professeur Ag. Youssouf DRABO
Docteur Théophile COMPAORE
Docteur Abdoulaye TRAORE

UNIVERSITE DE OUAGADOUGOU
Faculté des Sciences de la Santé
( F.S.S. )
LISTE DES ENSEIGNANTS DE LA F .S.S.
ENSEIGNANTS
PERMANENTS
ProfesseW'8 titulaires
I~amhré Moumoulli OUIMINGA
Anatomie
organogenèse
et chirurgie
Ililaire TIENDREBEOGO
Sémiologies
et
Pathologies médicales
Tin.~a Robert GUIGUEMDE
Parasitologie
130bilwindé Robert
SOUDRE
Anatomie-Pathologie
Amadou SANOU
Chirurgie Générale
et Digestive
Innocent
Pierre GUISSOU
Pharmacologie
Toxicologie
Professeur associé
Ahmed BOU-SALAH
Neuro-chirurgie
Maîtres de Conférences Agrégés
,Julien YILBOUDO
Orthopédie
Traumatologie
Bibiane KONE
Gynécologie Obstétrique
Alphonse SA\\\\'.-\\DOGO
Pédiatrie
1«()ll~oré Raphaé"l OUEDRAOGO
Chirurgie
Traumatologie
Fnl1lç'()I~ Rl;né TALL
PédIatrie
,kan KABORE
Neurologie
Joseph Y. DRABO
Endocrinologie

131aise
SONDO
Santé Publique
Maîtres de Conférences associés
,Jean TESTA Epidémiologie-Parasitologie
Maîtres-Assistants associés
Ibchicl nOUAKAZ
Maladies inl'ectiellSCS
Assistants associés
Ma,c;all CLOES
ULG
Caroline BRIqUET
ULB
Maîtres-Assistants
Ladv Kaclicliatou 'l'RAORE
Parasitologie
Mamadou SAWADOGO
Biochimie
Jean LANKOANDE
Gynécologie-Obstétriq ue
Issa
SANOU
Pédialrie
Ludovic KAM
Pédiatrie
Adama LENGANI
Néphrologie
Omar TRAORE N° 1
Chirurgie
SI Simon TRAORE
Chirurgie
Adama TRAORE
Dermatologie Vénérologie
Abdoulave TRAORE
Santé Publique
Kampadilemba OUOBA
Oto Rhino Laryngologie
Piga Daniel lL130UDO
Gaslro-enlérologie
Albert \\VANDAOGO
Chirurgie Générale
Daman SANO
Chirllrp;ie Générale
Arouna OUEDRAOGO
Ps\\'Chialrie
Joachim
SANOU
Anesthésie- Réanimation
Patrice ZABSONf<E
Cardiologie
Jean Gabriel OUANGO
Psychiatrie
Geor~e5 KI-ZERRO
Màladtes Infectieuses
Thêopl1l!v Tr\\PSOB:\\
BIophysique
Assistants Chefs de cliniques

Tangue\\
OUATI':-\\I0\\
Chirurgie
Sophar III EN
Chirurgie -urologie
TilllOlhl'C
KAi\\lBOli
Chinl rgie
G~'né('ologie-Ob~tétriC[llC'
T.Chrislian SANOU
Oto Rhino Laryngologie
(in memoriam)
Madi j(ABI~E
010 Rhino Lalyngologie
Ooro SERME
Cardiologie
(in memoriam)
Hamaclé OUr:DI&\\OGO
Anesthésie- Réanimalion
physiologie
Alexis ROUAMBA
Anesthésie- Réanimation
physiologie
M.Théophile
COMPAOHE
Chiruroic
M
Rabiou
CISSE
Radiologie
Y. Abel
BAMOUNI
Radiologie
Blami
DAO
Gynécologie Obstétrique
MaïlllOllna OUATrAIM/DAO
ORL
Alain
BOUGOUMA
Gastro-Entéro
Alain
ZOUBGA
Pneumologie
André K. SAMANOOULOUGOU Cardiologie
Nicole Marie ZABRE/KYELEM Maladies
Infectieuses
Rigoben
THIOMBIANO
Maladies
Infectieuses
l~aphaël DAI{OURE
Analomie-Chiru rgie
Assistants
Michel AKOTIONGA
Gynécologie-Obstétrique

r~()bcrl
O. ZOLNGRANA
Physiologie
Scvclou l{ON E
Neurologie
Boubacar TOURE
Gynéco-Obstétrique
13.
SAKANDE
Al1atomie- Pathologie
I~aphal'I SANOU
Plleu mo-phtisiologie
(in memoriam)
Oumar TRAORE NC 2
Radiologie
(in memoriam)
Pingwendé
Pédiatrie
l30NKOUNGOU
Arsène M.D.
DABOUE
Ophtalmologie
Nonfounikoun D. MEDA
Ophtalmologie
Athanase
MILLOGO
Neurologie
Boubacar
NACRO
Pédiatrie
Vincent
Médecine du Travail
OUEDRAOGO
Assistants Biologistes des Hôpitaux
Lassina
Bactério- Virologie
SANGARE
Idrissa SANOU
Bactério-Viro logie
Rasmata
Bactério-Virologie
OUEDRAOGO /TRAORE
Harouna SANON
Hématologie/Immunologie
ENSEIGNANTS
NON PERMANENTS
Faculté des Sciences et Techniques
(FAST)
Professeurs Titulaires

Alfred S. TRAORE
Immunologie
Akrv COULIBALY
Mathématiques
Sita GUINKO
Botanique-Biologie Végétale
Guy V. OUEDRAOGO
Chimie Minérale
Lava SA\\VADOGO
Physiologie- Biologie
Cellulaire
Laou Bernard KAM
Chimte
(in memorian )

!YIaîtres de Conférences
130ukmv
LEGMA
Chimie-Physique Générale
Francois
ZOUG MORE
Physique
Patoin Albert
OLJEDRAOGO
Zoologie
Adam<l
SABA
Chimie Organique
Philippe
SAN KARA
Cryptogamie
Maîtres-Assistants
W.GUENDA
Zoologie
Léonic1e TI'Ù\\OHE
Biologie Cellulaire
Marcel BON KlAN
Mathématiques
et Statistiques
Longin SOME
Mathématiques
ct Statistiques
Aboubakary SEYNOU
Statistiques
Makido B. OUEDRAOGO
Génétique
Jean
KOULIDIAlY
Physique
Assistants
Apolinaire BAYALA
Physiologie
(in memoriam)
Jeanne lYIILLOGO
T.P. Biologie-Cellulaire
RWl110nd
T.P.
Biologie Cellulaire
BELEMTOUGOURI
Gllsta\\"t~ I\\.ABRE
Biologie
Drissa
SANOU
Biologie Cellulaire
Institut du Développement Rural
( IDR )
Maîtres-de Conférences
Didier ZONGO
Génétique
Faculté des Sciences Economiques
et de Gestion (FASEG)

Maitre-Assist8J!t
Tibo Hervé KABORE
Econpmle-Gest1on
Assistants
Mamadou BO LY
Gestion

Faculté
de
Droit
et
Sciences
Politiques (FDSP)
Assistants
Jean Claude TAITA
Droit
ENSEIGNANTS VACATAIRES
Mille
Henriette BARY
PSYC holooie
.
:--
Boukari Joseph OUANDAOGO
Cardiologie
Virginie TAPSOBA
,
Ophtalmologie
.
R. Joseph I-ffiBORE
Gynécologie-Obstétrique
Saïdou Bernard OUEDRAOGO
Radiologie
Dr Bruno ELOLA
Anesthésie- Réanimation
Dr Michel SOMBlE
Planification
Dr Nicole PARQUET
Dermatologie
M. GUILLRET
Hydrologie
M. DAHOU (in mémoriam)
Hydrologie
Dr Bréhimé1 DIA\\VARA
l3romatologie
Dr Annette OUEDRAOGO
Stomatologie
Dr Adama THIOMBIANO
Législation Pharmaceutique
Dr Sidiki TRAORE
Galénique
Mr Mamacioll
DIALLO
Anglais
Dr Baclioré OUAn'ARA
Galénique
Dr Tométo I-ffiLOULE
Médecine du Travail
Dr Alassélnc SIC 1(0
Anatomie
ENSEIGNANTS
MISSIONNAIRES
AU.P.E.L.F.
PL Lamine DI,\\I'(IIATE
1Iématologie
(Dakar)
Pr. AbibOll SAI\\ lB
Bactério- Virologie
(Dakar)
Pr. José I\\1aric AFOUTOU
Histologie- Embryologie
(Dakar)
Pro Makhtar WADE
Bibliographie
(Dakar)
Pro M. 1< .A.
EIH:r:
Biophysique (Lom~l
Pr.Ag.Mbayang NDIAYE-NIANG
Physiologie
(Dakar)
Pr. Ag. R DARBOUX
Hlstologle-Embryolo~le

(Bénin)
Pro Ag. [. f3ASSENE
Pharmacognosie (Dakar)
O.M.S.
Dr Jean-Jacques BERJON
Il istologie- Embryologie
(Creteil)
Dr Frédéric GALLEY
Anatomie
Pathologique
(Lille)
Dr Moussa TRAORE
Neurologie (Bamako)
Pro AU(5uste KADIO
Pathologies
infectieuses et
......
parasitaires (Abidjan)
Pr .Jean Marie KANGA
Dermatologie (Abidjan)
Pr. Arthur N'GOLET
Anatomie
Pathologique
(Brazzaville)
Mission Francaise de Coopération
Pr. Etienne FROGE
Médecine Légale
Pl'
AYRAUD
Histologie- Embriologie
Pr.
Henri MOURAY
Biochimie
(Tours)
Pr. Denis \\VOUESSI DJE\\VE Pharmacie Galénique
(Paris XI)
Pr. M. BOIRON
Physiologie
Mission de l'Université Libre de
Bruxelles (ULB)
Pl'. Marc VAN DAMME
Chimie
Analytique- Biophysique
Pr. Vi\\tiane MOES
Galénique
LISTE DU PERSONNEL
ADMINISTRATIF
Doyen
Pr.
R. B. SOUDRE
Vice-Doyen
.
Charcfé
,.....
des Affaires
:\\cadémiques et Directeur cie la
Sect ion Pharmacie (VDA)
Pr.
I. P. GUISSOU
\\ïce-Doven ù la Rcc.herche et
;l la vulgarisation (VDR)
Pr. Ag. B. KONE
Directeur des Sta.c:es de la

St'(' 1i () Il
M ('d l'ci Ill'
Pro
Ag. R. K. OUEDRAOGO
Dirl'cteur des Stages de la
Dr
M. SAWADOGO
Sect ion de Pharmacie
(:oordonnaleur C.S.S. cIe Chinlrgie
Pr.
Amadou SANOU
SC(,I"('laire
Principal
Mr
Gérard ILBOUDO
Cher cie Service Aclminist rat il'
MI'
ArmIDa
TATIETA
vI Financier (CSAFl
Conservateur de b Bibliot hèque
Mr
Salir YADA
Chef de la Scolarité
Mme
Kadi ZERBO
Secrétéiire du Doven
Mme Mariam DICKO
Secrétaire du VDA
Mme
KABRE Hakiéta
Secrétaire du VDR
Mme
BONKIAN Edwige
:\\ ud iovisuel
Mr
Alain Pascal PITROIPA
f{cprographic
Mr
Philipe BOUDA

A NOS MAÎTRES
ET JUGES

Le Professeur agrégé Hilaire TIENDREBEOGO,
Professeur titulaire, agrégé en Pneumo-Phtisiologie.
Vous ,wez l'tt' l'un des piliers de notre formation en Pneumo-Phtisiologie.
Votre modestic ct votre simplicité nous ont beaucoup séduites. Nous
.,....
m'ons beaucoup appris auprès de ,'ous ; nous sommes très sensibles à
l'honneur que vous nous faites en acceptant présider le jury de notre
thèse malgré vos multiples occupations. Très profonde reconnaissance.
Le Professeur agrégé Blaise SONDO,
Maitre de Conférence, agrégé en Santé Publique.
C'est un ,c:rand honneur pour nous car. en dépit de vos multiples occupa-
t ions. vous <l\\'l? <1cccpté de nous encadrer pour ce travail. Par votre
modestie. ,'otre très grande rigueur scientifique. vous avez contribué par
"otre disponibilité et "OS suggestions à la réalisation de cette thèse.
Veuillez accepter. cher Maître. nos sincères remerciements et notre pro-
fonde gratitude pour renseignement que vous nous avez fait bénéficier en
Santé publique.
Le professeur agrégé Joseph DRABO,
Maitre de Conférence, agrégé en Médecine interne.
\\'ous nOlis él\\'ez toujours fasciné par votre simplicité. votre ardeur et votre
amour dut ra,'ail bien faiL
\\'()\\lS <1\\TZ toujours été compréhensif. sensible et attentif <:lUX problèmes
qULHldlcml!' dC'H (~(udhtltll!!J.
\\'cuillez accepter. cher Maitre. \\10S sincères remerclements.

Le Docteur Abdoulaye TRAORE.
Maitre Assistant de Santé Publique.
\\'os immcnses ('()IlII<.lisS'llll'l'S Cil Sallté Publique el votre dévouement
pour l't'nseip:ncmcnt \\lOU:; ont beaucoup profité. Nous avons toujours
admiré voIre rip:ueur au Iravail mais aussi votre sens de l'humour.
Merci d'avoü- accepté de siép:er pour apprécier notre travail.
Le Docteu~ Théophile COMPAORE.
Assistant-Chef de Clinique de chirurgie.
Nous avons l;k marqué par "olre discrétion et l'amour que vous portcz Ù
"OS patients l()r~ de notre stage dans le selyice de chirurgie. VOLIS nous
honnorez en acceptant de siéger dans ce jury.
H('cc\\"{'z toute \\lotre profonde p;ratitude.
Le Docteur Ibrahim SANOGO.
Médecin de Santé Publique, Coordonnateur au Projet allemand GTZ.
En nous inspiranl le sujet de celte thèse, vous nous avez fait grande
confiance. Mal,~ré "otre emploi du temps très chargé, vous n'avez ménagé
aucun effort pour \\lOlIS apporter conseils. suggestions et votre soutien
mat érle 1.
Très profonde reconnaissance.


Cc travail est le vôtre. 11 courronne les multiples efforts et sacrifices que
\\'UUS n'avez cessé de déployer pour m'assurer cette formation. Je suis fier
pour \\'nus ct .ïespère ne pas \\"()lIS clecevoir.
\\'(JlI~ v(lib r('colllpellsl'c cie' plu~icurs ,1J1nécs dc sacrificcs.ct de paticllcc.
1\\1erci infiniment pOlir toute \\'attent ion que j'ai toujours bénéficiée auprès
de \\·ous.
Karim, Abdoul, Aicha et Ousmane.
J'aurais tant aimé que vous soyez là. mais hélas! En ce jour mémorable.
mes pensées \\'ont \\'ers VOLIS,
Puisse cc trm',lil VOliS sCIYir cl'l':\\Tlllple afin que vous cultivez en vous. la
persévérance. la l11oti\\'ation et la détermination.

Pascal KOBYAGDA, Thérèse EDJO.
\\'os encouragements et vos conseils m'ont permis d'aboutir à ce résultat.
Georges, Frédo, Hamidou, Alice, Dramane, Fati.
Merci pour le soutien moral et matériel.
A Noëlle
Merci pour l'affection et le soutien dont j'ai toujours fait l'objet de ta part.
F'asse que nous soyons unis davantage.


Au Service du projet Allemand GTZ
"ous m'ez contribué l!nancièrement et matériellement à la réalisation de
ce travail.
Tout en souhaitant un renrorcl'ment de la Coopération Germano-
Burkinabè. nOLIs VOLIS renouvelons nos sincères remerciements.
A Madame Ramata KOUTOU
Vous avez cu l'idée cie nous orienter vers ce domaine de recherche. Merci
infiniment pour \\'OS conseils et votre soutien.
Au personnel du CMA de Diébougou et des CSPS de Nicéo, Bapla,
Dolo et Bamako,
Merci pour votre hospitalité et votre franche collaboration pendant la
durée de notre enquête.
A Messieurs Dieudonné KABORE et Karim TRAORE
Notre amitié dure depuis le collège. Vous avez contribué moralement et
financièrement à la réalisation de ce document. Dieu fasse que cette ami-
t ié qui nous lie se renforce dm·antap;e. Soyez-en sincèrement remerciés.
A Monsieur Yacouba TOURE
"ous avez toujours répondu favorablement à nos différentes sollicitations.
Grand merci pour le soutien financier et tous les services rendus.
A Tous ceux qui ont contribul' ù ce fastidieux travail de Saisie et de
confection de ce document:
Mr Da SILVEIRA Je'an (Imprimerie AICD). Mr Séraphin KIEMA, Mme
Jocelyne SAWADOGO, Mr Dramane YAMEOGO. Sincères remercie-
ments.
A mes amis Adama ZIGANI, Boroma SANOU • Boukary et Seydou OUE-
DRAOGO. Issaka et Hamadou BONKOUNGOU, Pépin ZABRE.
Pour que not rl~ <Illlltll' dure ('ncnrC' plus.
:\\ lous mes promotionnaires de faculté. du courage et beaucoup de
rt'ussite clans \\'OS t rm',lUX.

LISTE DES TABLEAUX ET FIGURES
LISTE DES TABLEAUX
PAGES
Tableau 1 : Réparl il ion des ,'illages par dêpartement du district
8
sanitaire de Dii'bou,gou
Tableau II : R<"pmt il ion des CSPS par clépartement et villa,ge et kur
9
distance par r<lpport à Diêbougou
Tableau III : Populations des dêpartements et communes du District
12
sanitaire de Diébougou
Tableau IV : Répartition clu personnel dans les formations sanitaires
23
publiques clu district de Diébougou .'
Tableau V : Ratios par catégorie de personnel du district sanitaire de
24
Diébougou et cie ceux prêconisés par l'OMS
Tableau VI: Classification des difficultés rencontrêes par le
28
personnel des CSPS lors des références
Tableau VII : Responsabilité des membres du comitê de gestion dans
30
la gestion financière du CMA et de son dépôt MEG.
Tableau VIII : Répartition du nombre de lits dans les diffêrents
senices de l'hôpital de Diêbougou
33
Tableau IX: Nombre minimum d'agents prêvu (dans chaque
catégorie) pour un hôpital de district
36

PAGES
Tableau X : r~É'partition par poste de travail du personnel médical et
37
paramédical
Tableau XI : Nombre de consultations et charges hebdomadaires de
41
lr<wail des agents responsables
Tableau XII : Nombre d'hospitalisations et de décès enregistrés par
42
le CMA en 1987
Tableau XIII: Répartit ion selon nombre des différents types
44
d'examens de laboratoire

LISTE DES FIGURES
PAGES
Figure n° l : Répartition cie la population autour de l'hôpital de
20
<lisl riel
Figure n° 2 : lkparl ilioll dt' la population autour des CSPS
22
Figure n° 3 : Organigramme clu district sanitaire de Diébougou
25
Figure n° 4 : Réponses des agents des CSPS sur la participation de
27
l'équipe cadre et de soutien dans leur formation et leur
superYision
Figure n° 5 : Organisation opérationnelle du CMA de Diébougou
32

LISTE DES SIGLES ET ABREVIATIONS
SSP:
Soins cie santé primaires
CSPS:
Centre de santé et cie promotion sociale
CMA:
Centre méclical avec antenne chirurgicale
CHR:
Centre hospitalier régional
CHN:
Centre hospitalier national
CSS:
Conseil Supérieur de la Santé
FONALEP:
Fonds national cie lutte contre les épidémies
SP:
Secrétariat principal
CT:
Conseiller (s) technique (s)
IGESS:
Inspect ion .~énérale des établissements et services de
santé
DAAF :
Direction des affaires administratives et financières
DEP :
Direction des ét ucles et de la planification
DGSP :
Direction générale de la santé publique
DFP :
Direction de la formation professionnelle
DEM :
Direction de l'équipement et de la maintenance
DSPH :
Direction des services pharmaceutiques
DMP :
Direction cle la méclecine préventive.
DSF :
Direction de la santé de la famille
DMH :
Direction de la médecine hospitalière
MEG :
:\\léclicanlCnts l:'ssentiels génériques,
IDE:
Innrmier diplômé d'Etat
lB :
Innrmier bl"<.'\\'eté
AIS :
Agent itinérant cle santé
AA :
Accoucheuse auxiliaire
SFE :
Sage femme cl'Etat
PEV :
Programme élargi cie vaccination
CREN :
Centre cie récupération et d'éducation nutritionnelle
OMS:
Organisation mondiale cie la santé
SMI/PF/NUT: Sa n t &
ma t ernelle
et
infa nt ile / Planifica tion
familiale / nutrition
GEU:
Grossesse extra-utérine
DIU:
Dispositif intrfl.-utér1n
VlH:
\\ïrus C!'IIllI11tmO Déficience Humaine
ECBU:
Examen C~'to Bactériologique des Urines

La Faculk des Sciences de la Santé a arrêté que les opinions émises dans
les dissertations qui seront présentées doivent être considérées comme
propres à leurs auteurs et qu'elle n'entend leur donner aucune
,lpprobatiol1 ni improbation.

SOMMAIRE
PAGES
1 . f:\\TRODLCTlON ET ÉNONCÉ DU PROBLÈME
.
II. I~EVLΠDE LA LI1TEI~TURE
.
4
III. ()l).J ECï·IFS
.
6
3.1. Ob.it'ct ifs général
.
6
3.2. O])jcctit's spl~cil1qucs
..
6
IV. C~ I~N I~Hj\\LlTÉS
.
7
4.1. Présentation clu clistrict sanitaire de Diébougou
.
7
4.1.1. Situation ,~éographique
..
7
4.1.2. Découpage ac\\ministratif
.
7
4.1.3. Lc chlnat
.
9
4.1.4. Le relief
.
9
4.1.5. Les sols et la végétation
.
10
4.1.6. l'hydrographie
..
10
4.1.7. Les ressourct's minières
.
10
4.1.8. DOIlI1l"eS sur les secteurs de production économique
..
10
4.1.8.1. L'a,griculture
:
.
10
4.1.8.2. L'('lc\\',l,gC
.
10
4.1.8.3. La pèche
.
11
4.1.9. Donl1('cs socio-culturt'iles
..
11
4.1.9.1. L'éducation
.
11
4.1.9.2. C<lractéristiques culturelles
..
11
4.1.10. Donnéé's dl;mogr;lphiques
.
12
13
v. Mr:':TI-iOOOI...OGIE ..... ,....•.••.•••••..••••••••••.•.••••.•••..•••..•..•.••••....•....•••
5.1. Le choix de la zone d'ét ude
..
13

PAGES
13
5.2. LI collecte cles clonnl~es
.
5.2.1. [)l'~ l'nt l'ct iel1s ,'\\ L,ide (le grilles c1'interview
.
13
5.2.2. Une exploitation des données documentaires
.
14
5.2.3. l'ne ohsen',ltion non participante du déroulement des
14
activités du CMA.
5.3. L'échantillon
.
14
5.4. L'analyse des données
.
15
VI. H.F.:SULTATS
.
16
6.1. Clractéristiques des populations étudiées
.
16
6.1.1. Le sexe des enquêtés
.
16
6.1.2.
La qualification
.
17
6.1.3 . L·<î.ge
.
17
6.1.4. La durée du séjour clans la formation sanitaire
..
17
6.2. La ('Oll\\Trl ure sanitaire clu district
.
17
6.2.1. Les formations sanitaires
.
17
e
6.2.1.1. Les ratios en formations sanitaires
..
18
6.2.1.2. L'accessibilité géographique des populations par rapport
19
aux formations sanitaires
6.2.2. Le' personnel du district sanitaire de Diébougou
23
6.2.2.1. Les ratios en personnel de s~nté
:..................
23
6.3.
La l'onet ion de .L!;est ion administrative du district sanitaire de
24
Diébougou
6.3.1. LIl1tOritl' lùrmelle et lonctionnelle de l'équipe cadre cie district.
24
6.3.1.1. 1.'<1 pplli de l'(>quipe c1e soutien à l'équipe cadre de distriet. ..
26
6.3.2. La formation et la supervision du personnel des CSPS
..
26
6.3.3. La réf&rence et la contrf'-rêférence des patients
.
28
6.3.3.1. la .gestion financière du district sanitaire
..
29
6.3.4. L'appro\\'isionnement en médicaments essentiels génériques
30
l·t consommables médicaux du district
6.3.5. LoI participation COl1l1\\\\\\muutall'e dans la gestion du dletl·leL ....
31

PAGES
6.4. La fonction de gestion technique du CMA
.
31
31
6.4.1. Les selyices opérationnels et d'appui du CMA
..
6.4.1. 1. l,t' sel"\\'it'C (It' .~;Irde cl cles urgences
..
33
6.4.1.2. Les services d'hospitalisation
.
33
6.4.1.3. Les sCIyices de soins préventifs
.
34
6.4.1.4. Le seryice cie consultation et de soins externes
.
35
6.4.1.5. Le bloc opératoire
..
35
6.4.1.6. Le laboratoire
.
35
6.4.1. 7. Le clépôt pharmaceutique
.
35
6.4.1.8. Le' Centre cie récupération et d'éducation nutritionnelle
..
35
6.4.2. Les ressources humaines du CMA
..
36
6.4.2.1. Hépartition par poste de travail du personnel médical et
37
pmamédiczd du CMA de Diébougou
6.4.3. Organisation des soins de santé dans le CMA
.
37
6.4.3.1. Les soins préventifs
.
37
6.4.3. 2. Les soins externes
..
38
6.4.3.3. Les Hospitalisations
..
39
6.4.3.4. Les activités cie laboratoire
~
..
39
6.5. La fonction de gestion financière du CMA
.
39
6.5.1. Les ressources financières du CMA
:
.
39
6.5.1.1. Les ressources locales
.
40
6.5.1.2. Les ressources extérieures
.
40
6.6. Les performances réalisées par le CMA au cours de l'année 1996
40
6.6.1. Les prestations sanitaires
.
40
6.6.1.1. Les consultations externes
..
40
6.6.1.2. Le nombre total cie contacts
.
42
6.6.1.3. Les hospitalisations
.
42
6.6.1.4. Les accouchenlents
..
43
6.6.1.5. La durée de sejour des malades
.
43
6.6.1.6. L'indice d'occupation moyenne de lit du CMA
.
43
6.6.1. 7. Les interventions chirurgicales
.
43
8.6.1.S. L/l:'~ t'Xfltll€'l1S (\\f' labot'ntoire
,
""
,,, .. ,,"
4@
6.6.1.9. Le taux dl..~ 11\\OI'lallté
"
"
.
44
6.6.2. Les performances financières du CMA durant l'année 1996
44

PAGES
6.6.2.1 Au niveau du CMA proprement dit
44
6.6.2.2. Au nin'atl clu c\\épôt MEG du CMA.
45
VII. COMMENTAIRES....
46
7.1. Lf's limites de notn' <"tude
46
7.2. La couverture sanitaire du district
46
7.2.1. La population du district sanitaire de Diébougou.
46
7.2.2. L'(1ccessibilité ,r.::ènr.::raphique des populations par rapport aux
47
formations sanitairl's.
7.2.3. La disponibilité en personnel de santé
..
48
7.2.4. Les unités de soins et d'appui
.
49
7.3. La gestion administrative de l'équipe cadre du district
.
50
7.3.1. La formation et la supervision des agents des CSPS
.
50
7.3.2. L'approvisionnement en médicaments essentiels génériques et
51
le soutien logistique aux CSPS
7.3.;3. Le système de référence et de contre-référence
.
51
7.3.4. Ln gestion financière du CMA·
:
.
52
7.3.4.1. Le rôle de l'équipe cadre de district
..
52
7.3.4.2.
l.a participation communautaire
..
52
7.3.4.3. Les ressources financières du CMA
.
53
7.4. La lonel ion technique du CMA
..
54
7.5.
Les pcrformances sanitaires du CMA
..
55
7.5.1. Le nombre de nouveaux contacts
..
55
7.5.2. LI l~h;lrl2:e de IL1\\'ail des agents au niveau des consultations
55
7.5.3. Les hospitalisations
..
56
7.5.4. Les intlT\\Tnt ions chirurgicales
.
57
7.5.5. Lf'S examt'ns d(' laboratoire
..
57
7.5.6. Le taux cie Illortalitl'
.
58
VIII. CONCLUSION
..
59
IX. RECOMMANDATIONS
.
61
X. l3113LIOC, I~AI:ll-{IE Il •• ff' , ••• ff"" "" •• , ." ••• Il fI Il .,",." 'f' ff' ,,"fI"" ff' ",.
63
XI. ,\\~:'\\r.::x.I::S
.
67

INTRODUCTION ET
ENONCE DU PROBLEME

I. INTRODUCTION ET ENONCE DU PROBLEME
Lél situation sanitaire cles populations du tiers monde reste caractérisée
Jldr cIes taux ('lcn;s de Illortalik : 1G.OS pour mille pour la mortalité générale.
51 ï pour 100 000 naissances \\'i\\,1ntcs pour ce qui est de la mortalité maternelle.
('1
1 10 pOllr mille pour ce qui COIHTrne la mortalité infantile (15].
J\\u Burkina Faso. ces taux sont encore plus élevés. respectivement: 18.2
pour millc. 5G5 pOlir 100000 naissances vivantes. et 134 pour mille (l5).
Cette situation a amené les autorités de ce pays à opter en 1979 pour la
stratégie des soins de santé primaires (SSP) comme moyen privilégié d'assurer à
l'ensemble cIes populations une vie sociale et économique productive d'ici l'an
2000 (19).
Afin cIl' COlllThiser ccttc option. le gouvernement burkinabè a adopté une
y'
programmation s;II1Ît,:ire nationale cie type pyramidal. La réalisation de cette
programmation a dé e1leclive avec la mise en oeuvre de programmes couvrant
ks différents domaines c!C's soins cie santé primaires (22). Mais la politique des
soins de santé primaires telle qu'appliquée n'avait pas atteint les objectifs
(·sl'omptés. D,ms le souci cIe renforcer ces SSP. le gouvernement burkinabè a
,l(lopté en 1~)8~ la sI raté,l.!ie "[nil i,11 h'C' de Bamako". avec pour objectif social.
raccessibilil(~ universelle aux soins de santé primaires (1). En outre. la
programmation s<lI1ilaire a été réorganisée avec une nouvelle structuration du
système de santé national en quatre niveaux (confère annexe n° 1).
De la base a u sommet nous m'ons:
- Le Centre de Sanll' ct clc Promotion Sociale (CSPS),
- Le C em rc \\Iédical <1\\"e<.' Antenne Chirurgicale (CMA).
- Le Cenlre Hospitalier Régional (CHR),
- Le Cent re Hospitalier National (CHN).
Les Centres hospitaliers nationaux (au nombre de deux) constituent les
lh'rllters n'cours du ~Y8ti'IlH' clt· sHnté. III dl8po.ent de plualC'!un unlt~1I
s Il (' ct a li s t' es. d' LI n pel' s Cl 11IH' 1 cl e san t é plu s qua 11 ft é et d' t n f ras t rut ure s
sophistiqut>es. Il rC'coivC'nl les cas de pathologies compliquées.

Le CI-IR est l'échelon de rélël-ence du CMA. et aussi le troisième niveau de
contact du svstème national de santé.
Il assure la prise en charp:e des pathologies ne pouvant être traitées dans
\\e CMA.
Sit t 1(' k plus s01l\\'ent clans un chef-lieu de province, il peut desservir
('!!alement des groupements de province. Le CHR évacue les patients vers les
dt:ux structures sanitaires de référence du pays que sont le Centre Hospitalier
National Yal!!aclo OUEDRAOGO de Ouagadougou et le Centre Hospitalier
!'\\é1tional Saura SANOU de Bobo-Dioulasso.
Le CMA ou hôpital de district constitue l'échelon de référence du CSPS.
Il assul-e en plus du paquet minimum d'activités réalisé par le CSPS. la
prise en charge des affections telles que:
- l'hypertension artérielle
- l'insuffisance cardiaque
- l'épilepsie
- les intoxications
- it's ur,gences chirurgicales: appendicites. grossesses extra-utérines.
occlusions intestinales. hernies étranglées. césariennes. fractures simples,
[] est habilik il référer les cas graves vers le Centre Hospitalier Régional de
recours ou "ers \\e Centre hospitalier National selon le cas.
Le CSPS constitue le pn'miel' niveau de contact des patients avec le
système de santé. Il couvre en mo:'enne 10 000 habitants. dans un rayon moyen
de \\ 0 km. Le CSPS organise en impliquant la communauté un ensemble
<LH'tivili's cur:lti'·cs. pn;\\"('ntÏ\\'cs ct promotionnelles. répondant aux besoins de
Sil n té et à la demande de celle-ci.
Ces acti"ités comprennent au minimum:
- le dia!1I1ostic et le traitement des affections courantes .
. les consultations pnlonntnh·s. post-natales et le suivi de. enfants
- !l's ,)('('OIICIl('I1H'I11s
- les ";\\('cinatioI1s
- lél plélllillcatlon familiale.
2

Il organist' également des acti\\'ités de soutien et de gestion et assure la
1'('lèI'CI1('(' cles patients \\'ers le CMA. l'échelon de référence,
,\\ part ir cie 1992. de nouvelles orientations en matière de politique
.... ;IIIÎliIÏI'C Clllt
("tl' 'I(lopll'CS. Ilotall1llJ('11! la ckcisiol1 cI'impliquer la population
(LIns la gestion des formations sanitaires, leur cofinaQ.cement par les
utilisateurs. la l'ecléfinition d'unc politique riationale de médicaments essentiels
et surtout 1<' (!t'coupage clu territoire national en cinquante trois districts
....,lI1it<lires [] :~l,
Le c1btri('[ Sillli[<lire est 1<1 plus petite communauté urbaine et rurale pour
laquelle des programmes de soins cie santé peuvent étre organisés (25), C'est une
zone administ mt i\\'l~ clairement cléllnie ,I\\'ec une population et une administration
locales (18), D,ms le système de santè burkinabè, il comprend 2 niveaux de soins
cie santé:
- le CSPS ('I,mt le prcmier niveau
- le L'MA ou Hôpital cie District constituant le deuxième niveau.
Le CMA ou hôpilal de clistrict constitue l'échelon de référence du district
sanitaire el cie ce l'é:1it cles 110lïlWS minimales ont été définïes tant sur le plan du
personnel. des prestations cie soins que des structures sanitaires pour son
meilleur fonctionncmenl. Ainsi. il cloit disposer de services techniques (Médecine,
Chirurgie .... ) cie sen'ïces cie soutien (Laboratoire. Radiologie ... ) et de services
cI'administration el cie clirection.
:\\olons quc la elerni<:'IT organanisal ion sanitaire en Il régions n'a pas modifié la
1d;IC(' (~t le' réll(· clu clistrict sanitaire, Le District sanitaire de Diébougou est l'un
dcs -+ clisi riels <le la rl',gion sémitaire cie Gaou3.
l, \\1<tis dU clc]ù (Il' ('('s normes. quel est l'état cie fonctionnement
act uel de cette struct ure. de son équipe cadre. de son comité de
gestion '?
2, Y a-t-il une implication de la population dans la gestion
tln,1I1cière de l'hôpital cie district de Diébougou ?
3, Quelles sont les performances réelles du CMA au niveau du
clist rict sanitaire .)
Alln de mieux connaît\\'(' ('('Ile stl'ucture sanitaire, noull avons mené celle
l'llICk sur le CI\\ lA cle Di&bougou clnns la province de la Bou~ollriba.
3

REVUE DELA
LITTERATURE

II. REVUE DE LA LITTTÉRATURE
.\\prè's 1<1 conkTCI1CC' d':\\ll11~I-Ata. les soins de santé primaires ont été'
l'l't'xélmirH's. Chaqlle pays recherchait un cadre susceptible à l'échelon local. de
f,lciliter la mise en œU~Te cie l'objectif santé pour tous en l'an 2000 (14).
!1our GNESSIEN. les pays africains ont dû rechercher d'autres stratégies
<'n prenant en
1987 à Bamako. l'initiative de revitaliser une stratégie de soins de
santé primaires ann de répondrc convenablement aux besoins de la population (4).
L'OMS ('\\ la Banque \\1on<liale en 1987 ( et en 1990) consacraient des
(',tudes et des publications sur l'hôpital de district (16) (17) (28). Des ateliers ont
été organisé's par l'UNICEF (en 1992 à New York) et par la GTZ (en 1992 à
Yaoundé) pour foluciier sa place clans le développement sanitaire.
TARIMO en 1~191 pré'conisait une réorganisation des soins de santé
primaires bas(~e slIr les systemes de santé de district. Il affirmait que le district
sanitaire constitue pour la plupart cles Etats membres de l'OMS l'unité la plus
cOl11ode où professionnels cle la santé. auxiliaires médicaux. travailleurs d'autres
secteurs et membres de la collcctivité peuvent. grâce à une planification et à une
,~estion satisfaisantes. prendre collectivement en charge la santé de la
communauti' (2ô).
VAN LERBERGHE el Collaborateurs dans une étude sur la performance
des hôpitaux dl' premier recours. CSl imaient en 1992 que l'hôpital de district est
dt'sonnais un é'lément essentiel clans tout systeme convenable de soins santé
primaires (29). Ils fonl remarqller que "ers la fin des années 80 déjà. des
Institutions Internationales s'intéressaient à son financement (9) (l0) (27).
En 1994. l'Organisation Mondiale de la Santé. par la voie de son ex-
Directeur Régional pour l'Afriqu<, MONEKESSO. soutenait que le district est plus
élpte ;1 fournir I('s soins de santé' et à assurer en même temps la contribution de
1.. santé au développement. ainsi 'lue celle de. autre••ecteur. au dëveloppement
~anitalre. Selon elle. 1l~ district est sul'f1samment peUt pour que ses problèmes et
('ontraintes soient rapidementidenUf1és. mais assez grand pour disposer d'un
pC'rsonnel qualifié (6).
4

.\\11
1~\\Irh:ill;l [-'"sn. S:\\\\\\',\\DOGO relev,lit que les ciistl-icts s,ll1itaires
sont nés cie rél1exions menées <Hl Ministère de la Santé entre 1988 et 1993 en
rapport ;wcc les orientations d'institutions internationales comme l'OMS et la
1\\;IIHIIJ{' :\\1ondi<1lc. En 190::3. (">t;lient ,lClnpks l'arrê'té na 93/ 146/SASF /SG port<1nt
urÛélllisation. attribution et fonctionnement des districts sanitaires et la carte
sélllitaire du P;lYS en 5::3 ciistricts sanit<1ires (24).
En 1088. s'est tenu un séminaire conjoint Gouvernement/OMS/UNICEF
sur le scénctrio cie développement sanitaire. l'initiative de Bamako et le rôle du
district sanitaire. Le district (zone cie santé) a été retenu comme entité sanitaire
c1'appui Opéréltionnel au Centre de Santé et de Promotion Sociale. notamment en
gestion. en supelYision et en formation. Le CMA ou hôpital de district a été défini
comme échelon de n"'{érenC'C' cie ct'! te C'lltité sanitaire (4).
5


III. OBJECTIFS
3. 1 Objectif général
,\\llétlvst'r 1't'x]J('ricllt't' dt' 1<t lIlise en Œuvre du district sanitaire de
1lil'bollgOll.
3.2. Objectifs spécifiques
3.2.1. r-:\\lIdier]a couverture sanité"lire du district de Diébougou.
3.2.2. Décrire les fonctions de gestion administrative. technique et
financière du district sanitaire de Diébougou.
3.2.3. Et uelier les performances réalisées par l'hôpital de District de
Diébougou au cours de l'année précédant l'enquête.
6


IV. GÉNÉRALITÉS
4.1 Présentation du District Sanitaire de Diébougou
4.1. 1 Situation géographique
Sitl1& cians la partie Sud-Ouest du Burkina Faso. entre le 11.50 de latitude
i\\;urci el les :r et 4° cie longilucle Ouest. le district sanitaire de Diébougou
('orrespond ;. L1 prc)\\'ince (1<' LI Bougouriba. clu point de vue des limites
administratives C'tl.!;t'oQraphiques (J 1).
Cette pr0"ince est limitée:
- ,lU Sud par la prm'ince du Poni.
- ,lU Nord pm- la pr0"inc(' du Tuy.
- ù rOttest par celles de la Comoé et du Houet.
- ;i l"CS{ par la pr0"ince ou loba.
Elle tient son nom du l1eu\\'e BOUGOURIBA qui la traverse. Son chef-lieu
Diébougou est ù :~ 15 km (le Oua/.(adougou,
4.1. 2 Découpage administratif
La province cie la Bougouriba (ou le district sanitaire de Diébougoul
compte cinq départements à savoir: Diébougou. Tiankoura. Dolo. Bondigui et
lolonioro. Les 3 prel11iers sont fonclionnnels. les 2 derniers ne disposent pas
pour le moment de préfecture.
Avec une superficie de 3726 km2. la province compte 128 villages dont la
n'partition pZir dé'panel11ent se présente comme suit:
7

Tableau 1 : Répartition des villa2es par département du district sanitaire
de Diébou20U
Département
Nombre de villages
Dièbougou
36
Tiankoura
39
Dolo
10
Bondlgui
13
lolonioro
30
Total
128
En dehors des..}. dé'parlemcnts qlle sont Tiankoura. Dolo, Boncligui.
lolonioro qui disposent tous d'un CSPS. il convient de noter l'existence de quatre
autres CSPS dont 3 sont implantés clans des villages (Bapla, Bamako. Nicéo)
n'levant du département de Diébougou.
Le quatrième CSPS se trollVé1nt à Diassara, village relevant du
(lépartement d'Iolonioro.
Ainsi. toutes les formations sanitaires du district de Diébougou se
retrouvent dans les limites administratives de la province (Tableau II).
8

Tableau II : Répartition des CSPS par département et villaie et leur
distance par rapport à DiébouioU
Département
Village
Nombre de CSPS Distance par rapport
à Diébougou
Diébougou
· Bapla
10 km
· Bamako
10 km
· Nicéo
22 km
lononioro
1
84 km
· Diassara
1
42 km
Tiankoura
25 km
Dolo
30 km
Bondigui
30 km
4.1 3, Le climat
La province de la Bougouriba connaît un climat de type soudanais
caractérisé par deux saisons principales:
• une longue saison sèche de 9 mois. caractérisée par une période
cie transition (octobre!. une période fraîche (novembre - février) et
une période chaude (mars - juin).
• une courte saison de pluies Uuin - septembre) caractérisée par des
précipitations relativement abondantes (700 à 800 mm d'eau par
an).
4. 1. 4. Le relief
Le relief de." la Bou~ourlba pl'é'sel1le deux caractër1.Uque. e..enUelle.:
• il est parttculièrement accidenté dans le département de
Dièboup;oll. <1Vel' des chaînes de collines aux bas-fonds
allu\\'ionnés très fertll('s.
9

• Il' rl'slt' dl' la prm'incc est généralement plal. La moyenne
cl'altituc!<: est cie 300 m&tres.
4.1.5. Les sols et la végétation
La natul'e et la c1i\\'ersité des sols. la relative abonda,nce de la pluviométrie
ont favorise." le clévcloppement cl'une \\'é,tl:étation riche en essences, Les principales
furmations que l'on rencontre clans la province sont la forêt claire, la savane
I)()isée et c!l's galeries forestières le long des cours d'eau (6),
4. 1. 6. Hydrographie
Le n'seau h~Tclro,~raphique cle la province est constitué de cours cl'eau
temporaires dont le plus important est la Bougouriba,
Ces cours cfeau constituent LIn véritable collecteur qui draine l'eau vers les
provinces limilrophes.
4. 1. 7. Ressources minières
Aucune prospection n'a révélé jusque-là l'existence de ressources
minières,
4.1.8. Données sur les secteurs de production économique
4.1.8.1. L'agriculture
L'aeti\\'itf> a!!ric'ole est ('é"ntré'e sur la production de céréales: sorgho, mil.
maïs.
On peut ajouter les cultures intermédiaires (riz. arachides, ignames,
niébé) et rie ré"nte (coton. sésame, soja).
4. 1. 8.2, L'élevaie
La province de la Bougourlba est un carrefour d'échange et de transit de
bétail du Nord \\'ers le Sud, On note lIne certaine diversité des espèces dans la
zone: bovins, ovins, caprins, porcins. aslns et volaille.
10

4. 1.8.3. La pêche
Elle se cil'rou.le principalement sous deux formes:
- la pèche occasionnelle.
- la pêche professionnelle: organisée à travers un groupement
dlla!!:eois de pêcheurs basés à Diébougou.
Les <111 t n's secll'Il rs coml1le 1";111 isa na t. le commerce et le tourisme restent
peu. développés et leurs activités son! exercées par des personnes non encore
or~anlsées,
4.1.9. Données socio-culturelles
4.1.9.1. L'éducation
L'exé1mC'n du clh'e!oppement de l'enseignement dans la Bougouriba
montre que cc!te pro\\'ince es! encore sous-scolarisée. Ainsi, en 1992, le taux de
scolarisation au nin'au du primaire était estimé à 24 % dont 30 % pour les
garçons et 14 (\\1, pour les filles. Il faut noter cependant que ce taux varie selon les
départements.
4.1.9.2. Caractéristiques culturelles
a)
Les ethnies
Les ethnies 111<1.iorit<1ires clans h1 zone sont: les Birifors. les Dagaras. les
Da.L!ar-Dioulas. les Lobis. les Djans. les Pougoulis et les Mossis.
Les ciialec!e~ le~ plll~ COllI{ll11I11Cnt lItilisées son!: le dioula et le dagara.
b) Les n:'lig,iol1~
Les réligions pratiquées sont: l'animisme. le catholicisme, l'islam, le
protestan tisme.
Le syst<:'me crhél·tta~e est c1(' lyp~ matriarcal (20).
11

4.1.10. Données démographiques
Le district sanitaire de Diébougou comptait en 1996 une population
résidente totale de 76.741 habitants dont 36.897 hommes et 39.844 femmes.
soit un taux de 48.08 I~,O pour les hommes et 51.92 % pour les femmes (la).
Quant au nombre total de ménages. il était de 12.493 (Tableau III) : le taux de
croissance n'levé au niveau clu district est de 1.8 % enViron et la densité. 35
habitants au 1<1ll2 (7J.
Tableau III : Populations des départements et communes
du district sanitaire de Diébou~ou
POPULATION RtSIDENTE
DtPARTEMENTS ET COMMUNES
Nombre de Hommes Femmes
Total
ménages
Djf"bougou /. COl1ll1lune
1 HG2
5944
5893
Il 837
l)iébou~oll / [kpa rI Clllt'il 1
:3912
Il 286
12686
23972
[ )010
:\\ -i 1:1
la 063
la 221
20 284
lolonioro
1 :.u..;:z
:3 807
4459
8266
Tiankoura
:z n:Z-i
5797
G 585
12382
Total district Diébougou
12493
36897
39844
76741
12


v. METHODOLOGIE
5. 1 - Le choix de la zone d'étude
Il ,1 éll' .!!uidè p;1I" cles raisons opérationnelles:
le district sanitaire de
Diébougou est l'lIne ùes zones d'intervention du projet Allemand. la GTZ. Il a
constitué \\lIn des districts pilotes pour la mise en œuvre de "l'Initiative de
Hamako" clans lé! région sanitaire de Gaolla.
Son choix nOlis a été sU,(~géré par les responsables nationaux du projet.
5.2. La collecte des données
Elk a l'I (', n'aliséE' dans le CMA et dans 4 CSPS du district sanitaire: elle a
duré du 1er A\\Til au 30 Avril 1997. Trois techniques de collecte ont été utilisées:
5.2.1. Des entretiens à l'aide de grilles d'interview
Trois!!rilles cl'inteIYi{'\\\\' ont ("lé élnbor&es :
- La prl'mkre a été adressée aux membres de l'équipe cadre de district.
elle a eu pou r huI de recenser !l' personnel de santé du district de Diébougou.
les infrastrueturé's sanitaires E'xistantes. de connaître l'organisation
administratin' et technique cie ee district et du CMA en particulier. Elle a
('gaiement permis dE' connaît rC' les (let ivit&s se déroulant au sein du district.
celles menées par l'équipe cnclre (supervision. formation continue. gestion du
personnel).
- La deuxième a l'té nclressée aux membres du comité de gestion de
l'hôpital de district. Elle a permis une meilleure connaissance de la gestion de cet
hôpital. de son dépôt MEG et le degré cie sa participation à cette gestion.
- La troisième a été adress&e aux agents de santé des CSPS. Elle a eu pour
1I\\lt dt~ <!l"ni1"l' le!'! Ilcl h'!tl'R cie ri'fc'r('l1cc et cle contre-référence clee patients.
menéef4 all nl\\,('éHl de ('('s CSPS, [-:nftn, elte n permt. de connaltre le. éventuelle.
13

diflkultés qui entravent leur déroulement. et enfin l'appréciation que ces agents
(JIlt de la SlIlWlyision et de la JormaLion continue dont ils bénéficient.
LI:'~ intC'I\\'Îé'Wf'S Ollt &k interrog:('s ù tour de rôle, selon la disponibilité de
chucun t'! les ,L!rilles ont été remplies sur place par nous-mêmes.
5.2.2. Une exploitation des données documentaires
l':llc ,1 ('()Ilsisk en lin premier lemps à recueillir des informations sur les
(]onn('cs a(llllll1Î~tr;lli\\'es des \\'illélg:es el départements situés dans l'aire des
formations sanitaires étudiées.
r::nsuite. il l'aide d'un pbn de collecte. nous avons relevé les activités et les
}JC'rform<lnccs réalisées par 1(' CMA cie Diébougou au cours de l'année 1996 (du
11:'1' janvier au;) 1 décembre 19961. Nous nous sommes intéressés aux régistres
cie consultation. c1'hospitalisal ion et aux rapports périodiques des différents
sCl'Yices et postes cil' tl'<1\\'élil du CMA : services de médecine. de chirurgie. bloc
opératoire. maternité. laboratoire. dépôt M.E.G.
5.2.3. Une observation non participante du déroulement des activités
duCMA
Elle a eu pour but de vérifier que les activités enregistrées sur les
c\\iITé'rents ré,L(istn's et rapports sont effectivement réalisées au sein du CMA.
Elle ;1 permis ainsi une dC'sc'I'iption objective des tâches quotidiennes
menées au sein des différents sClyices clu CMA de Diébougou.
5.3 L'échantillon
:'-JOLIS nous sommes entretenus avec tous les membres de l'équipe cadre
du clistl"ict (4 membres) el tous les membres du comité de gestion du CMA
(;) m('mbresJ. soit au total 7 membres.
:'JOlIS avons tire!' au sort 4 CSPS Mur le. 8 que compte le dl.trlct (pour de.
n I1sons pral iq\\lCS et Il nancièl"(,s) :
14

Lt'~ deu:" prt'l11icr~ ~c lroU\\"t'lll ddl1s lin rayon de moins de 10 km du CMA
d(' [lj<,jHHI.!2;Oll. 1l' Iroisil'Illl' (]élI1S lill r'I.\\'On de \\0 à 20 km <:>t k quatrième dans Ull
rél~'on cie 20 à 30 km. Nous avons interrogé tous les agents de santé de ces CSPS.
<Ill
nombre cie
ï. sur les interr<:>!ations entre leur CSPS et l'hôpital du district
sanitaire. Les .!2;arçons de salle. les nlles de salle. les manœuvres ont été exclus de
ct'! <:>ntrel iCIl.
5.4. Analyse des données
Les données ont été saisies et analysées sur micro-ordinateur avec les
lo,giciels: WORD 5.1. X-PRESS.
15


VI. LES RÉSULTATS
6.1. Caractéristiques des populations étudiées
Le ('olllitt' de ,!2:cslitm dl\\ CMA <k Diébougou. mis en placf' 1994
('ompLIÎt 1J 111<'l11bres. Au Illoment de' notre étude. la membres avaient
démissionné
parcf' qu'ils estimaient insuffisantes
les
primes
d'{·ncourél/.!l11f'nt qui iC'ur étaie'nt proposées.
Les 3 membres restanls étaient constitués:
- <Ill coordonnateur du comité (l'actuel médecin-chef du district)
- de la tré'sorihe du comité (l'actuelle trésorière du CMA)
- dll secrdaire ,~éntTal (le ,~érant du dépôt répartiteur du district).
QUé1nt il l'équipe cadre du district. elle compte normalement 7
membres, \\11ais nous n'avons ln] interroger que 4 d'entre eux à savoir:
- if' médecin-chef cie district
- le médecin-chef adjoint
- k responsable à la sllnreillance épidémiologique des maladies
- le responsable à la promotion de la famille et des individus.
Les 3 autres membres ont été affectés hors du district.
Les ;u.:ent s de sal1lé des CSPS comprenaient:
- 4- infirmiers brevetés
- 1 é1CCouC!1CllSf' ;1tlxiliairc
mat l'one
- 1 <l~CI1l itinérant de silnté
h. 1.1. Le sexe des enquêtés
Notre ('chanI1llon t'lall ('oIlMlllllé clt- 3 perlJonne. de aexe féminin
contre 1 1 cie sexe masculln.
16

(l.1
'
La qualification
L ("dl<lI1lillol1 ('omprelwit
- 2 m&dccil1s.
- 1 illlirl1licrs (!iplômt's c\\'EI<ll
1 inllrnlÎ<'rs 1Jrevctt'S
- 1 ag:clll itill('rant cil' santé'
- 1 accouchcuse <lllxiliaire
- 1 matrone
- 2 ~érants clc dépôt pharmaceutiquc
- et 1 trésorière
(),I,~, L'âge
Dans )'échant ilion. \\ 0 personnes avaient entre 25 et 34 ans et seulement
2 pour la {I<lI1Che (Lige cie :35 ii ·1-.1- <l11S, De même 2 personnes avaient entre 45 et
5-.1- ans.
(l. l,~, La durée de séjour dans la formation sanitaire
qll;11 re dcs personnes interro~ées avaient moins d'un an dans leur formation
~<lnilaire. lilnc!is que 4 autres avaient une durée de séjour comprise entre l et 3
ans. Enfin. les 6 autres étaient clans leur formation sanitaire depuis plus de 6
,Ill=-.
6.2. La couverture sanitaire du district
6.2.1. Les formations sanitaires
Après le r('cent regroupement cles districts sanitaires du pays en
directions ré!.!ionales. le district de Diébougou est désormais avec ceux de Oano.
cI(' Caoua. ctc BaW'. sous la llilell<' clc' ln Dll'ection Régtonale de la Sant~ du Pani.
has&e ;i GaOl1il.
17

ComIl1l' l'indiqul' LI ('drlc Il
:2 (annexe 2 J. le c1istrict sanitaire cie
Di(>JJOu.e:ou compte en tout 10 l'ormations sanitaires (publiques et privées)
n"'p,lrties comIl1e suit:
- un centre ml'die,ll doté c1'une antenne chirurgicale (CMA) à
Diébougou.
- huit cenlres cie sal1t(' et cie promotion sociale (CSPS) répartis dans
les départements C't ,'illages suivants: Bondigui. Dolo, Tiankoura.
lolonioro. Bamako. Bapla. Nicéo et Diassara.
- un cabinet de soins privé à Diébougou.
Chaqul' CSPS dispose en son sein d'un dépôt de vente de médicaments
('Ss('nt iels !2;t'lll"Tiqucs (MEC).
Le CM/\\ dc Diébougou. l'n plus cle son dépôt MEG. abrite le dépôt
n'partiteur clu district dont 1" rôle est l'approvisionnement en médicaments
essentiels génériques des CSPS de ce clistrict.
Il existe è!!é1lenwnt clans lél Illfome ,'ille cie Diébougou une officine et deux
<1l'pc"JlS ph,lrIlléll'l'Ul iqucs prin:'s.
6.2.1.1. Les ratios en formations sanitaires
Le district sanitairé' cie Dil'bougou dispose seulement d'un hôpital pour
une popula lion t ot ale d'em'iron Î(-) 74-1 habitants.
Quant aux CSPS. le ratio est d'un CSPS pour 9592 habitants.
18

6.2.1.2. L'accessibilité géographique des populations
par rapport aux formations sanitaires du
district
a)
La clistance l110venne des CSPS au CMA de Diébougou
r::lIe était cie 36.1 km.
Le CSPS le plus proche du CMA était celui de Bapla (ou de
Bamako). situé à 10 km. tandis que le plus éloigné était celui de
Dia~sara (82 km de Diébougoul.
b) Répartition cie la population autour de l'hôpital de district
de Diébou!!ou
Dt' (~lC()11 .~Ioh;\\k. LI n'partition cie la population autour de
l'l1ôpiLll cie clblril't ('Llit LI ~tIi\\'ante : la majeur partie de celle-ci.
(SI "Il) ('t<lit distallte cie 1'I1opilal de plus de 9 km (10km et plus)
LlI1cli~ ljW' SCll1cI1H'llt 1ï <l<l ct 2 (lit) résidaient respectivement dans
des I(l~'ons cle 0 Ù ...J- km et cie 5 Ù 9 km (Figure n° 1).
19

17'%
___---r---__
:IOOà41rn
.Sà91rn
!
i
1
1_ 0 10lrnet PL51
Figure n° 1 = ~tition de fa oopuIation autDc.r de ''h<PfaI de
district de Oébougou.
20

c) La distallce movenll(' des yillages é1UX CSPS.
Elle était cie 14.2 km.
d) !\\lïJdrllLÎOll de la pOpUidllOIl aulour des CSPS
Il ressort que 40 "1) de' lé1 population résidaient dans un rayon de 0 à 4 km.
~q '!IiI dans lerayoll cie 5 é1 9 IŒl. Enllil :~ l (Yi) cIe cette populatio~ étaient à plus de
~J km des Slruct ures de premier contact (Figure n° 2).
21

!OOà4km
:.Sà9km

le 10 km et plus:
29%
Figure n° 2 : Répartition de la population autour
des CSPS.
22

6.2.2.
Le personnel du district sanitaire de Diébougou
En 199ï, le district sanitaire cle Diébougou comptait 57 agents (toutes
('<llt'~Ol'ie:" cOI1follcllll'::-;). rt'p<lrli::-; (\\;1Il::-; le CMA t't les 8 CSPS du district (Tableau IV).
Tableau IV : Répartition du personnel dans les formations sanitaires
publiques du district de Diébou~ou
o
e
CI'J.!IIl
CI'J 0
rJ'J
0
rJ'J
0
C.
C. ...
~
c.-
c. .'"
-~...
rJ'J
0
rJ'J
c=
o
e
rJ'J
rJ'J .~
f-o
u ~
uO
u,s
uz
Qualification
ca
o
...
Médecin
2
2
Attaché de san li',
:')
5
Tfchnicien cle séll1té~,
2
2
Technicien de laboratoire. J
IDE
7
9
SFE ou Mé1Ïeuticicn
J
1
lB
-t
9
,)
AIS
6
M
3
, )
\\1atronc
4
Garçon cie salle.
1
2
Fille de salle.
Manoeuvre,
4
6
Chauffeur,
2
2
Gardien.
2
2
\\1t"canicien
A,l?;ent de liaison
1
Total
40
2
2
2
3
1
2
1
4
57
6.2.2.1. Les ratios en personnel de santé
1,(' lableau V donne les ratios p:lr calégorie de personnel du district sanitaire de
Dléboug;ou. comparc's {l ceux pl'éconls(~s par l'OMS.
23

Nous nO!OIlS LIlle 1n"'s [ùihlc disponibilité en personnel de santé dans le
district sanilairé' clé' Di&boug;ou Il 1ll('(]eC'in pour 38 370 habitants) et une grande
llhll,lritt" d,lIlS 1;] n~p(lrtition il1tcn1l' (le ce personnel de santé: 40 agents sur 57.
soit ïO.1 l'
<1\\1 personnel. exelTent dans le seul hôpital.
Tableau V: Ratios par caté~orie de personnel du district sanitaire de
Diébougou et de ceux préconisés par l'OMS
Catégorie de personnel
Nombre
Ratio district de Diébougou
Ratio OMS
Mt"dccin
2
1/38370
1/10000
Infirmier (OiplùJ1l(' ct l)rn'l'l (.)
II-;
1/4263
1/5000
Sage-femme d'Etat
1/76741
1/5000
A)1cnt itinéralll de S<l111('
(-;
1/12790
1/1000
Accoucheuse a llxilaire
:3
1/25580
1/1000
Matrone
,J-
1/19 185
1/1000
6.3. La fonction de gestion administrative du district sanitaire de
Diébougou
La fonction dé' ,Qé'stionac1ministrFltive clu district sanitaire de Diébougou
hait assurée par son èquipe cadre,
L'autorité dé' ceUé' équipe c,lc1re s'exprimait du point de vue opérationnelle
par la particip,llion du CM:\\ délllS ll's élctivit&s dé' formation et de supervision des
personnels du district s,milaire, d,ms 1,1 gestion des finances du district sanitaire
vI
dans l'apprO\\'isionnCI1H:'ll( (1(' (OUI le districl en médicaments essentiels
gènériqué's é'! en l'ournÏ1L11-é'S 10,L'jsI iqué's,
6.3.1. L'autorité formelle et fonctionnelle de l'équipe cadre de district
Le médecin-chef d\\1 CM,\\ l'sI é'l lél fois le directeur de ce CMA et le chef du
clislic't sanilnire. Son auloril& s'étenc1 ;1 l'ensemble des CSPS publics et privés du
clis! riet.
Cette autorité é'st formalisée d,ms l'organigramme de la figure n° 3.
24

MEDECIN CHEF DE DISTRICT
·<~WtF0H~it~w"
MÉDECIN-CHEF ADJOINT DE DISTRICT
:;,:M;~m~m~~:-
Responsable à
Responsable à
Responsable à
Responsable à
Responsable à
Responsable à
ResponsaUe à
la Surveillance
la Gestion
la Gestion des
la Gestion des
la Planification-
la Supervision
la Promotionde
Epidémiolo-
Financière
EQUIPE
Ressources et
Médicaments
Evaluation-
Formation
la Santé de la
gique des
Matériel non
consommables
Coordination
Recherche
Famille et des
CADRE DU
maladies
technique
Médicaux et
Action
individus
ln
DISTRICT
matériel
C\\I
technique
.. - .. -_.-:"':_--
EQUIPE
ii
'1
DE
!'
~I
SOUTIEN Il
CMA
.~•.--....-,-
,
~:~~
~:·4~-':
Structures
r~
CSPS
CSPS
CSPS
CSPS
CSPS
CSPS
CSPS
•t:j~~
CSPS
m
Sanitaires
~:'
Bamako
Bapla
Bondigui
Dolo
Diassara
Nicéo
lolonioro
Tiankoura::i ;
.......j;;,,~ ,,'
8..,"",
. _..cfl1:?!:..:.-.'·
Figure n° 3 : ORG~NIG8AMME DU DISTRICT SANITAIRE DE DIEBOUGOU

6.3.1.1. L'appui de l'équipe de soutien â l'équipe cadre de district
L'écplipe c;1drc du district ('t;ml incomplc:'te quantitativement. elle était
sc('ondée c!éll1S ses activités par 5 ;lutres agents de santé.
Ces 5 ;lgents cie santt-. constitut-s d'un attaché de santé. de 2 techniciens
(le ~anlé. cl'un inl\\rmier diplôllli' c1'Slal et d'un infirmier breveté formaient
j'('quipe dite (le "soutien", I1s <lppu~'<1ient l'équipe cadre de district dans certaines·
élCtivités telles que la formation ct la supervision du personnel des CSPS.
Ils étaient ,l.!ènéralement é1ppelés responsables de supervision parce qu'ils
é1\\"aient reçu une formation cie superviseurs dans des domaines tels que: la
SMI/Nutrition/PF, Iv pr-:v...
6.3.2. La formation et la supervision du personnel des CSPS
OUL\\lll 1'<\\111\\('(' 19~)(3. 1'ilùpiLll du district de Diébougou a assuré 4
supelYisions ct 2 fOrl1lé1lions des l)resté1lairescians chaque CSPS.
TO\\ls les P('!"SOl1l1c!s clll district S,lllitélire de Oiébougou. notamment ceux
des CSPS. onl ])i'lli·jlcic' de SC",IIH'(:,S cie formations et de supervisions. Ces
rormations Ol1t ètè orL(,1l1isc:'es SOIIS forme cie stages. de séminaires ou d'ateliers.
Les thénws de super'\\'ision ont pon& essentiellement sur la SMI/ nutrition/PF /.
l("c\\ucation pour ];1 Séll1lt'.
le PE\\'. Pour toutes ces activités. le district sanitaire
de Oiébou,l(Oll a b.énëficié d'uI1 soutien financier et logistique du projet de
c1i'\\'eloppement allemand. la GTZ.
Nous m'ons \\'&rill& l'ellect i,'it& cie ces activités en interrogeant les agents
des CSPS.
Tous les 7 agents interroL(l'S ont afflrmé que l'hôpital était impliqué dans
leur formation et super'\\'ision.
Df'lIx ,1,l(eI1ts ont ("Ii' slipelTisi's p;lI' lin selll méciecin. cinq autres par 2
superviseurs non mc"c1cc\\n!-o.
Lefo; réponses cie ces agC:I1ts sont résumées dans la figure n° 4
26

i-------
i
11t"lpil al cie dis lrict
1
1
i
1
L~__ ._.
--l
!Pour 7 personnes:
!l'hôpita1 est impliqué
,<l,lI1S la formation el la
:supervision
,----.._---'-------,
1
Pour 2 personnes :
Pour 3 personnes
1
Pour 2 personnes :
2 l11embres de
Uniquement deux
un médecin. membre de 1
l'équipe cadre (non
agents de l'équipe de
l'équipe caclré'
'
méclecins)
soutien

1
accompagne par cles
1
accompagnés par des
ap;ents de l'équipe cle
:
a,c:ents clé' l'équipe de
soutien
:
soutien
Figure n° 4 : Réponses des agents des CSPS sur la participation de
l'équipe
cadre et de soutien dans leur formation et
leur supervision
27

qu,ltre i1.',~Cl1ts sur ï, i1\\',lil'llt trou\\'(~' que la participation de l'équipe cadre
(!;Lns les (1ctÏ\\'ité's de l'Orl11illiol1 ct dc supervision était quantitativement
i Il S ulli~, 111 t (' .
\\1(11,~r(' ('l'tic insullis'1I1cc. les agents ont bien apprécié la qualité de
!cncaclrenwnt : pour () a,gents, les formations et les supervisions ont amélioré
!t'urs COl1l1;liss,1\\1CCS el leur prat ique (Iuotidienne de soins: un seul agent les a
<[lIil1itlées d'inutiles.
6.3.3. La rêférence et la contre référence des patients
Tous les CSPS du district l'deIClÎent leurs patients au CMA de Diébougou.
Lt> CMA disposc cl'unc élmhu\\;1I1ct> pour l'évacuation des patients. Les malades
su pportaient I('s l'mis de carhurant en cas de référence,
Des (1 illiC'l li [('S de di\\'crs orclrt>s ont dé évoquées par le personnel des
c:srs, en ce qui concerne la référence des patients vers le CMA de Diébougou.
Ces dif1icultès S{)l1t clélssée~ pilr ordre d'importance dans le tableau VI
Au C\\l;\\, il lù'xislilit pas dc support
approprié (fiche de suivi) pour la
contre-rél"ér('nct> des malades,
Tableau VI
Classification des difficultés rencontrées
par le personnel des CSPS lors des références
Difficultés énumérées
Nombre de répondants
· l\\1,\\IHPll' (k IllOVI'IlS 1ill,II1cicrs
7
· Dil1kull('" Ù IrOl]\\Tr un (lutre 1l100'cn dl' transport
3
si L1I1I1l1l1.l111'C l'SI llol1 di::,pol1illk
1\\('('(IIII"S cks P~llil'lllS:1 1<1 ILlctillll'r<lpiL' plllllll qll'(l
3
1'(' \\ '(\\('\\ Id 1ion
[)Illkldl(· ... dj.lI.!JlO~l\\qIH·~ dl'\\'<1111 ('1'1"1;11lJ('~
pa 1holoQi('s
· \\Ildlllllll' dl' ('ollaboratiolll'llll'l' i(' pl'rSolll1cl des
CSIIS ('1 ('('1111 du CMA
28

6.3.3.1. La gestion financière du district sanitaire
Dans 1l' (',H1re cie la mise en ŒU\\'re de l'Initiative de Bamako. le
til1,\\I1Cl'IIH'lll (le ];1 S,1I11(' par lt's ulilis<lIE'urs et le recouvrement (partiel) des coûts
(it's services Ile santc-. 011\\ ,lll1e11(' ch"C\\ue fOr111<ltion sanitaire du district de
\\)il'bou,~ou ,\\ sc doter d'ul1 comite:' de ,L(estion pour participer à la gestion de ses
;\\('\\Ï\\'i!('S <lU=' C(lt('S de l'èquipe cle' s;\\I11c-.
Le COll1it(' c1CL(estion clu CMA n'était pas fonctionnel: la plupart de ses
1IIt'm bres m'Cl j en t ckm issionné,
Lïll1plicéllion cie l'équipe c"clrC' clans la gestion financière du district de
UiélJougou s'est limitée essentiellement au niveau de l'hôpital de Diébougou.
Cdll' Implic<11ion il (-tl' cllCl'\\Ï\\'c ,lU ni\\'c<lll dc :
a) Ll'labor<ltion clu budget du CMA
Tous les memlJrC's cie l'èquipe caclre cie district. la trésOl;ère du CMA et
fjlll'Iqul's membres cie l'équipe cie soutien ont participé effectivement à
l'élaboratioll du budget clu CMA.
b) L'dabor<ltion du budget clu dépôt MEG du CMA
Le bud,~et du dépôt MEG du CMA a été élaboré par les membres de
l'équipe cé1c1re ct ks ,L(('rants clu dépôt MEG du CMA et du dépôt répartiteur du
cl ist l-iet.
c) Des dépenses au ni\\'eall du CMA et de son dépôt MEG
Le médecin-chef de district et le major du CMA ont été les principaux
(]{>eiclellrs dC's dépenses cil! CMA et dt' son clépôt MEG (Tableau VII).
29

Tableau VII : Responsabilité des membres du comité de ~estion dans la
~estion financière du CMA et du dépôt MEG
Questions posées aux membres
Réponses des membres
du comité de gestion
Le médecin-chef
Le major
de distlict
du CMA
l, ()rdOlllldll'llr dl''''' dl·\\ll·ll..;I· ...., dll 111\\'1'.111
a
dll CMA
','
'2, OrrIOIlIl;lll'lIl' (Il'..., CkPCIl";l'''; dll 11În·.I11
2
cllI dcp<'>1 1V11·:C
','
:~, St IjX' lyi ,,('1 Il' cil'''; (il'pcllscs <111 J1i\\'l'dll
2
clll CMA
',)
..l, SupcJyis('lIl' cil'..., d('[Jcll";cs au I1h'('<l11
2
cl Il dcpù\\ :\\1 EC ',)
Pour les :3 mcmlJres clu comité cle .~estion du CMA, les recettes financières
s('I"\\'aient :
.. é\\ ('(l\\I\\Tir ks (1l"IH'nses (h- fonctionnement du CMA
- à pél:-Tr les 2 ;l~ents contJ'éH'luels du CMA
.. à pa~·tT des ristournes élU pcrsonnel clu CMA.
Au ni\\'l'élU clu dépôt MEG clu CMA. elles étaient utilisées pour:
.. rèappro\\'isionner le clé'pôt en médicaments essentiels génériques
.. assurer les cl&penses cie lonctionnement du dépôt
.. payer le~ér(lnl.
6.3.4. L'approvisionnement en médicaments essentiels génériques et
consommables médicaux du district
Mensuellement, les 1l1l'mIJrcs de l'équipe cadre et le gérant du dépôt
n:'partitcur laisélicnt ensemble 1in\\"('nlaire du dépôt.
[n t'onction des hesoins, ib ('ITl'ctuaient les commandes en médicaments
essentiels .~énériques et C'onsomlllélbles médicaux auprès de la CAMEG (Centrale
r(',l!.ionale de Boho).
Le clép()\\ n'p<ll't!t(·U1" dll cll"'\\!""l Ml' ehnruealt à Ion tour d'approvlalonner 1~
c1é'pôt ou CMA et ceux dé' tous If'!' H CSPS ou district.
30

6.3.5. La participation communautaire dans la gestion du district
Cc11<' P;lrl icip;!! iOI1 (,t;\\il dilTI h'l' ,lU l1i\\'eau des csrs, notamment à
II';\\\\'(,I"S les {"{)I11iks <le !.!.<:'slioll de ICIII"S dépôts MEG : elle était inexistante au
Ili\\'CélU clu C\\1:\\ : il' comitc' dC~l'sliol1 cil' celui-ci étant réduit à 3 membres après
1; 1 dC'lllission <lcs élU 1res,
6.4. La fonction de gestion technique du CMA
6.4. 1. Les services opérationnels et d'appui du CMA
(hnrc It's st'lyices administratifs. le CMA de Diébougou comprend des unités
opérationnelles <'1 d'appui réparl ks clans 8 principaux pavillons (Figure n° 5) .
."
31

Pharmacie
Laboratoire
-
(
Sl-rvice ch- Conslillai ion
el de soins exlt'rnes :
- Des in/lrmiers
- Des m('decins
/
(réfén'IH'e)
SlTYice de garde
Service d'hospitalisa Lion : Médecine Générale
e\\ des urgl'nces
chirurgie, MalerniLé (el Psychiatrie),
),,,,,,
C\\I
,
(")
,
Slï"'ilT cl" 'oOiIIS pn'\\TJllil's
Cl'Jlln'
(('OII'olill;ltiflll'o \\lI..-ll;iI;\\I,'s, des
Illl)!' lll)('T;II.,ire
d" Iknlp('-ralioll
IIOIIITisSOfl'o s;lill'o : pialli/ll'<liioll
1;lllIili;i1(' : \\';IlTill;ili.lIl
1'1 d'Edill'aiioll
~l\\lrit iOJlflclk
Figure n° 5 : ORGANISATION OPERATIONNELLE DU CMA DE DIEBOUGOU

6.4.1.1. Le service de garde et des urgences
Il disposait:
- cI'une salle de pansement (des malades externes surtout);
- d'lIlle salle cie garde,
Les malades admis dans ce service reçevaient si possible les premiers
soins d'urgence, y subissaient lin tri all terme duquel ils pouvaient être orientês
\\"ers les selTices d'hospitalisations soit de médecine, soit de chirurgie (ou
rarement \\'ers 1<1 maternité),
6.4.1.2.
Les services d'hospitalisation
L"hôpital cie Diébougou avait une capacité d'accueil de 57 lits. soit un ratio
de 1 lit pour 1346 habitants, Ces lits étaient répartis dans 3 principaux services
re,e:roupés dans le même bâtiment (Tableau VIII).
Tableau VIII : Répartition du nombre de lits dans les différents
services de l'hôpital de Diéboueou
Services d'hospitalisation
Nombre de lits
Médecine
20
Chirurgie
18
Maternité
19
Total
57
a) Le service cI"hospitalisation de chirun!:ie
[1 comprenait outre la salle cie soins, 3 salles d'hospitalisation dont 2
salles réservées aux patients cie sexe masculin et une aux patients de sexe
fhll\\n\\n,
33

Cc scn'jcc rt'('('\\'<tiL LOlls les cas chirurgicaux, opérés ou non, y compris
('l'UX cie ~ynel'ü-obstélrique,
b)
Le service cI'hospitalisation cie médecine générale:
li disposait de 5 saUes cI'hospitalisation, dont une utilisée comme unité de
'-'oins Jl~~'('hiatriqlles (USP).
Les ·1 salks restantes l'taÎt'nt l'éservées aux patients présentant une
pathologie méclicale, Une cle ces 4- salles était destinée aux enfants de 0 à 14
'111S,
c) Le service d'hospitalisation en maternité
Ce service comprenait:
- une salle cl t' consu 1ta tion prénatale:
- tlne saUe (l'accouchement:
- 1111" saUc cie soins:
- tlne salle cle garde:
- tlne salle cl'é'lttente:
- tlne ~rande salle cl'hospitalisation pour les accouchées récentes;
- une salle de suites cle couche,
Le selyice de maternité communiquait avec le bloc opératoire par une
~alerie couverte. tout le 10n,L( des services de consultation générale,
d'hospitalisat ion, de médecine et de chirurgie,
En dehor~ de l'dies rèselTées ,lU personnel. chaque sel~vice d'hospitalisation
disposait cie toilettes pour les malades et leurs accompagnants ainsi que de
cilisines,
6.4.1.3.
Les services de soins préventifs
Les soins i'1'('\\,('1l11l's c0I1('('rnail'1l1 k~ cOll8ultatlons prénatalelJ. celle. dei
nOl1rl"issons sains. la plantl'icattc)ll t'amtltale et la vaccination, Les trol. preml~re.
acti\\'itès ('taient lllt'nées dans des services situés dans le même bâtiment que le
~;('rvtct> d'hospitalisation de' mnterl1\\té.
34

LI \\',lc'('illélliOI1 l'lélil 1I1('l1l'e élll niveau clu service P,E.V., situé dans le
1\\)('1\\)(' b,\\tinwnt qllt' 1<: mél,!.(élsin (111 CM1\\.
6.4.1.4. Le service de consultation et de soins externes
JI dispoSé1il :
- cI'lIne sél1le.> (Il' C'()11sll1léltion ,l!énérale par laquelle transitait la
ma.i0rité cks péltients présentant une pathologie médicale ou
chirur!.(icale.>
- c1'lIne salle cle conslIltation des élèves
- cI'une salle cie kinésithérapie
- cl'une salle d'attente
- cie 2 salles de consultation (de médecins). Ce service recevait des
nwlacles à titre e.>xlenw,
6.4.1.5. Le bloc opératoire
JI comprenait une salle réserYée aux grandes interventions chirurgicales
qlle sont: les appendicectomies, les césariennes, les cures de hernie,
cl'Iwdrocè\\e, les interyent ions pOlir ,!.(rossesses extra-utérines,
Une deuxième salle élait ré'seryée aux petites interventions: ablation de
k~'st(', cie lipome, il1cision rJ'ahcC:'s, cie panaris, suture de lésions, curetage.
traction, récluction dt' l'racture ferll1ét',
6.4.1.6. Le laboratoire
Il clisposait cl'une salle crt'xamen et cl'un magasin. On y effectuait des
examens crorclre chimique, bactériologique. parasitologique et sérologique.
6.4.1.7. Le dépôt pharmaceutique
Il (~lé1it re.~rou pl' di1l1s le méme hi1t in1t'nt que le clépôt répartiteur du district et
comprenait une salle cie \\'ente et lin magasin.
6.4.1.8. Le centre de récupération et d'éducation nutritionnelle
Il était ferml~ élll moment cil' noIre étude, raute de vivres surtout.
TOlls ces st'l"Vices, li. rexcept ion cie.> celui de consultation externe des
médecins étaient dlrig&s par des responsables de service: Infirmier diplômé
35

(['ELIt. (\\tlé)('I)(' (h' SélI11(', technicien de sé1l1té, sage femme d'Etat pour ce qui est
dt· la I1lélternit(', Ces responsables de service étaient coiffés par le major du CMA,
CIIX lOtiS étant salis lél tlltelle du méc1ecin-chefdu CMAet de celui du district.
6.4.2. Les ressources humaines du CMA de Diébougou
Des l1ormes,d(> pléll1itlcatiol1 nationale définissent le nombre minimum et
la l'alé}..(oric de personnel que doit él\\'oir lin h6pital de district. Le tableau IX nous
c!OI1IH'
le nombre ct'a,[1ents pn"\\'u 111(lns chaque catégorie) pour un h6pital de
disLril't.
L'h6piléll de Ui<"1Jou,L(Otl dispOSélit clll personnel mmlmum prévu par les
normes de' plélnilleéltioll nélliol1élk, C'qwl1(bnt. il faut noter l'absence d'infirmier
spécialiste ell OdOllLo}O[1ie, <\\e It'el111icien de radiologie et d'un deuxième
,lI1esthésiste pOllr cet hôpitéll.
Tableau IX : Nombre minimum d'a~ents prévu (dans chaque caté~orie) pour
un hôpital de district
Catégorie de
Nombre d'agents prévu
Nombre disponible
personnel
Médecin
2
2
Aide-opté'ral eu r
2
2
Anesthésiste
2
1
1,,1 borallt i Il
1
IDE
7
4
:\\..\\
2
Filk ou L':dIT()11 r1L' c<llk
2
Infirmier spéci;llisl l'CIl ocion()luL':it'
a
\\lanœll\\Tt'
2
~
Gardien
2
Ch,Il tlfCll r
2
Ct Iisinier
a
l3léll1chissell r
a
Aldl.!-l 'llillpi il Ill,·
o
Autres agents
o
10
Total
23
40
36

:\\u 11i\\'edll du ]lCrsonnl'] jléllëlméclical. nous remarquons un écart
~i.t.!nillca1if el1tre le 110mbre cI'inl1rmiers diplômés d'Etat (sept), d'infirmiers
llre\\'etés (quatre) el de sage-femmes d'Etat (un). Cet écart est encore plus
perceptible cHI niveau cles ratio inllrmier/médecin (9/1), sage femme ou
Il wïeu ticien/médecin (0/ 1) et a/2;ent de soutien/Infirmier (l/3).
6.4.2.1. Répartition par poste de travail du personnel médical et
paramédical du CMA de Diébougou
Le personnel mé'dical et paral11é'dical du CMA (au nombre de 24) est
r<"parli clans \\0 prineip,lllx posles de ll'<lVail (tableau X).
Tableau X : Répartition par poste de travail du personnel médical et
paramédical
Poste de travail
Effectif et catégorie de personnel
Service de garde et des urgences
3 infirmiers diplômés d'Etat
2 infirmiers brevetés
Consultations de médecins
2 médecins
Consultations de nourrissons sains
2 matrones
Consultations prénatales
2 accoucheuses auxiliaires
Hospitalisation en médecine générale
1 infirmier diplômé d'Etat
2 infirmiers brevetés
Hospitalisation en chirurgie
2 infirmiers diplômés d'Etat
Hospitalisation en maternite
1 sage·femme d'Etat
(associée aux 2 accoucheuses auxiliaires)
Laboratoire
1 technicien de laboratoire
1 agent itinérant de santé
Service P.E.V.
1 infirmier diplômé d'Etat
1 agent itinérant de santé
BlOC opératoire
2 aide-opérateurs
1 anesthésiste
(associé à un médecin formé à la chirurgie
d'urgence)
Le selTice de g<lrde el (les ul"!..!:ences disposait du plus grand nombre
d';l,e;enls (5 ,1\\1 lot al). Cerl<1il1s inJlnniers diplômés d'Etat étaient commis à
plusieurs taches.
6.4.3. Oraani.atton de••oln. cle .ant. clan. le CMA dl Dilbou,ou
6.4.3.1. Les soins préventifs
Le CMA de DiébougOli disposait d'un paquet d'activités préventives
typiques c1'un CSPS :
37

al Les consult(\\tions pr&natales :
Ces actÏ\\'ités étaient rt'alisf'es P,l1" 2 accoucheuses auxiliaires 2 fois dans la
semaine [Mardi et Vc'nclredi).
Au cours cie la m('me occasion. la vaccination était prévue pour les
1)é1tiel1l(~s qui n'('taic'Ill pliS é\\ jOllr. En plus de ces consultations. les
accoucheuses effectuaient é.!Lalement les accouchements.
b) Les consultations des nourrissons sains:
Ces consultations l'taient réalisées par 2 matrones et avaient également
lku 2 fols par semaine (Lundi et Jeudi). A l'issue de celles-ci. une éducation
Illltritionnelle sous l'orme cie causerie était dispensée aux mères si le temps le
permettait.
c)
La \\"accination
Elle c"tait exécutée concomittamment avec certaines activités telles que les
consultations prénatales et celles des nourrissons sains: L'essentiel du travail
l'tait el'fectué par réqllipe mobile.
d) La planincation I~lmiliale
Dans ce volet. le CMA cie Diébougou bénéficiait d'un soutien financier et
matériel clu projet GTZ. Cette élctÏ\\'ité était menée chaque après-midi de Lundi.
Les moyens colHraccptifs le plus SOl!\\"ent proposés aux consultantes étaient:
- ks spermicicles
- les pilules
- les dispositifs intra-utérins (DIU)
- les injections
e) L'éducation pour la santé
Elle était exécuté!." cie 1',1("On occasionnelle au niveau du CMA. Elle avait
ii('u notamment à l'issue cIe rUIle' ou rautre des activités préventives. lorsque le
temps le permettait.
6.4.3.2. Les soins externes
a)
:\\1 e nés
CJ u oud ien ne men t
clans le service de
ma ter nité.
les
accouchements étaÎCnt r('alisés par une sage-femme secondée par 2
accoucheuses.
b) L.~'~ con suit il t inl1~ ~é'lHi'l"a 1('!'1 (lU cl ï nllrl1l!t>rs Avaient également lieu tous
!l's Jours. Cillq jl\\l1l'II1I~'I'K .HHlIlI'HkI11 /', 10111' tiC' l'ole tll1t! glll'cte de 24 heuI'o8 a\\.1
nin'au de cC' selyice de consultations générales.
Elles concernaient surtout les patients venant dans des situations
(rU r.~ence.
38

cl Les consultations de médC'cins se faisaient tous les Mardis et Jeudis.
ScIon un C',l!endrier établi. chaque mt'decin consultait ses malades une fois dans
ICI semaine. Le plus souvent. il s'a,~issait de malades référés soit par le service de
('onsultations clïnllrmiC'rs. soit par les CSPS clu district. En 1996. 70,4 % des
consultants clu CMA \\'cnaient cI'un ra~'on cle 4 km.
dl
Les pel iles intC'r\\'C'nl ions chirurgicétles (incision d'abcès. suture,
p;l\\lsement) constituaient cles élct i\\'ill'S quoticliennes du CMA.
Les ,L~.raJlcles illll'IYl'l11iollS l'llilïll·.~icaJcs. en dehors cles urgences comme
Il's élppendicitC's. les .~r()ssesses l'xtra-utérines. étaient réalisées selon un
pro.~ra1l1I11e 0l)l~ratoire.
6.4.3.3. Les hospitalisations
Ce qui clistingue l'hôpital cle Dié'bougou des CSPS du district. c'est sa
possibilité crIlOspitaliser des pat icnts pour leur dispenser des soins infirmiers et
médicaux non réalisClbles en ambulatoire. Les malades hospitalisés étaient
\\'isités 2 fois par semaine, par le personnel médical et paramédical.
6.4.3.4. Les activités de laboratoire
La plupart des examens l'tait n~alisée selon un calendrier préétabli,
du
I~lit cie la limitation cles capacités clu 1<lboratoire.
Les examens réalisés étaient:
- des exal1H'l1s cie sang: numération formule sanguine, vitesse de
sédimentat ion,l!lycèmle capillairC'. reC'herche cie microfilaire, goutte épaisse, test
cl'Enllnel. .~roupa,l!e san,~uin. sérolo,~ic VIH et syphilitique:
- c!es exameris cie selles (selles [,OP) :
- cles eXé1l1H'nS cl'urine : ECHU. recherche d'albumine et de sucre, de sels
et pigments biliaires. test il11munolo,l':ique cie grossesse.
- Il \\' ,1 aussi l'examen dircct cIu liquide céphalo-rachidien. le frottis
\\'a,~inal. la recherche de HAAR
6.5. La Fonction de gestion financière du CMA
Au nh'eClll du CMA cie Dil'bUlI,l!olJ. l'équipe cadre de district s'occupait non
seulement de son or,ganisation aclministrative et technique. mais également de sa
e;l'stion financière.Dans le cac!rc de l'initiative cie Bamako. des fonds étaient
,~énérés principalement ù partir cie la vente des médicaments essentiels
,~énériqtles et de la tarincat ion cles actes médicaux.
6.5.1. Le. re ••ource. ftnanct6re. du CMA
Elles sc' cOl1lposaienL dl' rc'ssotlrc('s locales et de ressources extérieures.
39

6.5.1.1. Les ressources locales
r:l1cs prO\\'enaient :
- de' la vente' des médicaments esse'ntiels génériques
- <le LI \\'cnte (ks carnets
- (le la taritlcation des actes 111édicaux
" accouchements
" consultations
" hospitalisations
.. interventions chirurgicales
.. examens de laboratoires
" établissement de certificats médicaux
L'<11111<':\\:e 8 présente le détail des tarifs de ces actes.
Les cnllccti\\'ités locales (communes. départements. province) intervenaient
pour des iIJI('I'\\'('IlliOl1S aux lllonLlIlts variables. dans le financement des
formations séll1itaires du district.
6.5.1.2. Les ressources extérieures
La GTZ était le principal bailleur de fond extérieur pour le CMA de
Diébougou, notamment dans le domaine de la planification familiale. des
élctivités <1t: supeJTision et cie formation du personnel, du programme élargi de
\\'accination (PEV),
La I\\F\\V intervenait également pour l'approvisionnement des structures
"élnitaircs en premiers stocks de médicaments essentiels génériques.
L'ordonnateur des dépenses du CMA était le médecin-chef de district. chef
(1<' l'équipe <,,,<ire,
6.6. Les performances réalisées par le CMA au cours de l'année 1996
6.6.1. Les prestations sanitaires
Les performances ont été évaluées en termes de nombre de consultations.
<l'hospitalisations, d'accouchements et de durée de séjour des malades. Nous
él\\'OnS également é\\'alué l'indice d'occupation moyenne de lits (Om) du CMA, le
nombre d'inteJyentions chirurgicales, d'examens de laboratoire et le taux de
mortalité élU ni\\'eau cles services d'hospitalisation.
6.6.1.1. Les consultations externes
LI' S
("011 sul ta tians cura tl VC' R (d·t n flrmters et de m~decin.) etieR
('()J)sult,Jlions préventives (celles des nourrissons sains et celles prénatales) ont.
('lé analysées.
Le nombre total de consultations curattves était de 6084,
40

ParIlli ces consultations. celles d'infirmiers étaient au nombre de 5052
~flil une charge helxlonlaclaire de 97 consultations pour ces agents de santé.
Si l'on tient comple CIU{' ccs consultations étaient réalisées par 5 infirmiers
,\\ lour de ràle, cela donnait une charge hebdomadaire de travail de 19 patients
p,lr inl\\rmîer.
Le nombre de consultations de médecins était de 1032, soit une charge de
1r<l,'nil lwbdoIlll"lclaire de 9 consultants par médecin.
Ces cOl1sultations cie méclecins ont représenté 20.4 (J-b de celles
(Iïnnnnier~,
Le nomhre total de consultations préventives a été de 5066. dont 2267
consultations prt~l1élté1ks el 2799 consultations de nOUlTissons sains (Tableau XI).
Les charl1es cie t rayai! hebdomadaires ont été de 21 femmes par
,I('('Ollcl1eUSl' auxiliaire el cIe 26 enfants par matrone,
Tableau XI : Nombre de consultations et charies hebdomadaires de travail
des a~ents responsables
Nombre de
Nombre
Nombres
Charge
Type de
consultants
hebdomadaire
d'agents
hebdomadaire de
consultations
en 1996
de consultants responsables
travail par agent
(en nombre de patients)
Consultations
5052
97
5
19
d'infirmiers
( Ilntlrl1lh'r
Consultations
rl'~pol1!oo;II)h' par jOllrl
curatives
Consultations
10:32
19
2
9
de médecins
Consulta tions
prénatales
2267
43
2
21
Consultations
préventives
Consultations
de nourrissons
2799
53
2
26
sains
41

6.6.1.2. Le nombre total de contacts
En considérant la population résidant à l'intérieur de 10 km du CMA
(14.580 habitants), on obtient les résultats suivants:
a) En consultations curatives
Le Ci\\lA ,) reç'u en 1996, 5-1-13 nouveaux cas, soit 18 nouveaux cas par
jour. soit 0.3ï nouveau cas par habitant et par an.
Le nombre total de consullations curatives était de 6084, soit 16
consultations par jour et 0.41 contact par habitant et par an.
b) En consultations préventives
Le nombre de femmes enceintes vivant à
l'intérieur de 10 km du CMA
était estimé à 714. SL" cent quarante sept (647) femmes enceintes nouvellement
inscrites
ont éU' reçues en consultation prénatale, ce qui donnait un taux de
couverture prénatale de 90,5 %,
Trois cent cinquante (350)
femmes sur 647, soit 54 % ont été vues au
premier trimestre cie grossesse.
Le nombre de nourrissons sains de moins d'un an nouvellement inscrits
était de 612 : qUéltre cent neuf d'entre eux ont été reçus en consultation soit un
l,lUX de 6G. ï Pl).
Enlln. 623 nourrissons de 0 à 4 ans ont été reçus en consultation. sur
une population totale cle 2084 soit un taux de couverture de 29.8 %.
6.6.1.3. Les hospitalisations
Le tableau XII donne le nombre d'hospitalisations et de décès enregistrés
par le CMA de Diébougou en 1996.
Tableau n° XII : Nombre d'hospitalisations et de dêcès enre2istrês par le
CMA en 1996
Services
Nombre
d'hospitalisa-
Nombre de
d'hospitalisa-
Pourcentage
Taux de
tion
tions
décès
mortalité
Maternité
424
(46.3 %).
8
18,90/00
M~declne
:Ho\\~~
(41.8 %)
27
70.511/1111
Chirurgie
108
(11.9 %)
1
9,3 0/00
Total
915
(100 %)
36
39,3 Il/Il"
42

i\\U
total. 915 hospitalisations ont été réalisées par l'ensemble des trois
~('IYices,
1
Les selyices cie Maternité et cie Médecine ont enregistré les plus grands
110Illbres (l':lclmissions avec respectivement 46.3 % et 41.8 % des
11llspitalis,11 ions,
Le C:\\I:\\ ,1 enregistré une moyenne de 2.5 hospitalisations par jour et
1(j.OS hospiléllisiltions par lit. Si l'on suppose que chaque personne hospitalisée
il t'té "ue par un médecin. cela faisait 1.2 admissions par médecin et par jour.
6.6.1.4. Les accouchements
Il Y a eu au cours de l'année 1996. 406 accouchements dans le service de
maternité. Si l'on Lient compte que ces accouchements. étaient réalisés par une
s<l~e-remme et (kux accoucheuses auxiliaires. cela signifiait en terme de travail
0.:)6 accouchement par agent et par jour.
I.e nombre d'admissions par jour et par sage-femme a été de 1.1.
6.6.1.5. La durée de séjour des malades
Le nombre cie journées cI'hospitalisation a été de 5331.
Avec un nombre total d'hospitalisations de 915. on a obtenu une durée
111()~'('l1l1e de St'jour des p,ltients qui était de 5 jours. avec des extrêmes allant de
·tjours (pour le service cie médecine) à 13 jours (pour le service de chirurgie),
6.6.1.6. L'indice d'occupation moyenne de lit du CMA
Nous m'ons calculé l'indice cl'occupation moyenne de lit (Om) à partir des
résultats d'hospitalisation, Le taux d'occupation des lits était de 25.6 %,
6.6.1.7. Les interventions chirurgicales
Le personnel (lu bloc opératoire a réalisé 97 interventions chirurgicales en
q Illois soit 2.5 interventions par semaine. Ces interventions ont consisté en :
- ;) 1 cu rcs cl e hernie
- 17 cures cl1wclrocèle
- 12 Césariennes
- 0:3 appendicectomies
- 1.+ autres interventions portant sur cles kystes d'ovaires. des
.~rossesses exrr,l-utérines et cles fractures fermées.
6.6.1.8. Lei examen. de laboratoire
Mille neu l' cent soixante c\\ix (1970) examens de laboratoire ont été réalisés.
('('Iii donnait une cl1élrg;e cie 18 examens par agent et par semaine. Le Tableau XIII
dollne des d(~talls sur le nombre d les types d'examens effectuës.
43

Tableau XIn : Répartition selon le nombre des différents types d'examens
de laboratoire
Type d'examen
Nombre effectué
Pourcentage
1 S,'II\\'" 1\\01'
44,8 %
2 S('ro!ot2:ic S.\\·pilililiqul'
48
17.6 %
,: I,:CIJL
:ll 7
16.1 %
C)C)
4.3 'Yr)
77
3.9%
() 7
3.4 %
'" I~\\'('\\îl'rc hl' rit' S\\II'
46
2,3 %
1.5 %
10 Tt'sL cl'Ellllllcl
0.4 %
11 Examen cil' Le H
8
0.4 %
12 l'rt'I{'\\'l'll1cnt \\'a,t2:ina\\
0.3 %
Total
1970
100 %
6.6.1.9. Le taux de mortalité
[Je nombre lotal cie clécès enregistrés dans le CMA a été de 36 au cours de
l'.ll1née 1996. soit un taux de mortalité hospitalière de 39,3 0/00 .
Les laux de mortalité étaient particulièrement plus bas au niveau des
!-o('ITices cie chirurgie (9,3 0/00 ). de maternité (18.9 0/00). que de médecine (70.5
0/00 ) (Table<lu ~IJ).
6.6.2. Les performances financières du CMA de Diébougou durant
l'année 1996
6.6.2.1. Au niveau du CMA proprement dit
Le système de ,~estion et de tarification des coûts des soins de santé, mis
('11 place par l'équipe de clirection clu CMA de Diébougou a permis la réalisation
(le 5 291 GOa F cie j'ecettes au cours de l'année 96: La tarification des
interventions chirurgicales a occupé la plus grosse part (30.2 %) de ces recettes,
~11i\\'ie c1C' c{"Jle des kits cI'accouchements 01.8 %),
Les (\\i'lwl1ses clans le l1lèl1H' l(Omps se chiffraient à e 167 374 avec une
,L:ranc\\e part pour Il- carburanl {'l les lubrUlants (16,5 %). les médicaments et
('onsonunabks médicaux (14.2 '),fl) et enfIn les salaires et les indemnités (13.1 %).
44

I_e C\\I:\\ ;t présl'l1té au 31 Dé'ct'mbre 96 une solde de 389032 F
1:1111WXl' Il
7].
6.6.2.2. Au niveau du dépôt MEG du CMA
Les rf'cettes étaient encore plus importantes au niveau du dépôt MEG : 14
17~l 7!)0 F. ks mois clt' Mai t't de Juin ayant connu les plus importantes ventes.
<I\\'('C rf'specti\\'ement des recettes de 1 142 065 F et 1 178 815 F. correspondant à
7.S "" l'l S.~) "" cie l'ellsel11bll:' dt' l'es rec<.'ttes.
Quant aux dépenses. elles se chiffraient à 9 075 474 F. ce qui donnait une
solde cie 5 404 276 F pour le ckpôt MEG au 31 Décembre 96 (annexe n° 7).
45


VII. COMMENTAIRES
7 .1.Les limites de notre étude
Notrt' étuclt' compol"tt' cles biais:
- Le cadre cl 'ét uclt' (le clistrict sanitaire de DiébougouJ n'a pas
ëtt- rhoisi par échantillonnage aléatoire,
Il e~t situé clans la zone cI'intervention du projet allemand de
cléveloppement des services cie santé en milieu rural. Les résultats ne
jJcu\\'cnt clonc être appliqués à l'ensemble des CMA du pays:
nl'élnmoins, ils donnent des indications sur la place du CMA dans le
S~'stl'mt' dt' santé cie notre pays. ses performances en fonction de ses
ressOl 1reTS.
- Les supports cie collecte de certaines données (surtout dans le
CMA)
É'tait'nt
quelques fois
mal remplis et mal archivés:
l'étude documentaire a pu présenter certaines insuffisances.
- Notre étude ne s'est pas intéressée aux utilisateurs de
l'hôpital clu district cie Diébougou si bien que nous n'avons pas pu
rccueillir leurs ilppréciations sur les prestations de soins et le mode de
gestion cie cet hôpital.
- La quasi inexistence d'un comité de gestion du CMA (du fait
cIe la démission d'une dizaine de ses membres), le nombre réduit des
membres cie l'équipe cadre de district au moment de notre étude ne
nous ont pas permis cie mener une étude assez exhaustive sur les
élcti\\'ités de ,!..(cstion cIe ce CMA.
7.2. Couverture sanitaire du district
7.2.1. La population du district sanitaire de Diébougou
Cette population (76.741 habitants) est peu nombreuse par
rapport Ù ('t'Ile clt' la planincation du Ministère de la Santé du Burkina
r:aso (150 000 Ù 200 000 habltnnts) du
1
district sanitaire de Rubaga
C\\1 Ouganda (750.000
habitants) et â celle du district sanitaire d'Attat
t'11 Ethiopie (l.400.000 habitants) (28). Cette population peu
46

nombreuse pourrait favoriser une meilleure couverture sanitaire du
distlict de Diébougou.
La littérature cite une série de normes d'habitants par district:
,\\illsi j:I.AllAULT ct col];llH)),ltcurs é1 Gcnt've déllnissent le district
sélnitaire comme avant tout une population bien limitée, allant de 50
000 é1 plus de 100 000 habitants vivant à l'intérieur d'une zone
~('o!!raphique et administrative clairement délimitée (3). Pour
TAWMO la population d'un district oscille entre 50 000 et 300 000
éÎ.nH's tandis que UNGER et LAMBOARE estiment que le district
-' --
-
séll1itairc doit couvrir une population d'environ 100 000 à 200 000
habitants (26).
Il <l toujours dc', dillieilt' cie trouver un module cl'elTectif cie la
population appropJ"ié pour la desserte d'un hôpital de district.
Il ~. a cependant un consensus international que:
- Cn ,c;roupe de populations relativement restreint (2000 à
3000 personnes) engendre un grand nombre de problèmes de santé
courants qui nécessitent des soins de santé primaires.
Un groupe moyen de 200 000 à 500 000 personnes engendre
en out re slllïlSammel1t cie problèmes difficiles plus graves pour
justifier la prestation de soins de santé standards ou spécialisés d'un
hôpital cie district (30).
7.2.2. L'accessibilité géographique des populations par
rapport aux formations sanitaires
Du point de vue géographique, les populations sont plus proches
cles CSPS que de l'hôpital du cl1strlct. En effet plus de la moitié de cee
populations (69 (Yil) résident dans un rayon de moins de 10 km etes
CSPS (figure Il 2). Par contre par rapport à l'hôpital de district, le plus
46

~rand nombre (8ll~\\J) réside Ù 10 km et au-delà (llgure n ù 1).
L<1 (list<1nce <'(<lnt Iln facteur détermin<lnt de l'utilisation des
sC'l\\"ices de S,1111t', on pourrait penser que les structures de premier
1"(lnl<H'ts CIlle sont lcs CS[)S Ill' sont pas souvent coul-t-circuités . mais
<lll contraire bien fréquentées. Cn 1996. SAVADOGO avait relevé que
1,1 moitié cks consultants (6ï ()lo). de 3 CSPS du district sanitaire de
;\\!oun<l pro\\'enaienl d'tm rayon de 4 km (23). Dans notre étude. nous
1"l'111,lrCjllons qu'ell dehors des évacuations et des références. la
pltl]),lrt des consultants du CMA résidait dans l'aire de santé
de la
COl1ll11une de Diébougou, En effet. 70,4% des consultants de l'hôpital
de Dil'hougou durant l'année 96 provenaient d'un rayon de 4 km.
Celte distinction s'explique par le fait que l'hôpital de district offre
également des soins de santé primaires, en l'absence d'un CSPS à
Diébougou.
7.2.3. La disponibilité en personnel de santé
Les ratios en pérsonnel de santé (toutes catégories confondues)
du district et du CMA en particulier, sont largement en dessous de
ceux préconisés par l'OMS: en exemple, on a un médecin pour 38 370
habitants au niveau du district (et du CMA)
contre un médecin pour
10 000 habitants préconisé par l'OMS (Tableau V).
Au
niveau national. on a un médecin pour 28.673 habitants.
un inllrmier diplômé d'EIat pour 13.214 habitants.
Non seulement. ce district connaît une faible disponibilité en
personnel de santé. mais également une disparité dans la répartition
de son personnel: l'hôpital de Diébougou dispose à lui seul de 70,1 %
de l'ensemble du personnel du district. les 29.9 % restants étant
répartis dans les 8 CSPS. Cette situation n'est pas observée au niveau
de notre pays seulement. De nombreuses études montrent que les
r('!4$OUrCe8 en 80ln8 dc" ~nnt(~ Mont ~c!!n~ralel1lentcone,entt'éelll dnn. telll
hôpitaux urbains et seml-urbains àu détriment des zones rurales (2).
47

Dans notre étude, seulement 2 CSPS. celui de Tiankoura et celui de
Dolo disposent du personnel minimal cléllni par les normes de
planification nationale, Les CSPS de Nicéo et de Diassara ne
<li~I)(I~l'lll (Illl' <1'\\\\11 ;l,~Clll, rl'~pl'cli\\'('lllCnl \\111 inl1r1l1ier hrc\\,e{(' el \\ln
dl!ent itinérant cie santé.
Cc personnel pCIl nombreux et peu qualifié dans certains
CSPS. pourrait inciter ks p,lIients Li court-circuiter ces centres
d'orientation pou r rechercher des "soins de qualité" à l'hôpital de
clist rict,
L'hôpital de Dkbougou dispose en nombre du personnel
minimu1l1' rcquis pour \\In CMA Mais il ne dispose pas encore
d'agents dans les spécialités de l'odontologie. de la radiologie.
personnels pourtant prévus par le Ministère de la Santé, Il lui
manque en out re lin dellxième inl1rmier spécialiste en anesthésie,
7.2.4. Les unités de soins et d'appui
L'hôpital du district cie Diébougou ne dispose ni de service de
radiologie, ni de selyice d'odontologie ou encore d'ophtalmologie,
L'inexistence d'une véritable banque de sang fait que les principales
sources cle sang restent la famille ou les parents, Cette situation
constitue un handicap sérieux pour des services tels que la
chirurgie. la maternité qui connaissent très souvent des situations
cl' u r,l(ence.
Le selTice de racliologie constitue une pnité d'appui très
importante et même indispensable dans certaines pathologies
chirur,!.!:icales. L,] création d'un tel service dans le CMA serait d'un
apport inestimable pOlir certains diagnostics et contribuerait
CCI'\\;lilH'!1H'nt clans 1;1 prise l'n charp;e de ces cns de pathologies
chi n 1rg!ciI!"s.
48

7.3. La gestion administrative de l'équipe cadre de district
Lll(cslion ,Iclministrative du district et du CMA en particulier
l'~1 ;1~~lll"l'l' pilr l't'qlli]le c,Hlre dl' clistrict (ligure n"3).
Cl'Ill' gestion est <lXCC é1utollr cie 3 principallx domaines qui
sont: l<l formation cl lél supervision cles agents cles CSPS,
l"appro\\'isionnement en médicaments essentiels génériques du CMA et
des CSPS. et la ,l(est ion J\\nancière du CMA.
l;équipe l'aclre cie district associait l'équipe de soutien dans
('<:rtain<:s activités cie gestion du district: l'appui de cette équipe de
soutien Ù l"é'quipe l'adn' sc remarquait surtout au niveau de la
SII1Wlyision cles a,c:ents cks CSPS.
7.3.1. La supervision et la formation des agents des CSPS
Elles sont faiblement organisées dans les structures sanitaires
clu distl'ict, Seulement 4 supenrisions et 2 formations des prestataires
ont élC' réalisées dans chaque CSPS par l'équipe cadre au cours de
l"annt't' 1996.
Ce nombre de supervisions est inférieur à celui préconisé pour
chaque CSPS dans l'année (huit)
par la GTZ. le principal baileur du
district. ILBOUDO
a par contre rapporté qu'en 1995. le district
sanitaire de Nouna.également zone d'intervention de la GTZ a assuré
] 4 supervisions des prestataires dans chacun de ses 12 CSPS (5),
Cette faible prestation du district de Diébougou pourrait
s'cxpliquer en partie pélr la faible participation des membres de
lï'qlli]ll' cnclr(' d,11l:"- l'C:"- ill'li\\'iti's ri€'
Rupervislon. En et'1è:'L l'équipe de
s\\'1wr\\'lslol\\ (!sl lrb~ l'lOll\\'("lll (''''duite! â un l'atble et't'ecur (3 en moy~nnlll
el les I1lt'clecins cn font rtlre!1wnt partie,
49

Les multiples occupations dès membres cie 1'É'~uipe cadre et
l'a [[éclat ion dc 3 mcmbrcs cie cette équ ipe hors clu dis trict pourraient
justilltkr aussi c('tte Caiblc participation,
7.3.2. L'approvisionnement en médicaments
essentiels génériques et le soutien logistique
aux CSPS
L' appro\\'isionnement ('n méclicaments essenl iels génériques
et Illil!('I"il'l ('OnSOl11l1lilhlc- tllI CMA et cles CSPS est ('n ,~énéral assez
bien coordonné- pélr l'équiJl(' caclre clu district.
7.3.3. Le système de référence et de contre-
référence
La référence cles patients est dans l'ensemble assez bien
pratiqué dans les formations sanitaires du district.
Le ph é no mène cl (' co u rt - circ u itage est, peu observé, le s
P,I1iClltS passélnt ,~é'néralcment cl'abord par les centres cl'orientation
que sont les CSPS,
Cependant
de
nombreuses
clifficultés
entravent
permLln('mmcl1t ces act i\\'ités cie référence notamment le manque de
moyens llnanciers, (cité' par tous les 7 agents) de moyen de
transport. et l'attachement des patients et des parents à la
traclithérapie.
Les st ruct ur('s cie réCl"rence du CMA (surtout les CHN de
Oua!.1:a et de Bobo) sont assez éloignées cie Diébougou et l'unique
ambulance du c1istl"ict sanitaire ne permet pas soun'nt de répondre
é\\ toull'!" les c1emanci('s c1'évacuatlon.
La disponibilité c1'un <1c.·uxtème véhicule (n ullllt~ polyvalente)
pOU\\'al1t servir de c1euxj(~ll1e ambulance contrlbuemlt à résoudre
partiellement le problème cl'(>\\'acuat!on des malades,
50

,(J
QUilnt Ù hl rdro-information. elle est inexist~nte entre l'hôpital
cI(' n~rérC'nce et 1<:'s structurC's cie premier recours. Il sernit juclicieux
c\\'('Ié1J)orC'r cles supports cie rHérence (fiches de suivi de malades). Cela
permettrait un meillC'ur sui\\'i cks patients référés.
7.3.4. La gestion financière du CMA
7.3.4.1. Le rôle de l'équipe cadre de district
La gestion financière du CMA de Diébougou et de son dépôt
pharllléH'cutique t'tait exclusi\\'ement assurée par l'équipe cadre après
1<1 di'mission de son comité de gestion.
Le méclecin-chef du dist rict est le principal ordonnateur des dépenses
cl effectuer au sein de l'hôpital de district.
Les il1\\'enté1ircs périodiques. les budgets du CMA et de son
dépôt MEG sont élaborés annuellement par les membres de l'équipe
cadre éWCC la participation des gérants du dépôt MEG clu CMA. du
dépôt rc"partiteur et de quelques membres de l'équipe de soutien.
7.3.4.2. La participation communautaire
Les CSPS du district cie Diébougou ont pu mettre en place des
eoI11ités de gestion impliquant les populations. notamment au niveau
cie leurs dépôts MEG.
I\\U niveélu du CMi\\ cle Diébougou. la population n'était associée
ni clé1ns la gestion financiè're du CMA proprement dit. ni dans celle de
son cll'pôt MEG. La majeure parUe des membres du comité de gestion
(une dizélinc). essentidkment constituée de personnes de la société
l'Î\\'ilc ,wnif'nt c1t"missionl1t; cie ce comité. 12 mois seulement après sa
mise en pbce.
Celte situation n'est pas conforme à l'esprit d'autonomie cie
51

!.!estinn dll district ciont l'lin cies éléments constitutifs de base l'st la
participation COllllllUl1<lUlaire, Le comité de gestion doit être
lïntcrloclItel'lr entre 1<1 comlllunauté et le service de santé. Les
cOlllllllIn,llIti's dl' !J(lSC <!oÎ\\'ent participer au fonctionnement du
clist riel ,\\ lin dOlIhle pbn :
- élll plan de la gcst ion
- (Ill p1<111 nn,1l1cier (2-1-)
Lc r{J!(' de la cOllllllunauté cloit être perçu dans un caclre cle
P,lrll'Il,ll'i,lt lilJrclllent ciloisi ct volontaire entre elle et les services cie
sanl(' ( 1:-\\).
l,él rclati\\'e haute technicité clu CMA par rapport aux CSPS ne
favorise pas la participation des populations. complexées au cours
cks dl'bats, S,1\\1S connaître les motifs réels de leur démission. nous
pensons que le personnel doit développer des initiatives pour
Lrm'ailler davantage avec les populations que pour elles.
7.3.4.3. Les ressources financières du CMA
LC's principales SOlIrces cie revenus du distl:ict en général et du
Cl\\1:\\ de Diébougou en particulier sont constituées par la tariflcation
cles ,1('IC5 méclicaux. la \\'ente des médicaments essentiels génériques
el lES slIl)\\'l'ntions accorclées par la GTZ qui reste un des principaux
baill('urs cie foncls du clistrict.
Le prin('ipe clu l\\nancelllent de la santé par les utilisateurs et
le rl'Counement cles coüts (dans le cadre de l'initiative de Bamako)
cloit encoura,r..(l'r les responsables du district sanitaire et les
populations à im'erser la proportion de la subvention de l'Etat au
profit des ressources locales,
7.4. La fonction technique du CMA
En régie générale, l'hôpital de district ne fournit que les soins
ct les techniques qui. pOlIr des raisons économiques. techniques. ne
52

pCUH'nl ou nc doi\\'C'nt pas l'tre déccntralisés davantage (28). Dans la
mesure où le premier niveau de contact correspond à la porte d'entrée
<!,lIlS le système, et .lssume l'entière responsabilité des soins à
l'incli\\'idu, il ne doit théoriquement pas y avoir d'accès direct à
l'hôpital.
Ell l'absence clc support d'enregistrement des cas référés, il n'a
11'\\S dt' possible (1'<llléll~'ser le poicls de ses référés clans la charge cie
t rél\\',l il il l'hôpital. L'hôpital clu district de Diébougou comme la plu part
des hôpitaux, attire alors de nombreux contacts de premier niveau:
(les inl\\rmiers assurent en effet les consultations, les soins externes et
les ;l('tivités préventives, tout comme dans les CSPS, Il assure
également le paquet minimum d'activités requis pour un hôpital de
district: consultations cie référence, hospitalisations, interventions
ch i rlll".!.!icillC's nota mlllen t a ppendicectomies, cures de hernie,
cI'hvdrocèle. interventions pour grossesses extra-utérines.
Des réponses cles responsables cles CSPS enquêtés, le nombre
cie références serait négligeable.
On peut interpréter cela comme un indicateur de l'engagement
des t'quipes hospitalières par rapport aux soins de santé primaires.
0Jéanmoins on est en droit de se demander s'il s'agit là
bien (lu l1lé'illeur appui qu'un hôpital de district puisse donner aux
soins cie santé primaires.
7.5. Les performances sanitaires
7,5,1. Le nombre de nouveaux contacts
En termes cie contac!. le CMA a enregistré 0,37 nouveau cas
pal' 11" b 1llllll l'n 1~HJ(), Ct' nombre e.t eOllR-estimé l'nt' 110 lUI pensonl
que l\\t'S patients on! pu consulter clans celte stI'lIC!lIl"e sans l'll'e
enn',l!:ist l·ès.
53

Mais il clèpassC' celui noté par VAN LERBERGHE et
collél])OréllClIrS (')1 1DS)2, (0,\\ contact curatif primaire par habitant)
clans llne étude sur les performances de 88 hôpitaux de district de
l',\\friquc Sub-Sahélriennf' (29), Il témoigne cl'une assez bonne
utilisation des sel-vices de soins curatifs du CMA durant l'année
1996, Beaucoup cl'auteurs estiment en effet qu'une structure
s .111 il. 1ire l'ur a k
co 11 n é:1 i t une sou s - u t ili s a ti 0 n de ses services
lors( lU 'clle enregistre moins de 0.2 nouveau cas par habitant et par
; III.
7.5.2. La charge de travail des agents au niveau des
consultations
., La char~e cie tra\\'ail au niveau des consultations curatives
noté:1ml11ent élU niveélu cie la consultation générale ou d'infirmiers est
impOrLél1ltc l\\~) pél(ic11l~ pélr innrmier et par semaine),
Cv[ illlJ)(ll'Lé:1nl \\'olume de travail s'explique par le fait que ce
sen'ict' cie C011sultéltions générales constitue l'une des "portes
cl'entrée .. dans le systeme clu CMA. Ceci justifie la grande affluence
CJu'eile él connu en 1996 (;)052 consultations).
I.('S m<"c\\ccins lTcoÏ\\'<'nt moins de consultants (9 patients par
I11c~decin et par séance de consultation). Cette situation s'expliquerait
aisément par le fait qu'en dehors des cas référés par les CSPS du
district. très peu de consultations d'infirmiers mènent à des
consultations de référence,
* Au niveau des consultations préventives. la charge de travail
incli\\'ic\\uelle l'SI aussi import<1nte (21 femmes par accoucheuse et 26
ellfalllg pnr matrone Ù Cl1élCjUC sêance). Les prestations au niveau de
la ('ou\\'erl urc' prénalale c'l (ks nourrissons saine de moins d'un an
ont etc~ rt'marquab1es(respectivement de 90,5 % et 66,7 %).
54

7.5.3. Les hospitalisations
Le nombre d'hospitalisations était relativement bas: 915 contre
-1-000
hospitalisations.
relevées
par VAN
LERBERGHE
et
('ollRborateurs dans leur étude de 1992. Le nombre_ d'hospitalisations
Jl~lriollr et celui cl'11OSpil<1Iis;1tions par lit en 1996 respecti\\'ement__;?_,~
( ' , .
l , ' " ,
C:"t 16 son t inférieu rs ù ceux trouvés par ces mêmes auteurs
respectivement 10,8 et 31.6.
Ces chiffres plus élevés pourraient s'expliquer par le fait que la
plupart cie ces 88 hôpitaux de district (dont la population variait de 70
000 é1 300 000 habitants) disposaient d'un plus grand nombre de
l11t"c1ecins : l'Il moyenne 5 contre 2 pour le CMA de Diébougou.
NOLIS pensons que le nombre d'admissions es~ plus associé au
nombre de mèrlecins qu'ù la taille de la population.
al Les él('t'ollcl1cmeIlts
La charge cle tr,1\\'ail par agent est très faible
(0.36
accouchement par jour) f'l les équipements obstétricaux semblent
sous-utilisés
m'ec
1.1
admissions
par
jour
pour
cause
cl'accouchf'ment et 22.3 hospitalisations par lit de maternité.
\\'A~ LERBERGHE f't collaborateurs avaient également
rcmarCju(~ cie fé1ibles preslations dans ce domaine: 2,61 admissions
par ,iour pour cause c1'accouchement. 40 accouchements par lit de
m8ternîtè et un accouchement par sage-femme to.us les 3 jours.
bl L'indice (l'occupa! ion movenne de lit
Le taux d'occupation des lits était bas. 25,6 %. Il est en-
rlCI'lSOtlS deH 80 (~''iJ rf'commflnrlés. SANOU dans tme étude en 1990 sur
ks dlflktlliès quoiidlel1lwH clu CliN de OUflun avait ll'ouvl~ un UUHe de
kO,(-) %
(22). Cela signifie que les capacités du CMA de Diébougou ne
sont \\li\\S rl{·passP(,s.
55

7.5.4, Les interventions chirurgicales
Le volume cie trmë1i1 Cl été important. avec 2 interventions
c!JirurQicales ]),11' semaine,
Pratiquement tous les types d'interventions chirurgicales
prt'conisés par la politique sanitaire nationale pour un hôpital de
dist rict
(appendicectomies, cures de hernie, d'hydrocèle,
intelTf>ntions pour grossesses extra-utérines). ont été réalisés par le
CMA de Diébougou en 1996.
La cr{aLÎon du bloc opératoire a permis au CMA de prendre en
e!l,lrL:c des CilS de pathologie chirurgicale évitant ainsi certaines
h'aeuéltiol1s sur le CHN de Bobo, le CHR de Gaoua ou le CHN de
Oll; lL:élc!OllgOU,
7.5.5. Les examens de laboratoire
La quantité cl'examens réalisés a été importante (1970). de
I1H"mc que la charge de trm'ail pour chacun des 2 agents (18
examens par semaine),
L'examen direct de selles
(selles KüP) a été le plus
abondamment réalisé aw'c une proportion de 44,8 % de l'ensemble
des examens,
7.5.6. Le taux de mortalité
Il était bas au nivcau du CMA (39,3 0/00). La répartition de ce
Lwx par selTiee cl'hospitalisation montre que celui de chirurgie a
connu le plus l"aible taux (9.30/00),
56


VIII, CONCLUSION
,\\u ICl"ll1C de cclle ('lude, nous pouvons faire les observations
SUi\\',lnlCs:
- Au ni\\'eau clu clistrict. le CMA disposait du plus grand nombre
(]";l~('l\\l:-; (le s<1l1lé (70,\\ ",,) contre 29.9 DA) cie l'ensembe des 8 CSPS
lIl;lis
il 11l<IlHluait CI 1('0 1'(' de personnels clans certaines catégories
Icl'\\1l1icicn de radiolo,L!;ic. inllrmier spécialiste en odontologie, infirmier
sp("('i;IlbIC cn anesthésie.
Dl' plus cles unil('s (l'appui comme la radiologie. cIe soins
('(Jllll11l' j"O(1011lolo,L!;ie n'(~xislaicnt pas encore dans ce CMA,
- L'('quipe cacIre assurait la gestion administrative du district
('1
clu CMi\\ cn particulier.
Elle assurait l'approvisionnement en
111('dican1C'nIS ('ssentiels ,!.!énériClues et consommables médicaux du
c1hl rkl, <1('1 j\\'it(> qui tcn(\\"it ci. être conforme au rôle de soutien au
premier nin'au cie contact.
- Au plan financier. le comité de gestion était inexistant. Cela ne
l'a\\'orisait pas une implication de la population dans la gestion
lIn<lnciêre (lu CMA. laquelle était assurée par les membres de l'équipe
cadre, Le l11éclccin-chel' de clistrict était le principal ordonnateur des
dépcnscs (le cette formation sanitaire,
- Lcs activi tés clc su pervision et de formation continue cIu
personnel (les csrs ont l'té l~liblement organisées et peu de membres
dl' ['(;quipe c<ldrc, nolaml11cnt les médecins y participaient. Les
n"/{'TCIH'l'S (ks paticllts sc 1',\\Îsaient le plus souvent vers le CMA mais il
n'v <I\\';lit P;IS cle support "pproprié pour les contre références .
. 1.(' CMA dt, Dli·!>OllJ.!OII n l"~n1l8~ des s01118 cUl'nUfs et pl'évenUfll
requis pOlir un hôpital (Il~ c\\lsll'lcl et m~me pOUl' une untt.l!! de pl'emtel'
('OIIUlel,
57

- L'cllwlyse rdrospf'ctive cles régistres et des rapports
IIH'l1sucls (le
19~)G
I1\\Ol1trc que les charges de travail étaient
r
p,lrliculii'remcnt importé111tes
au nh'eau des consultations.
clu bloc
() P l'r; 1\\ (l i r c (' 1 (III ]; 1Il 0 r; 1loi r c, L (' s é Ci u i p e men t s ob st é t ri cau x
,,;('l1\\bLiicnl ..;ous-1l1 ilisl's (le l11éme que les services cl'h6pitalisalion.
l.(' I;IIIX .~lol)i1J <1(' l1\\ort;t!ill' Cllrt'.t!;istrl' (>tail bas el la cJurée de séjour
d(',,; II1;l1élcl('''; rC];llin'I1Wl11 1>rh'(',
- l.e rCCOU\\Temenl des coùts cie soins et surtout lél vente cles
11\\ (.. (1 k ;1111 t'III s
css c n 1il' 1s ,~l' n é ri que son t p e r 111 i s él U C M A cl e
Dil'jHlIl.t.:otl dc couvrir ses cll'penses courélntes au cours cie l'année
DI) ,
- ('( ..... (!iI"r0rcn!('s prestations montrent que le CMA cIe
Dil'1>oUt!;()lljotl(' 1111 rllk ('ol1si(1c'mble clans la prestéltion des soins cie
S<1111(' ;1\\1 Ili\\'C;1\\1 clu dislrict, La place qu'occupe cette formation
sé1ni(;1irc p;lr,1Ît pré'p0I1c1(;ré1I1te et celél nous [élit penser au Dr
\\1/\\IIU:r( qui t1iS<lil ;\\ propos de l'h6pita\\ de district: "un systeme cie
.... ,"111"· !l;IS(' sllr les soil1 .... prill1<lires l1e pEUt. je le répète. être réé1lisé.
Ill'
]J('UI l'liT lk\\Tlop]Jc', Ill' pcut lonctionner et tout simplement ne
IWIII eXisl('r SilllS 1111 rl'sC;1U hospité1lier (15)",
58


,\\ Id IlJl11il'rc (le nos résultats. quelles recommanclations
POlI\\'llilS-llOIIS Il)lïllll!er pOlir 1111 meil1eur fonctionnement de l'hôpital
clt- ])il'1JOII~Oll dll sei!l dll district',>
- Aux autorités politiques et sanitaires du pays:
, L' 11 r (' (] l' P10 ic men t cl e s r e S sou l' C E' S hum a i n e scie
Illélllil'J'(' ,'\\ élSSlllTr llnl' 1l1eilkllre couverture cie toutes les formations
Sill1itélires dll district.
, LI lThltiul1 dl' services techiniques tels que ceux cle
r;ldiol()~ie, d'oc!ontolo,!.?:ie, d'une banque cie sang au sein cie l'hôpital
<il' l)il'l)()u,~01l ct !'allectéllio\\1 clu personnel nécessaire dans ces
LI l]o(;ltion <le l'hôpital cI'au moins une cleuxièmE'
;\\llllllll,llllT llli ;1 <1c'l'dlll cie \\'('hic'ules cl utilité polyvalenle pour
l'él('i]itcr Jé\\,l(,lléltion cles patients vers les échelons de référence.
illl(;lnl qlle pOllr élSSllH'I' les <lutres services cie supervision,
. Aux autorités sanitaires du district de Diébougou :
, Idcnt iller les besoins de formation du personnel des
CSI'S 1'1 d;thorn 1111 1',t11'Il<lI'i<T c]c supervisions loul en impliqllél111
l'ensemble des membres de l'équipe eacIre de district.
, Sensihiliser cl amener les populations à s'impliquer
<I,lllS LI ,!.?:csliol1 linallcit're cie l'hôpital clu district en les invitanl à
<',lire librC'\\1Wnl lellrs repré>sentanls au sein d'un nouveau eonlité cie
~l''il ion,
, Inlt ic'r des réwt eu rs cie motivation etes membres de ce
('ulnil(' <ic' gestion l't du lwrsonnet du CMA afin c\\'é1mél1orel' ses
pcrÎnrl1lél nct's,
59

· l(cnrorccr les Illécanismes cie recouvrement cles coùts
<i<'s sCIYiees de S<lnlt'éllI niVCélll cie l'hôpital cie Diébougou élfin cie
lui
!J('lïlwlI1'e lll1e meillcI]\\"(' éllitonolllie finélneif're .
. Permettre tlne r&lro-informéltiol1 entre les strucllIrcs cie
:-;;111Il'
l'Il (·'LtI)(JLIIli ,Ill Ili\\'l',llI cIe l'hopitéll cles fiches cie slli"j cles
IJéllicl11S qlle 1'011 el1H'ITél après chaque référence aux CSPS référants,
60


BIBILIOGRAPHIE
1.
DHILLON H, LOIS P.
ProlllOtion de la santé el actions communautaires en
1";\\\\'('[11' (le 1,\\ S;lIlt(· d;\\ns \\cs pays en développement,
CClll'\\'l': OMS. 1995: 144
(
"
2.
FI~DLER J.
,\\ IT\\'jC\\\\' orthe littcra(ure on access and utilisation or
Illcc]i('al (';IIT \\Vith special emphasis on rural primary carco
~C\\\\' York. 1981. Vol. 15: 129-142.
3.
FLAHAULT D., PlOT M., FRANKLIN A.
La S\\II)('IYision des personnels de santé au niveau clu
(]islri('l. OMS. CCIl('\\,C. 1988: 107.
4.
GNESSIEN B.
[~l'llcxion sur les fonclements cl'une politique sanitaire
dalls lin pays l'Il cll'\\'cloppement : Le Burkina rasa
I\\Tpi.~llall. 199G: 290
5.
ILBOUDO A.
Analyse de la prat ique des soins prénatals dans les
('entres cie sant(- Ill<.llernelle et infantile en milieu rural:
(cas cie trois CSPS du district sanitaire de Nouna).Thèse
de médecine. Oua,Qaclougou. Juillet 1996 : 50
6.
INSTITUT NATIONAL DE LA STATISTIQUE ET DE LA
DEMOGRAPHIE.
Direct ion cles ét uclcs el cie la planification.
Ikuxièl11C plan quinquénal de développement populaire
1991- 1995. Prm'ince de la Bougouriba. Ouagadougou.
1991 : 87
7.
INSTITUT NATIONAL DE LA STATISTIQUE ET DE LA
DEMOGRAPHIE.
r\\('ccnsemenl ,~l;nl'ral cie la population el de l'habitat du
Burkina raso. Population résidente des départements et
des prm'iIH,TS clu Burkina raso (données provisoires).
Ouagadougou. 1996 : 67
8.
MAHLER H.
Discours pronollcé Ù l'occasion de ln session
d'in<lUl-!:uratloll cie la conférence cie la P"ondallon AJ,ta Khan
l'l cie l'OMS sur le rôle des hôpitaux dans les soins de
santé' primaire's, Karachi. 1981 : 5-6,
61

9.
MILLS A.
Till' economies or hospitals in developing countries. PartI
F:xpenditllrc pattcrns-Ilealth policy and planning._1990.
N- 5 : 10 ï - 1 1ï
!·1 . ~.. f(""
..' "
/1
10.
MILLS A.
The l'conomics or hospitals in developing countries. PartII
Expel1dit uré' pat terns- Health policy and planning, 1990.
N) 5 : 203-218.
Il.
MINISTERE DE L'ADMINISTRATION TERRITORIALE
ET DE LA SECURITE.
Carte d'identité' cie la province cie la bougouriba.
1)iébou,C;ou, 1996 : ï6.
12.
MINISTERE DE L'ECONOMIE ET DES FINANCES
flopulatioll c( c1l'veloppcment clans la province cie la
[{()1l~0l1riba. Olla.~<1d()lI.c:oll. 1995: 6ï.
13.
MINISTERE DE LA SANTE.
Document nat ional sur le renforcement des soins de santé
primaires au Burkina Faso. Ouagadougou. 1992 : 80.
14.
MONEKESSO G.
La gestion s<1nitaire au niveau du district. De la
médiocrité ù l'excellence dans les prestations sanitaires.
Bn1zza\\'ille : OMS, 1994 : 141
15.
OMS
Annuaires de statistiques sanitaires mondiales.
Genè\\·e. 1995: 3-4.
16.
OMS
['·h()pil<t! cie district clans les zones rurales{l et urbaines.-
rbpporl c1'cm ,c;roupe c1'étude de l'OMS sur les fonctions
cles h(lpitaux cle prcmier recours. Genève. 1992 : 44-45.
17.
OMS
II(lpil<lUX et santé pour tous. Rapport d'tm comité
cl'c,xperts clt' l'OMS sur le rôle des hôpitaux de premier
recours, Genl'\\T. 198ï : 6ï-68.
18.
OMS
Mise en Ol'U\\Tl' dt' la stn\\té~ie mondiale de lu sanlé pOUl'
tous cI'ici \\'an 2 000. Deuxième évaluation. Huttième
rapport sur la situation sanitaire dans le monde. Genève
1993: 223.
62

19.
OMS
[\\<lpj)()!"l ill!Clïl<llioll<l1 sur les soins (le santé pri11laires.
Al111;l-:'\\!'l. G-12 Scptembre 197R. Genève. 1992 : RO.
20.
OUEDRAOGO W.. OUEDRAOGO R.
Soins de ~,llllé' primaires dans la zone médicale cle
f)ié'l)()u~ot1. [\\élpport cle stage. Diébougou. 1994: 29.
21.
PLAINE L.. SIEM T JAM F.
Les llé)pilaux el la révolution des soins de santé. Genève:
OMS. 1989 : 124.
22.
SANOU M.
Ilôpila) Yalgado OUEDRAOGO. Les problèmes au
quot iclien. perspect ives de solutions. Thèse de médecine.
Otlé1.~'lClou.~ou 1991. \\1" 2 : 105.
23.
SAVADOGO M.
L'j\\1té'.~ratio\\1 des services dans les centres de santé et de
promotion sociale en milieu rural.
:\\prnj)os (l'UIll' é~t uc]e clans 3 CSPS clu district sanitaire
cle NOtln<l. Thèse cIe médecine. Ouagadougou.
Juillet 199G : 55.
24.
SAWADOGO J.
Elude sur le cadre administl-atif de l'autonomie des
clisl riets sanitaires au Burkina Faso. Rapport provisoire.
Oua.~acl()u.~ou. 1996 : 42.
25.
TARIMO E .. CREESE A.
La santé pour tous d'ici l'an 2000. A mi-chemin. le point
cie la situation clans c1ivers pays. Genève. 1991 : 277.
26.
TARIMO E.
Pour une meilleure santé au niveau du district.
Comment organiser et gérer des systèmes de santé de
district fondés Sllr les soins de santé primaires. Genève
1991 : lOG.
27.
VAN LEM MEN F" VAN AMELSVOORT V.
How do African voluntalY agency hospitals spend their
1110l1C~''? Tropical Doet or. 18. 1988 : 43-44
28.
VAN LERBERGHE W.• LAFORT Y.
The roll' or the hospl1al ln the district. De1tverin~ OJ'
su pportlng primary health care? CUITent concel'ns. WHO
Paper N' 2. 1990.
63

29.
VAN LERBERGHE V.. VAN BALEN H., KEGELS G.
Typologie et performances des hôpitaux de premier
recours en Afrique sub-saharienne. Antwerpen, Institut de
Médecine Tropicale. 1992 : 49.
30.
WHITE KL, ANDERSON DO, KALIMO E, KLECZKOWSKI
BM. Concepts ct informations pour la planification et la
.~est ion nationale des services cie santé: enseignements
[irl'S (le rd uclc collecl ive internationale sur l'utilisation
des soins méclicaux. Genève. OMS. 1977 : 124.
64

RÉSUMÉ
Le hut cie (T t r;\\\\'ail <l (·ti' clt·t udicr le profil actuel du CMA cle Diébou.L(ou.
hôpital de r('lérence de district sanitaire.
La collecte de nos données a duré du 1er Avril au 30 Avril 1997. Elle a
consisti' cn cles interviews à l'aide de trois types de questionnaires. en une étude
documentaire ct en une observation non participante des activités du CMA.
Nous a\\'ons trou\\'& que le comité cie gestion du CMA,était presqu'inexistant
et non fonct ionnc\\. L'equipe caclre assurait sa gestion financière. son approvi-
sionnement en mé(lic(\\ments essentiels génériques et celui des 8 CSPS clu dis-
t riel.
Elle a réétlisé peu cle supervisions dans les CSPS (4 supervisions par CSPS)
cn 1996.
Le CMA re,~oupait ïO. 1 l~U du personnel du district. mais ne disposait pas
encore cle tous les agents cl cle toutes les unités sanitaires préconisées par la
politiCJue sanitaire nationale. L'ensemble des activités préventives et curatives
requises pour un hôpital de district a été réalisé par ce CMA en 1996.
Les charges de travail ','miaient d'un poste à l'autre: 19 patients par infir-
mier ('t p(\\r semaine au niveau (les consultations générales. 0.36 accouchement
par jour ct par agent au niveau de la maternité.
L'indice cl'occupation moyenne de lit était peu élevé (25.6 %) et le taux de
mortalité hospitalière relativement faible [39.3 0/00).
Nous pensons qu'un renforcement du personnel et des unités sanitaires du
CMA pourrait contribuer à améliorer son efficience.
Mots clés : Centre Médical avec antenne chirurgicale (HOpital de dis-
triet) / District sanitaire /Diébougou


-
(-
BURKINA FASO
""
l
D!STRrcrs SANITA1RES
~;m. . ._ • • •_
• • • • •
,(
",r-----/ ~
ro"R'")
T(>T)(;)lo"\\.l'l
\\
'-\\..."
J\\8sf/
:, ,/
': '-JÎ
Po/N~
N U. A
\\ j . , "
) / 1
(
X-4.' ,"".."r-liiYALA, 'l?_Ç'K;i
:
-.
TOMA
~I
BO
~ :-.- ,-. '-i
'-"'/!JJ!.N~
" ,/
~'-'
. '.
~.,..
/ .
"",
"
'.
SOtlr.K..· -
f}-{l!
MO
cU".!
~r GU È
so,1Wz~: DE&J!5"':",.~'f{jj~tJDOtJGO~
'''_~~'r;\\ (.C».,;.
(/>1---
-
"
-
1
~;J
,~_)
'1
,:
./ ;' ~rBP.Ct!'f.~
"
1
ZX1W
Q'N"POUGCU /
"
\\
m
l''------- , (
l
'
....
\\
~
1
'---)
'DANDJ-';,
\\.
"
. :>R('üimA" "
,.'
yornli5lj
SlSSI~r-\\
f"..-/'-.
- . /
,)
""-llC\\lJET
1
Î
./'.
.--v',.Jl..EO
'.
:'
. DANO
" ' /
SECTELTR-"'J5
L
'
/o--.l-"~
..;."JU.L\\.
.. ~...
LI:
C:-·'r"L-'--'''''''
:"':--.
'-"
r - '
.
Z 7i'-/~"-
1 1
"
ov r1[Jj-<"'" '1
.'....-:
.
' . . J.rBpOi,te.. 'u ' - . .
_ ._.
,._
'... -.- .,~'-J . .I...u..zjJ
~ _ 0 1t__ .~ ,J:,) (::; ih.-t
.1· "\\.-1t;...~. .
...... '...{)u ... ,
. '''1
/
.
. ,f
(
'.
-"""'1
/
COJ'fOE
.~
",.,
BAl-TFORA
\\
1 .
~~.
~
I~,_
1
Layers
1
1
1
:
n
fin
1nn
-.--_._- .--- ._----~----_.
- -

LEGENDE
PROVINCE DE LA BOUGOURIBA
JHSTHICT D,E I>n:nOUGOll
nDISTRlCTSANITAIRE
T FORMA TIONS SANITAIRES
e'\\RTE SA:\\'lTAIRE:; IC\\f d'lIeeh ,Hll'III1' tics f()llIl:1lion~ sanilair,...
1
ECHELLE
1
m
1
o
10

Annexe 3 : Le système de santé actuel du Burkina (DEP Ministère cie la Santé)
4ème niveau
CHR
3ème niveau
2ème niveau
CMA
CSPS
1er niveau
CHN : Centre Hospitalier National
CHR : Centre Hospitalier Régional
. CMA : Centre Médical avec Antenne Chirurgicale
CSPS : Centre de Santé et de Promotion Sociale

Annexe 4: ORGANIGRAMME DU MINISTERE DE LA SANTE (1996)
CSS
Organimes
1 - - -
Le Ministre
f----
Internationaux
FONALEP
Secrétariat
Cabinet
Général
Services
SP
rattachés
1
1
,
Services
CT
Extérieurs
1
IGESS
PRESSE
1
1
1
1
DAAF
DEP
,
DGSP
DFP
DEM
1
1
DSPH
i
~
DSF
DMH
DMP
1

ANNEXE 5
- Département:
. Nature de la formation sanitaire:
- Qualification de l'enquêté:
. Temps passé dans la formation sanitaire:
1) (ciuel ('si le nombre cl'a,c;ents cie santé par catégorie (Médecin. Infirmier.
Sa.c:e-fem111l· ... 1 exis1ant clans votre district sanitaire?
2) Quel esl Je nombre d'agents par catégorie exerçant dans le CMA de
Diébougou?
3) Quelle est 1;1 n;p;lrl il ion clu personnel de santé dans les autres
structures sanitaires clu district cie Diébougou ?
4) Manque-t-il actuellement un ou cles agents à leur poste de travail ?
Oui
r--"l
Non
LJ
Si Ou i. combien en manque-t-il et pour quelles raisons?

j
1 1 1 1 . 1 1 1 .
111 • • 1 ' .
l ' '
I I I " . I I I "
I l , . , , . , • • 1 1 1 1 1 1 1 . 1 1 1 1 1 1 . , 1 ' . , 1 • • • • &"
1 1 1 " " " . " " " " " . 1 . , • • • 1 1 1 , " ' 1 1 1 . 1 • • • I l
• • • • • • • • • • • •
,
• • • • • • • • • • • •
1 0 1
• • • • • • • • • • • • • •
1 0 1
• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •
......
. "
'
,
.
.....................
.

5) Quel l'SI le nombre et la nature (CMA. CM. CSPS .... ) des formations
~anitaircs existant clans votre district sanitaire?
6) Quelles ~OJlI les différentes unités de soins dont dispose le CMA de
Diébougou',>
7) Qui élabore le programme cl'activités de votre district sanitaire? C
" Le 1ll<>dccin-cl1ef clu CMA
* L'équipe cadre du district de Diébougou
* L'équipe c,ldre en association avec tout le personnel
cie l'hôpital de district
8) Depuis quelle année vot re bloc opératoire est-il fonctionnel et quelles
sont les pathologies chirurgicales qui y sont prises en chargé?
9) Quelles sont les acti\\'ités sanitaires propres à votre CMA et aux CSPS de
votre district?
10) QUl'lks sonl ks ront'110I1S adllllnlstl'aUves clu CMA cie Dlébougou ?
• • • • • • • • • • •
, "
• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •
I l
• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •

,
• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •
,
• • • • • • • • • • •
I l
• • • • • • • • • •
,
• • •
I l
• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •

Il) Quel est le nombre d'agents de santé (et leur qualification) composant
l'équipe de votre district ?
12) Dans \\"OtIT clistrict sanitaire. quelles sont les tâches que mènent les
I11embre~ cie l'éCJuipe cac\\re ?
13) Ces tclehes sont-clics menées par toute l'équipe cadre?
Si non. habituellelllcnt par cOl11bicn de membres de ceite équipe cadre. cl
pour quelles raisons?
O u i ]
Non
0
14) Qui assure la supervision et la formation continue des agents de Santé
des CSPS ?
* TOll te l'équ ipe cadre de clistrict
* Le Médecin-chef clu CMA de Diébougou
=
Il
1
'" Tout \\'olontaire de l'équipe cadre de district
C
12) En qlloi consiste la supen'ision de ces agents? .
16) Quelle cst la périoC\\icité de celte supervision?
*' Tous les mois
-~
*' Tous les 2 m o i s . - - ]
*' Tous les 3 mois
--,
._.J

ANNEXE 6
- Département
- Nature de la formation sanitaire
- Qualification de l'enquêté
- Temps passé dans la formation sanitaire
1) Quels sont les membres du comité de gestion du CMA de Diébougou ?
De son dépôt pharmaceutique?
2) Quel1t's sont 1t's sources de revenus de votre hôpital de district?
.. Allocations de l'Etat
D
.. Aides et dons divers
0
* Recet Les et recouvrement des coûts de soins
0
.. Autres
Préciser
3 Du dépôt pharmaceutique clu CMA ?
... Allocations de l'Etat
* Vente des médicaments
... Cotisations des populations
... Autres
Préciser
• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •
0
• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •

4) Qui ordonne les dépenses au niveau du CMA ?
.. Le comiLé de gestion du CMA en association avec les autres
membres de l'équipe cadre
[
i
* Le comité de gestion du CMA uniquement
U
* Le mfclecin"clwt" du clist rict sanitaire
L 1
5) Même Clucstio)l au nin'all du dfpôt du CMA:
.. Le l'llll1ité de gestion du CMA
C=J
* Le l'omitf rie gestion du CMA en association avec l'équipe cadre [=]
* Le ml'c\\ecin-chd du district sanitaire
l~
6) Qui supervise ces dépenses. au niveau du CMA ?
* Le l'omi\\(' cie gestion clu CMA
* Le comité cie gestion du CMA en association avec les autres i ._]
membres cie l'équipe cadre
* Le m('decin-chd du district sanitaire
* Le Major riu CMA
L_ _
7) Au nÏ\\TélU du dépôt pharmaceutique du CMA ?
'* Le comité cie gestion du CMA
1=:J
* Le comité en associat ion avec les au tres membres
CJ
de l'équipe cadre
* Le médecin-cher du district sanitaire
o
* Le Major du CMA
C
8) Quelle utilisation faites-vous des recettes et des rècouvrements des coùts
de soins clu CMA ?
* Elles sont totalement reversées dans
le bucl.~et provincial
* Elles sont totalement réutilisées pour les dépenses
i
1
de 1"onet ionnement du CMA
* Autres
Préciser
9) Quelle 11 tilisation faites-\\'ous ries recettes provenant de la vente des
mfclicé.1mcnt s clu dépôt pharmaceutique?
.. Elles sont totalement réut1lts~es pour l'approVisionnement
0
en médicaments
.. Elles sont reversées dans le budget provincial
Ie.--J

* Une partie est utilisée pour payer les membres du comité de gesti0e:::=:J
* Autres
~
Préciser
10) Qucl r(l!c jOUl'l1! les membres de l'équipe cadre de district dans
l'ap])J"()\\'isiol1!wlllcnt en médicaments essentiels génériques du dépôt du
CMA?
Il) Quel était le budget de fonctionnement de votre hôpital de district au
cours de l'année 1996 ?

ANNEXE 7
- CSPS de
- Qualification de l'enquêté
Age:
- Temps passé dans le CSPS
1) EII prl'scn<.'e d'une pathologie clont la prise en chargc dépassc vos
compétences. que faites-vous?
'" \\'01lS décidons systématiquement de référer le pé).tient vers
r--
l - -
l'l'Chelan de référence de notre district.
!
* \\'0l1S clemanclons cL1lJorcl au patient si il veut être référé
m'ant cle le raire
i -
III
Nous rNlTons le patient \\'crs un CHN
* Aut l'es
Préciser",
".,"',
"
,.".,
.
2) Qui clécide de ],1 référence cles patients au niveau de votre CSPS
r--:
" Le n.'spo.l1S<lble clu CS[)S
I~_i
"Tout le personnel cie san(<.; du CSPS
r - l
." L'(\\~l'III ch' ~;lIlll' qlli ;\\ nTll le patient
3) Quelles clillicullt'S re!1cOnlre/-\\'ous dans la référence de vos patients?
4) Vers quelles format ions sanitaires référez-vous vos patients?
5) En cas cie rêférence. qui accompagne le patient vers l'échelon de
rèkrencl' ?
* Le responsable clu csrs
* Un a[!cnt de santé du CSPS
,
------,
* Le malade se débrouille' seu avec ses accompagnants __.J
6) Re<.'C'n~z-\\·ous en retour des informations de ces formations sanitaires de
ITC'ours?
Qui
Non
0
Si non. pourquoi '?
.,
.
...........................................................
"
.
....................................................
.

7) Arri\\"e-t-il que \\"otre échelon de recours vous renvoie un patient que vous
avez eu à référer?
Oui
Non
Si oui. pour CIuelles raisons?
8) Habituellement. combien cie membres de l'équipe cadre assurent votre
supervision et votre formation continue?
9) Pensez-vous que cc nombre soit suffisant pour ce travail ?
10)Cette supelYision et cette formation continue sont-elles faites
rè,c;ulièrcmcnt '? '
Il) Quelles apprl'ciatiol1s flliles-\\"ouS de la supervision et de la formation
continue dont \\'OUS bénêl"iciez ?
.........................
.
,
..
.

CMA de Diébougou
ANNEXE 8 : TARIFICATION
8.1. Tarification des actes chirurgicaux en vigueur au CMA
de Diébougou
1. Grandes interventions chirurgicales
20 000 F
( hernies, hydrocèle.césariennes.appendicites ... )
2. Petite chirurgie
5 000 F
(curela,Qe, k~Tsles,lipol1les..... ,)
3. Incisions cI'abcès. cle panaris
300 F
Remarques:
Les sommes sonl ci. payer exclusivement auprès de la caisse;
L'hospitalisation est payée dès l'admission du malade;
Les tarifs ne comprennent pas le montant de l'hospitalisation
ainsi que les médicaments post opératoires.
Le médecin-Chef du CMA

CMA de Diébougou
8.2 Tarifs des examens de laboratoire au CMA de Diébougou
1- Glycémie. ,qoulte épaisse. examen de selles,
EeBU. albumine. sune. snip
300 F
2- Test cl<:' .~rossesse
1000 F
3- Bilan transfusionnel
1500 F
Remarques:
- Les hospitalisés payent un forfait d'examen de laboratoire
(le 300 F pour (OUS les examens effectués pendant leur
séjour.
- LE' paiement (lu montant des examens doit s'effectuer
obli.~atoiremcntauprès de la caisse avant sa réalisation.
Le médecin-Chef du CMA

CMA de Diébougou
8.3. Tarifs des prestations à la maternité du CMA de
Diébougou
1 - COllsultatiCilll!~ïlt'('ologiqu(' s<\\ge-['emme
1 50 F
2 - Consultation pr<:'natale
200 F
(puur toute L1 durt'l' (le lal!russesc)
3 - .-'\\Cl'lIUl'l1l'Jlll'lll
4 500 F'
(trousse + l1uspitalisatioll)
4 - Iluspitalisation ( hors accouchement)
1 300 F
(pour toute la durée)
250 F
6 - Si avortement provoqué
2500 F
7 - COllsull<lt ion ,g,\\'n(~cologique clu médecin
750 F
N.B:
-Tous les tarifs cie consultation g~rnécologique sont valables pour
Ulle (1) sell1aine
-
Ll'S paicment s sont erf('ctués auprès de la caisse
- L'acquisi! ion d'un carnet de soins est obligatoire avant toute
('()l1suHalion,
Le médecin-Chef du CMA

Cl\\1A de Diébougou
8.4 Tarifs des consultations au Cl\\1A de D ébougou
C() Il s ul t<1\\ i U11 ~l') IlT~11l' i Il fi r III k r
- Adultes:
150 F
100 F
Gratuit
100 F
C()IlSullai()1l Clll 11H:'ckcill 750 [.' quel que soit l'âge
Remarques
- l'acquisition cl'un carnet de soin est obligatoire ( 150 F)
- \\t's tarifs sont payés auprès de la caisse et sont valables
pour une Dl semaine.
Exi,Qez un reçu pour tout paiement
Le médecin-Chef du CMA

CMA de Diébougou
8.5 Tarifs d'hospitalisation pratiques au CMA de Diébougou
- Aclultes
1500 F
- Enfant S- 1S al]~
550 F
- Enfant s 0-4al1s
300 F
Remarques
- Ces tarifs comprennent un forfait d'examen de
laboratoire de 300 F quel que soit l'âge du malade
- L'hospitalisation est payée dès l'admission du malade.
- le malade paye le mème montant quel que soit la durée
cI'!lospilalisa[ ion.
Les frais d'hospitalisation sont payés exclusivement auprès
cie la l'disse.
Exic;ez pour [out paiement un reçu
Le médecin-Chef du CMA

CMA de Diébougou
8.6. Tarifs des certificats médicaux au CMA de Diébougou
- Cerlillcat (le ,'bitl' ct contre "isite
1000 F
- Cen incat d'accouchement. ,grossesse
1000 F
- Certillcat Médical pour coups et blessures
2000 F
- CerI iIk;ll (]'('.\\:;\\l11Cn des enfant s (caisse)
300 F
- Autres ccrtilkats
2000 F
Tous les tarirs sont payables auprès de la caisse.
Pour toul paiement cxi§..~ez un reçu
Le médecin-Chef du CMA

ANNEXE 9 : BILAN FINANCIER
9.1 Bilan financier du 1/01/96 au 31/12/96 du CMA de Diébougou
1 Recettes
1 Recettes
l, l'<IrtH'l,... 1\\" ...;oins 1I1l:'dic,IIL\\ :
125000
J <ll1vicr :
163 54-2
,)
('''J 1,...\\ I!I <lt ÎOIl ~l'IH;ralc ,1c11l11CS :
329000
Fl'\\Ti<:'r :
2RO 199
::, l'(lllSlill,llll'll~ ,'Il !è.\\'11c('()I'I~i,' :
:\\:-1 000
r-.Llrs :
:2~l:\\ 1;~):2
,l, \\\\Cl'('lll'S loI''''' 1 il' LI ~élrdc :
272 oon
Avri! :
(i29 400
;), Ilospit,di."';;llilill l'Il Cl1inlr~ie
125000
Mai:
949497
1). CP\\) :
121 000
Juin:
681 965
7. Si.~llall1n' 1'<llïH'1 ;i1il)(,llioIlS 1'<llllili;i1es :
33000
Juillet:
607425
,-.;, COJISlIllali(11l Iks cni'élnls cie 5-14- ,lllS:
62500
Aoül:
413820
'J. [lospit<t]i'-;11I<'11 Ill''''; l'Ilidllh :
16700
Seplcl1lhn: : 4;30 204
10. Pctitcs iI111'l\\Tllliolls c!Jinlr~icales
130000
Octobre:
297385
Il, f\\it dl'''; <lI 1(JlI<l1cIIIClllS :
626000
Novembre:
161 470
12. Hospitalisation el1 médecinc :
182000
Décembre:
258 775
1:3. !\\cccttcs dl'''; ("cl1éll11illons l11l'clic,IIIX 1'1
:36 000
..;"Il Ill'S
Total =
5 167374 F
I,lo llosptwllséll i(lll l'II Il];ll1'1"I1il(' :
241-1000
1:-1. 1':X,l1I1CII" (i<- 1<l!Joralllirc
4-71 000
Solde fin 95: 264 798
1fj CllrCl'1!.2.1' ('r cllrél!2:e
21 000
Recettes : 5 291 608
] -; Crandes IIIl1TH'IlliollS c!lirllr~ieaks
1 600 000
Total: 5 556 406
1,'-;. COl1slIl1<IlioJI cks llI('ckl'iIIS:
156000
1'1 \\1"il1''''' 1'\\ 1'(llllrC-\\'j"ilC"" 111('dic111'S :
51 800
Soldes:
5 556 4-06
~,) ClTrin(',11 cil' ~rossc cr C!'<H'I'OlIC'lH:'I11Cl1t:
24000
5 167374
21, Tr,lllsfll"iOI1 "all~llilll' :
16500
389032 F
:2:2, I.(cc]wr(']w "lh\\lllliIH' "IIlTC l'II
14 100
III <1 t c I"n i 1('
2H 000
2: \\. ('crI ilÜ'a ts Illnl ie, Il L\\
12000
:2-l, l'l'lites ('!1inlrt::il' :
491 30R
~;), 1.(('('('1 lI'" c,'\\1 LIIIr<lill'lir,·" :
:\\00
:2(;, l!1cisio!1 <l'dbc '1 '" :
]2000
'.!. ï, 1\\ i 1 Il l;'ill'(' :
2:1000
:2 r-; , COll ;"111 t; II i (III (1<-" 1-,1, yI·...;
2000
:2~). Cin·(>IH'j...;il)"
5291 608 F

9.2 Additif du bilan financier détaillé du 1/01/96 au 31/12/96
des autres dépenses du CMA de Diébougou
1. .\\lkt'lioll ;1\\1 !0l1cliol111CmCl1l cllI DIstrict
l';lIlot':llioll cltl mOI~ (le (1<"ccmbre 9(-) ne fait pas
j1drlic' Citl llil:lll 9() (';Ir ,1\\'ant ('l(' \\'crsC:' enjal1\\'ier 1997.
330000
400 000
:~, :\\(,11;11 (it (1('11\\, (:2) ('ol/re's I()rts
SO 000
,l, :\\('11;11 d'lll1l' !l:lllc'l"i('
;,;, 000
;), COllreelioll dl' [;ll11pOnS pour le C\\l/\\
Il 000
li. PhOlOt'opîc (les dOClIl11ents clu C\\l:\\ ,1l1 VARENA
1 800
7, :\\Cl1dl (le- deux (2) bl11]les lempC:'le
15000
H. Inscripl ion des initiales CMA sur \\cs blouses
6100
<J, Prise ('Il (l1dr~l' cie lïn\\'entairc el cie la supervision
32475
cie l'I~CJ) .1\\1 CMA
10. Offre (]'I ln e,'ldf'all cie l11é1riagf' ,'\\ lin eol1è'gue
~ 000
1 l, Frais ]l()llr];) lornldlioll VI! I/S]Dl\\
:)0 280
j 2, Frais pour la manutention des \\'ivres PAM
8320
1;l, Pre"l 1](111 ('ncorf' rCl11hoursè par le personnel
34 160
ili ~q li'; \\ \\ 1 :; 1/ 1:2 / ~ 1( i
l,l. Conreclillil <k (1c'IIX (2)l,lil1e;111X pour le CMA
S) 000
1;), i\\el1,\\l (k (';lkl1];\\1 ri('('s ]JOllr le C\\1..\\
22500
lh, I)risc l'Il ('I];lr~(' (1<-s 100lrIll'CS f'1-:\\'
26070
Total
1 066705 F
l, Salaire (,[ Illdelll11il('S
680 730
')
I11c'dit':lI11('llh c'l C'0l1S0111l11dbles I11l'clicaux
736 181
:~, Ellt["C'lit'll ('l[llipC'll1l'lll
487664
l, C,lr!Jur;\\111 ('1 lllbril!dlll
855 052
;), [':lllrclicl1 !l;'llil111'lllS
495 550
1i, Fournit ure'" (1c' !JlIJ'(',lll
576012
7, \\1\\T('s
14 070
."", Ell1 rC'licll cll~2;);) ,II OillS cl \\'l'llit'lI1es
255410
( ), i\\ III res
1 066 705
Total
5 167374

9.3. Dépenses détaillées du dépôt MEG du CMA de Diébougou
-Sillélirc-s et indeml1ités
34<S 000
- Vkdical1wl1ts
8313 809
- [:ournitlllTs dt' bureau
228890
- En\\retien b,-ltil11cnts
- .\\111 rt's
1S-+ 775
I)i\\<ll\\ t'in,\\I1('[l'l ,tl\\I1UC] (J(i/rkpôt MSc; du CMA cle Diébollgoll
Date
Libellé
Recettes
Dépenses
[)('('('mbn' ~l;)
Solde lin 19q:i
:1 546 125
.Jcll\\\\'iel"
[)l'l)Ùl \\IEG/CMi\\
881 440
582 170
Fl-'\\" ri (' r
"
698245
224850
.,
, ,
\\1 li rs
774925
1 109865
.\\\\TiJ
' ,
929590
898065
VLli
, ,
1 142065
93065
, J Il i Il
1 178 815
1 336655
, Juillet
836680
537 435
:\\lll-1t
772440
1 299362
, .
, .
~('1)1f'1111)n'
, .
,,
1 014645
419 535
( ><1 obrc
, ,
, ,
1 107035
698209
_\\( l\\'f'mbrt'
,
, ,
;
870690
1 367 230
[ )(-lTl1lbrc
, ,
727055
508468
Total
14479 750
9 075 474
Solde fin 96 : 14 479 750 - 9075 474 = 5 404 276 F

ANNEXE 10
PLANNING DES EXAMENS DE LABORATOIRE DU CMA DE DIEBOUGOU
LUNDI
MARDI
MERCREDI
JEUDI
VENDREDI
EXAMENS D'URGENCES
- Selles
- Urines
- Selles
- NFS-VS
- Selles
- NII111é'r;llion blanche
- BAAH
- Albumine
- HAAR
- CS/RI 1
- T,IIIX <l'lu''IJloglohil\\e
Sucre
1
Sels bili8ircs
- SNIP
- lesl d'SII1111l'1
- rcchclTI Il'
1
<le mierofi-
-SNI[>
- Pi<;l1lCnt
- rccherC'!w
1;IÎITs
:-.
de lllicrofibircs
~ LnV
- GS/I~II
S'III.~II ico!l's
- LC 1\\
- l~ed]('rclH'
-GE
dl' JlJil'rol1l;lin's
ECHU
- GhW('1I1il'
s; 1n.~ll ill dl's
l'\\'
i
!
L_. _ _ _ _ _ _ _...
- - -
- - - - - -
-------.---
- - - - - - - - - - - -
- ~ _ . -
- - - - - - -
-
.-- --
---
- - - - -
' . - .
0 -
_. _ _
.\\

SE RMEN T D'H1PPOC RATE
,/J. ~.
u
dM ~ Je eeiie écok et Je me:! c:1-uYu
~, je ~ el je ~ d'~ ~ CUf/X Lou e&
L'~ el de b ~ ~ L'~ e& k~.
je ~
~~ L'~
me:! 10014
et ~ u'~
~ de ~ cut-~ e& #UU1- bu:wail.
,(/Jmu ~ L'~ dM
~ ~
ma.i4o+U, me:!
UR-
pM
ce ~ 1, '''1 ~I l41M, ~ icwza kA ~ ~ Hœ ~
~ el #UU1- étui ne ~ pa4 ci ~ kA #1œU/Ld ni ci
~k~.
R~et~e+weMme:!~,~
~ ci Iewu ~ L'~ CfJW3 f 'ui Iz,eçue de ~
,
~.
2 <œ lM ~ m'~ kw. ~!Û~UU4.1z.e4ié
~ ci ~ ~I ~ je do.U CfUUIeIIi ri'~ id
~de#U?4~Uf''f~''

RÉSUMÉ
Le but de ce travail a été d'étudier le profil actuel du CMA de
Diébougou. hôpital de référence de district sanitaire.
La collecte de nos données a duré du 1er Avril au 30 Avril 1997.
Elle a éonsisté en des interviews à l'aide de trois types çle question-
naires. en une étude documentaire et en une observation non partici~
pante des activités du CMA.
Nous avons trouvé que le comité de gestion du CMA était pres-
qu'inexistant et non fonctionnel. L'équipe cadre assurait sa gestion
financière. son approvisionnement en médicaments essentiels géné-
riques et celui des 8 CSPS du district.
Elle a réalisé peu de supervisions dans les CSPS (4 supervisions
par CSPSj en 1996.
Le CMA regoupait 70.1 (1'0 du personnel du district, mais ne dis-
posait pas encore de tous les agents et de toutes les unités sanitaires
préconisées par la politique sanitaire nationale. L'ensemble des activi-
tés préventives et curatives requises pour un hôpital de district a été
réalisé par ce CMA en 1996.
Les charges de travail variaient d'un poste à l'autre: 19 patients
par infirmier et par semaine au niveau des consultations générales.
0.36 accouchement par jour et par agent au niveau de la maternité.
L'indice d'occupation moyenne de lit était peu élevé (25.6 %) et le
taux de mortalité hospitalière relativement faible (39.3 0/00).
Nous pensons qu'un renforcement du per~onnel et des unités
sanitaires du CMA pourrait contribuer à améliorer son efficience.
Mots cl~. : Centre MédlC'c:11 avec antenne chirurgicale (Hôpital de
district) / District sanitalre/Diébougou