UNIVERSITE DE OUAGADOUGOU
BURKINA FASO
FACULTE DES SCIENCES DE LA SANTE
(F.S.S.)
SECTION DE MEDECINE
Année universitaire 1996·1997
L'ANEMIE MATERNELLE AU MOMENT DE L'ACCOUCHEMENT A LA
MATERNITE DU CENTRE HOSPITALIER NATIONAL SANOU SOURO:
PREVALENCE ET CONSEQUENCES POUR LA MERE ET L'ENFANT.
THESE
Présentée et soutenue publiquement le 7 Février 1997
Pour l'obtention du
GRADE DE DOCTEUR EN MEDECINE (DIPLOME D'ETAT)
par: Yissou DAO
Né le 1 Mai 1968 à Pompoï (Burkina Faso)
Directeur de thèse
Président du Jury: Pr Ag François R TALL
Pr Ag Biblane KONE
Membres du Jury: Pr Ag Bibiane KONE
codirecteur de thèse
Dr Issa SANOU
Dr Boubacar TOURE
Dr Harouna SANON

UNIVERSITE DE OUAGADOUGOU
Faculté des Sciences de la Santé
-
(F.S.S.)
LISTE DU PERSONNEL ADMINISTRATIF
Doyen
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Académiques et Directeur de la
Section Pharmacie (VDA)
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et de la Vulgarisation (VDR)
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Section Médecine
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Sécretaire Principal
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Reprographie
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UNIVERSITE DE OUAGADOUGOU
Faculté des Sciences de la Santé
, (F.S.S.)
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et chirurgie
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Epidémiologie Parasitologie
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Chirurgie
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Oto-Rhino-Laryngologie
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Anesthésie-Réanimation
Physiologie
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Anesthésie-Réanimation
Physiologie
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Psychiatrie
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Radiologie
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Radiologie
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ORL
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Hématologie
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Physiologie
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Bactériologie Virologie
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Gynécologie-Obstétrique .
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Physiologie
Mission de l'université libre de Bruxelles (ULB)
Pro Marc VAN DAMME
Chimie analytique-Biophysique
Pro V. MOERS
Galénique

DEDICACES
1
1

A tout le peuple Burkinabé
En témoignage des sacrifices consentis pour notre formation.
A toute ma famille
En raison du soutient constant qui nous a été apporté.
A tous mes collègues et amis
Pour leur aide précieuse apportée.
A Monsieur Téguera Ouéssou
Vos conseils et votre aide ont été profitables pour nous.

A NOS MAITRES ET JUGES

A NOTRE MAITRE ET PRESIDENT DU JURY
Le professeur Agrégé François René TALL, chef de service de Pédiatrie du
CHNSS de Bobo Dioulasso.
Nous avons eu la chance de bénéficier de vos connaissances scientifiques.
Votre méthodologie et votre rigueur dans le travail ont été pour nous de bons
exemples. C'est un grand honneur que vous nous faites en acceptant de
présider notre jury.
A NOTRE MAITRE ET DIRECTEUR DE THESE
Le professeur Agrégé Bibiane KONE, chef de service de gynéco-obstétrique du
Centre Hospitalier National Valgado Ouédraogo.
C'est un privilège que vous nous avez accordé en acceptant d'assurer la
direction de ce travail malgré vos multiples occupations. Notre passage dans
votre service a été l'occasion pour nous de nous imprégner de vos qualités
humaines et professionnelles qui nous servent de ligne directrice.
A NOTRE MAITRE ET JUGE
Le Docteur Issa SANOU Pédiatre au service de pédiatrie du Centre Hospitalier
National Valgado Ouédraogo.
Nous avons eu la chance de bénéficier de vos enseignements. Nous ne
saurons que vous dire merci.
A NOTRE MAITRE ET JUGE
Le Docteur Harouna SANON
Nous n'avons malheureusement pas bénéficié de vos connaissances
scientifiques. Vous nous faites cependant l'honneur de juger ce travail.

1-========--........
R........
E.......
M.......
E=R........
C=IE=M=E=N=T=S======d

Au Docteur Boubacar TOURE
Pour le suivi constant, la correction, la grande disponibilité, l'intérêt et la
pertinence de vos conseils prodigués durant la rédaction. Trouvez à travers ce
travail l'expression de nos remerciements les plus sincères.
Au Docteur Nicolas MEDA.
Vous nous avez proposé le sujet et vous avez été un guide très précieux qui
malgré ses occupations a toujours répondu à nos sollicitations. Nos mots sont
étroits pour exprimer notre profonde gratitude.
A Simon COUSENS
Pour l'élaboration du projet et l'analyse des résultats du travail.
A Ibrahim DIALLO
Pour son aide dans la saisie des données et son soutient constant et
permanent durant tout le travail.
A Bernadette KAN KI
Pour sa bibliographie qu'elle a bien voulu mettre à notre disposition.
A l'ensemble du personnel du CHNSS et du CHNYO en particulier tous ceux qui ont
participé à notre formation et qui ont facilité la réalisation de notre enquête.
A Bernadette YABRE et à MaÎmouna SANGARE
Pour leur apport dans la collecte des données.
A Madame Bibata SOMA
Pour sa précieuse bibliographie.
A Monsieur et Madame SOMBIE
Pour le soutient qu'ils nous ont apportés.
A tous mes amis
A tous les stagiaires internés
A tous ceux qui ont oeuvré à faciliter la réalisation de ce travail.
Nous dirons tout simplement merci.

PAR DELIBERATION, LA FACULTE DES SCIENCES DE LA
SANTE A ARRETE QUE LES OPINIONS EMISES DANS LES
DISSERTATIONS QUI SERONT PRESENTEES DOIVENT
ETRE CONSIDEREES COMME PROPRES A LEURS
AUTEURS ET QU'ELLE N'ENTEND LEUR DONNER AUCUNE
APPROBATION NI IMPROBATION.

TABLE DES MATIERES
1. Introduction
3
2. Généralités sur l'anémie
6
3. Justification de l'étude
21
4. Objectifs
25
5. Méthodes de travail
27
6. Résultats
33
6.1 Caractéristiques épidémiologiques
33
6.2 Les antécédents pathologiques
36
6.3 Le taux d'hémoglobine maternelle
37
6.4 Les caractéristiques des nouveau-nés
46
7. Discussion
55
7.1 La prévalence de l'anémie à l'accouchement
55
7.2 Caractéristiques épidémiologiques
56
7.3 Les antécédents pathologiques
58
7.4 Les facteurs de risque
59
7.5 Pronostic foeto-maternel
63
8. Conclusion Recommandations
69
9. Bibliographie
72

INTRODUCTION
1
1
2

1-lntroduction
L'anémie constitue dans les pays en voie de développement, un véritable
problème de santé publique. C'est une affection très répandue qui touche tous les
continents, avec une prévalence globale estimée à 30 % (10). La population cible est
représentée par les enfants d'âge préscolaire et les femmes enceintes. On estime que
43 % des enfants âgés de 1 à 4 ans à travers le monde sont anémiés (13). Ce taux
atteignait 70 % au sein du même groupe au Burkina (49). L'ampleur du problème chez
les femmes enceintes dans le monde est représentée dans le tableau 1.
Tableau 1Estimation de la prévalence de l'anémie chez les femmes enceintes dans
le monde (1988).
Région
Femmes enceintes ayant un taux d'hémoglobine
inférieur à 11 g/dl
Pourcentage
Milliers
Monde
51
58270
Afrique
52
11450
Asie
60
40140
Amérique Latine
39
4030
Océanie
71
130
Europe
17
920
Amérique du Nord
17
570
Source: OMS Information suries activités dans le Monde 1993, N°11 Mars-Juin 1993, p 2.
Plus de 50 % de la population Africaine en est atteinte (38). Au Burkina, une
étude de la prévalence chez les femmes en âge de procréer dans la ville de Bobo
Dioulasso rapportait un chiffre de 71,4 % (52). Dans la population féminine, elle
prend une part importante dans la forte mortalité enregistrée dans les différents
hôpitaux. Ainsi, à Kampala en Ouganda (23), et au Nigeria (37), l'anémie par
3

hémorragie représentait au cours de la grossesse la deuxième cause de mortalité
maternelle.
Plusieurs méthodes de lutte contre l'anémie ont été initiées à travers le
monde. Selon le contexte local, la stratégie adoptée est la plupart du temps, une
combinaison des méthodes suivantes:
- l'éducation nutritionnelle;
- la fortification en fer des aliments consommés;
- la planification familiale;
- la lutte contre les parasitoses et la supplémentation martiale qui est la plus
privilégiée chez la femme enceinte.
Un intérêt particulier doit être accordé à l'identification des précurseurs de la
persistance de la prévalence élevée de l'anémie. ce problème doit également
amener, à mettre sur pied des mécanismes de lutte efficaces permettant d'amoindrir
le retentissement surtout maternel et foetal, si l'on a, à l'esprit les conséquences
parfois dramatiques de son association avec la grossesse.
Nous avons dans ce cadre, et dans l'optique de contribuer au renforcement
des soins pour une maternité sans risque, mené une étude à Bobo Dioulasso au
Burkina Faso. Cette étude fait le point sur la prévalence de l'anémie à
l'accouchement, ses conséquences pour la mère et l'enfant à l'accouchement et
dans le post-partum immédiat. Ce travail servira à proposer ou à renforcer certains
axes d'intervention.
Les multiples étiologies de l'anémie, les mécanismes, la classification et la
prise en charge thérapeutique seront abordés dans un chapitre de généralités.
Après avoir successivement présenté nos objectifs et notre méthode de travail, nous
vous donnerons les résultats. La discussion suivra, puis nous terminerons avec un
chapitre conclusion et recommandations.
4

GENERALITES SUR L'ANEMIE
5

2 Généralités sur l'anémie
2.1. Définition
L'anémie est définie comme une réduction du volume total des hématies
circulantes, appréciée par la diminution de l'hématocrite et du taux d'hémoglobine
(44). Les seuils pathologiques sont fonction de multiples critères qui prennent en
compte l'âge, le sexe, certains états physiologiques (grossesse), l'altitude et
certaines pratiques tel que le tabagisme. Le tableau Il résume les valeurs seuils du
taux d'hémoglobine proposées par l'OMS en fonction de l'âge du sexe et de la
grossesse (10).
Tableau Il Valeurs seuils en dessous desquelles l'anémie est probable.
Valeurs seuils en g/dl
Enfant de 6 mois à 6 ans
11
Femme adulte enceinte
11
Enfant de 6 à 14 ans
12
Femme adulte non enceinte
12
Homme adulte
13
Les variations liées à l'altitude et au tabagisme ont donné lieu à des
ajustements de taux qui sont respectivement représentés dans les tableaux III et IV.
6

Tableau III Ajustement du taux d'hémoglobine en fonction de l'altitude.
Altitude en pieds
Hémoglobine en g/dl
<3000
0,0
3000-3999
+ 0,2
4000-4999
+ 0,3
5000-5999
+ 0,5
6000-6999
+ 0,7
7000-7999
+ 1
8000-8999
+ 1,3
9000-9999
+ 1,6
>10000
+2
Un pied =33 cm
Source (7)
Tableau IV Ajustement du taux d'hémoglobine chez les sujets tabagiques
Caractéristiques
Hémoglobine
Non-fumeurs
0,0
Tous les fumeurs
+ 0,3
% à un paquet par jour
+ 0,3
1 à 2 paquets par jour
+ 0,5
Plus de 2 paquets par jour
+ 0,7
Source (7)
7

2.2. Classification des anémies
Plusieurs classifications ont été proposées. Celle que nous utiliserons est
dérivée de la classification de Leavell et Thorup (44). Cette dernière considère Trois
éléments principaux en ce qui concerne le mécanisme de l'anémie, principal critère.
2.2.1 L'anémie par hémorragie
- Aiguë
- Chronique
2.2.2 L'anémie par hémolyse
-Hémolyse héréditaire
- hémolyse acquise
2.2.3 L'anémie par insuffisance médullaire
- Carence nutritionnelle
- Insuffisance médullaire pure
2.3. Les causes générales des anémies
L'ensemble des étiologies sera abordé en tenant compte des mécanismes
précédemment évoqués.
2.3.1 Les causes des anémies par hémorragies
Les hémorragies aiguës sont le plus souvent la conséquence d'affections
traumatiques ou de pathologies variées, dont la manifestation la plus fréquente est la
survenue d'un choc.
Les hémorragies chroniques par contre sont des causes d'anémie lorsqu'un
déséquilibre s'installe entre la capacité de régénération du sang et les déperditions.
C'est le cas le plus fréquent quand les apports alimentaires en nutriments
érythropoïétiques sont moindres (malnutrition) ou quand les besoins sont
augmentés. Les saignements chroniques observés dans certaines affections
digestives ou gynécologiques peuvent également provoquer ce type d'anémie.
8

2.3.2 Les causes des anémies par hémolyse
Les hémolyses sont caractérisées par une destruction massive des globules
rouges. Elles peuvent être héréditaires ou acquises.
2.3.2.1 Les hémolyses héréditaires
Elles sont en rapport avec une anomalie de la membrane du globule rouge ou
sont d'origine corpusculaire. Selon leurs caractéristiques on peut distinguer:
Les anomalies de la membrane érythrocytaire regroupant les pathologies
suivantes.
- La microsphérocytose héréditaire
- L'elliptocytose
- La stomatocytose
- l'augmentation de la lécithine membranaire.
Le déficit enzymatique du shunt des pentoses et du système du
glutathion dans lequel le déficit en glucose 6-phosphate déshydrogénase est la
pathologie majeure. les autres enzymes déficients sont les suivants:
- La 6-phosphogluconate déshydrogénase;
- le glutathion réductase;
-le glutathion synthétase;
- le glutathion peroxydase.
Le déficit enzymatique de la glycolyse regroupe les cas suivants:
-le déficit en pyruvate kinase qui est le chef de fil puis viennent en désordre;
- le déficit en diphosphoglycéromutase;
- le déficit en triosephosphate isomérase;
- le déficit en phosphoglycérate kinase
- le déficit en atpase et le déficit en glycéraldéhyde 3-phosphate déshydrogénase qui
sont relativement moins fréquents.
9

Les hémoglobinopathies
Ce sont principalement la drépanocytose, l'hémoglobinose C et la
thalassémie. Ces affections peuvent être isolées ou associées.
2.3.2.2 Les hémolyses acquises
Ses origines sont multiples:
les origines peuvent être immunologiques par isoanticorps (réaction
transfusionnelle) ou liées à une immuno-allergie d'origine médicamenteuse
(sensibilité à la pénicilline), ou encore par autoanticorps ( connectivite, secondaire à
une affection maligne).
Elles peuvent avoir une origine mécanique ( anémie hémolytique d'origine
cardiaque ).
Les infections telles que le Paludisme, les pneumonies à pneumocoque, les
septicémies, les infections virales et bactériennes sont également une cause
d'anémie hémolytique.
L'action de certains agents physiques et chimiques, l'hypersplénisme a été
évoquée.
2.3.3 Les causes des anémies par insuffisance de production médullaire
L'anémie peut être due à un dé'ficit en nutriments erythropoïétiques par
carence d'apport, par malabsorption ou par augmentation des besoins ou alors liée à
une insuffisance médullaire pure par défaut de fabrication. Cette situation est la
conséquence de multiples pathologies dues à des agents chimiques, des
médicaments, des irradiations, ou sont d'origine endocrine.
2.4. Particularités sur les étiologies des anémies chez les femmes enceintes en
milieu tropical
On peut distinguer avec Alan Fleming (16) cinq principales étiologies qui
peuvent être isolées ou associées à des degrés variables.
10

2.4.1 Le SIDA
Il a été récemment introduit dans la littérature. Les patients atteints présentent
une anémie et une leucopénie dans 60 à 70 % des cas (53). Le mécanisme de
survenue d'une anémie chez le sidéen est très peu documenté. Surtees et al (47)
ont émis l'hypothèse d'une perturbation du métabolisme des folates. Selon cette
hypothèse, la néoptérine une substance synthétisée en excès par les macrophages
infectés par le virus, entraînerait une inhibition du métabolisme des folates (40).
2.4.2 Le déficit Folique
Sa prévalence varie en Afrique entre 10 et 45 % (19). Il est fréquent chez les
femmes enceintes durant la période de croissance et chez les patients infectés par
le VIH (40). Parmi les causes du déficit folique on peut citer:
-l'accroissement des besoins (7);
- le taux élevé de stéroïdes (7);
mais en zone tropicale, l'hyperplasie érythroïde dans les cas d'hémolyse due au
Plasmodium falciparum et la drépanocytose sont les principales causes (18).
2.4.3 Le paludisme à plasmodium falciparum
Il est dans certaines régions la première cause d'anémie (16). Il entraîne une
anémie par l'hémolyse qu'il engendre et est responsable d'un besoin accru en folate.
Outre l'anémie maternelle qu'elle provoque, l'infection parasitaire est
responsable au demier trimestre de la grossesse d'accouchement prématuré chez
les femmes non immunisées et de retard de croissance chez les semi-immunes (8).
Il contribue aussi à l'anémie anté-natale (8). Il est associé à une fréquence élevée de
mortalité périnatale, à un faible poids de naissance.
2.4.4 Le déficit ferrique
C'est la cause la plus fréquente des anémies nutritionnelles par carence en
nutriments érythropoïétiques (21). Il est la cause d'anémie la plus répandue dans le
monde au cours de la grossesse par accroissement des besoins. La demande en fer
est importante surtout au deuxième trimestre. Cette demande physiologique
11

importante explique la fréquence de survenue de l'anémie ferriprive pendant la
grossesse.
Son apparition ou son aggravation est fonction:
- des réserves maternelles;
- des apports alimentaires;
- des agressions extérieures (parasitoses).
2.4.5 La drépanocytose
Sa prévalence était de 18 % à l'accouchement au Togo (12). Chez les
femmes enceintes atteintes de drépanocytose, la survenue d'une anémie
mégaloblastique par déficit en acide folique est très fréquente en milieu de
grossesse si cette dernière n'est pas bien suivie.
2.5 Les anémies néonatales
Elles seront abordées selon le schéma adopté ci-dessus. Trois grands
groupes seront ainsi traités.
2.5.1 Les anémies néonatales par spoliation sanguine
La spoliation peut intervenir au cours de la période:
prénatale
par transfusion foeto-maternelle;
par transfusion foeto-foetale entre deux jumeaux univitellins;
périnatale
Dans cette période elle est liée à des lésions du placenta ou du cordon;
postnatale (digestives, ombilicales, cutanées, céphalhématome).
2.5.2 Les anémies néonatales par hémolyse
Elles sont découvertes dans un tableau d'ictère avec hépato splénomegalie et
une reticulocytose élevée. On distingue plusieurs causes.
12

Des causes immunologiques dans le cadre d'une incompatibilité foeto-
maternelle diagnostiquée par le test de Coornbs pour l'incompatibilité rhésus, plus
compliqué pour l'incompatibilité dans le système ABD.
Des causes infectieuses (infections sévères néonatales);
des causes toxiques (vitamine K à forte dose chez le prématuré);
la maladie hémolytique constitutionnelle;
les anémies cryptogénétiques.
2.5.3 Les anémies néonatales par insuffisance médullaire
Elles regroupent essentiellement:
- les leucémies aiguës néonatales;
-la maladie de Blackfan-Diamond.
Dans tous les cas le nombre de globules rouges est inférieur à 5 millions et le
taux d'hémoglobine inférieur à 15 g/dl (41).
2.6. Les conséQyences de l'anémie
2.6.1 Sur la capacité physique
La relation entre la baisse des performances physiques et le taux
d'hémoglobine a été signalée par plusieurs études effectuées en Indonésie (5), par
une diminution des surfaces cultivables, corroboré par l'étude de Basta (6).
L'amélioration de ces mêmes performances par une supplémentation ferrique
soulève du même coup la responsabilité du déficit ferrique et ses conséquences
socio-économiques.
Des études expérimentales en faveur d'une diminution de l'activité dans le
muscle strié du glycérophosphate déshydrogénase, réversible également avec la
thérapie martiale ont été faites (14). Pour Andersen (2), le facteur majeur de cet état
pathologique demeure la diminution de la capacité d'oxygène transportable car
l'anomalie persiste avec l'induction d'un déficit prolongé en fer même en l'absence
d'anémie.
13

2.6.2 Sur la grossesse
Les conséquences maternelles et foetales de l'anémie en rapport avec une
augmentation du risque de morbidité et de mortalité ont été rapportées dans la
littérature. Les études menées sur le sujet aboutissent souvent à des conclusions
divergentes. Ces divergences peuvent être liées à la différence des populations
étudiées, aux méthodes de travail, ou à certains facteurs confondants passés
inaperçus. Nous nous contenterons seulement d'énumérer les conséquences: il
s'agit du risque élevé d'hémorragie de la délivrance (7), d'infection puerpérale (7), de
décès pour la mère, d'accouchement prématuré (54), de détresse vitale néonatale,
de faible poids de naissance, de décès chez l'enfant.
2.6.3 Sur la fonction immunitaire
L'ensemble des études menées sur le sujet fait état d'une susceptibilité
accrue pour les personnes qui souffrent d'une anémie d'origine ferriprive, à
développer une infection. L'effet bénéfique de la supplémentation martiale sur cette
susceptibilité a été noté par Andelman (1) chez des enfants. Les mêmes
constatations ont été faites par Basta (6) chez des travailleurs en Indonésie et au
Kenya par des études d'observation.
Un mauvais fonctionnement de la phagocytose (22,44), l'activité déficiente de
la myélopéroxydase (4,9) sont connues dans les déficits ferriques profonds. Il est
cependant difficile de rattacher l'ensemble de ces désordres au déficit ferrique seul
en raison de la possibilité de l'existence de certains facteurs confondants jusque là
méconnus. On peut néanmoins retenir que le déficit ferrique occupe une place
importante dans la survenue d'infection chez les personnes anémiées.
2.7. piagnostic de l'anémie
2.7.1 Le diagnostic clinique
Classiquement, les malades ont une pâleur cutanée et muqueuse, se
plaignent d'asthénie, de malaise, de fatigabilité rapide. En cas d'anémie importante
une défaillance cardiaque peut survenir lorsque les lésions de surcharge graisseuse
au niveau du myocarde sont importantes. De même, lorsque l'hypoxie est marquée,
14

on peut observer des céphalées, une baisse de l'acuité visuelle, un angor et des
épisodes de lipothymie. Certains autres signes peu constants sont en rapport surtout
avec l'affection causale.
2.7.2 Les caractéristiques hématologiques des anémies
Elles seront étudiées en fonction des trois principaux mécanismes
précédemment évoqués.
2.7.2.1 Dans les anémies par hémorragies
Les hémorragies aiguës s'accompagnent très rarement de manifestations
biologiques au début. Dans le cas des anémies liées à des hémorragies chroniques
les manifestations hématologiques sont celles en rapport avec une carence martiale.
On observe alors:
- une diminution du taux d'hémoglobine et de l'hématocrite;
- une microcytose avec hypochromie et poïkilocytose;
- une diminution du fer sérique et du coefficient de saturation de la sidérophilline;
- des leucocytes et des plaquettes qui sont normaux;
- l'absence de sidéroblastes au niveau de la moelle;
- un taux de ferritine au dessous de 15 ng/ml;
- une augmentation de la concentration sanguine de la transferrine.
2.7.2.2 Dans les anémies par hémolyse
Nous allons à ce niveau distinguer deux types d'hémolyse: l'hémolyse
intravasculaire et l'hémolyse extravasculaire. Dans les deux cas, il y a augmentation
du taux sanguin de réticulocytes (hématies granuleuses).
2.7.2.2.1 L'hémolyse intravasculaire
Elle se caractérise par:
- une anémie;
- une chute du taux d'haptoglobine;
- une hémoglobinémie;
15

- une méthémalbuminémie;
- une bilirubinémie élevée;
- une hémosidérinurie.
2.7.2.2.2 L'hémolyse extravasclJlaire
Elle se manifeste par une anémie associée à l'absence d'hémoglobinémie et
d'hémoglobinurie.
2.7.2.3 Le cas des anémies non régénératrices
On désigne sous ce nom le groupe des anémies liées:
-au déficit en fer déjà abordé;
-au déficit en folates ou vitamine B 12 réalisant l'anémie mégaloblastique;
-les insuffisances médullaires pures comprenant l'aplasie médullaire et la
myélophtisie.
2.7.2.3.1 Caractéristiques hématologiques des anémies mégaloblastiques
Le déficit en vitamine B12 associe une anémie mégaloblastique, une
leucopénie avec présence de polynucléaires hypersegmentés, une thrombopénie
modérée. Une achloridrie histamino résistante y est associée. Le taux sérique de
vitamine B 12 est abaissé. La présence d'excrétion urinaire d'acide methyl malonique
est fréquente ainsi qu'une malabsorption de vitamine la B 12. Elle est de plus
caractérisée par une crise reticulocytaire quatre à six jours après le début de
l'administration parentérale de cette même vitamine.
Dans le déficit en folate il y a une anémie mégaloblastique et essentiellement
une augmentation de la sécrétion urinaire de l'acide formiminoglutarnique.
2.7.2.3.2 caractéristiques hématologiques des aplasies médullaires
Il Y a une pancytopénie associant une anémie normochrome normocytaire
avec thrombopénie et neutropénie. Le taux de reticulocytes est bas. Le fer sérique
est augmenté avec parfois une capacité de saturation de la sidérophilline à 100 %.
La moelle est hypoplasique ou déserte à la biopsie.
16

Les autres examens hématologiques permettant d'obtenir plus de précision
sont regroupés dans la liste 1.
Liste des examens hématologiques
Dans les anémies par hémorragie:
- dosage de la ferritine sérique;
- détermination de la capacité de transport de la ferritine;
- dosage du fer sérique;
- examen cytologique et bactériologique des urines;
- myélogramme;
- examen des selles;
- détermination du coefficient de saturation de la sidérophilline.
Dans les anémies par hémolyse:
- dosage de la bilirubine non conjuguée;
- electrophorèse de l'hémoglobine;
- dosage de l'haptoglobine;
- goutte épaisse plus frottis sanguin;
- dosage de la protoporphyrine érythrocytaire;
- le test de Coombs;
- hémoculture;
- numération formule sanguine et taux d'érythrocytes granuleux.
Dans les insuffisances médullaires
- dosage des hormones thyroïdiennes;
-dosage du fer des folates et de la vitamine 812;
- test à l'histidine avec mesure de l'excrétion urinaire de l'acide formiminoglutamique;
- test de Schilling;
17

- biopsie médullaire.
Les autres examens:
créatininemie;
sérologie VIH;
vitesse de sédimentation.
Compte tenu de la variation observée dans les normes utilisées nous avons
choisi de ne pas donner des chiffres seuil.
2.8. Le traitement
Il est avant tout étiologique lorsqu'une cause est identifiée. Le traitement
palliatif consiste en une transfusion de sang quand l'anémie est sévère.
Les mesures préventives elles, empêchent la survenue des récidives.
2.8.1 Le traitement des anémies par hémorragie
Dans les hémorragies aiguës, c'est le traitement du choc qui est le principal.
Le traitement des hémorragies chroniques repose sur l'administration de sels de fer
à la dose de 4 à 6 mg/kg en trois prises journalières et du traitement de l'affection
causale.
2.8.2 Le traitement des anémies par hémolyse
Il sera spécifique à chaque étiologie et ne sera pas abordé ici compte tenu de
leur diversité.
2.8.3 Le traitement des anémies par insuffisance de production
Dans les anémies mégaloblastiques, on administrera en cas de déficit en
vitamine B 12 de l'hydroxocobalamine à la dose de 500 à 1000 gammas en
intramusculaire tous les 8 jours puis tous les mois. L'acide folique sera donné à
raison de 10 à 20 mg/jour per os pendant six à dix semaines.
Certaines mesures de prévention générales sont utiles. Parmi elles on peut
distinguer:
18

- l'éducation nutritionnelle qui réduit de façon significative la fréquence de survenue
de l'anémie, mais le changement de comportement est une chose lente à obtenir
quand il s'agit de vaincre les tabous;
- la fortification en fer des aliments consommés;
-la supplémentation martiale en association avec l'acide folique pendant la
grossesse;
- la prévention du paludisme;
- les mesures de santé publique visant à réduire les besoins en fer dus à des
facteurs environnementaux.
19

JUSTIFICATION DE L'ETUDE
20

3-Justification de l'étude
L'anémie est la pathologie la plus fréquente associée à la grossesse
(48,7,21,43). En Afrique, chez la femme enceinte, elle est le plus souvent due à une
carence en nutriments érythropoïétiques (21). Hormis la carence martiale et le déficit
folique, on peut distinguer en plus avec Alan Fleming trois autres étiologies qui se
recrutent parmi le paludisme, la drépanocytose et le SIDA (17).
L'association de l'anémie et la grossesse peut être redoutable pour la mère
car une petite perte sanguine peut entraîner la mort. Au Burkina Faso en 1992 et
1993, les hémorragies obstétricales faisaient de l'anémie, la première cause de
mortalité (32,33).
Des taux élevés d'accouchement prématuré, de faibles poids de naissance,
de décès périnatal liés à l'anémie maternelle, et d'infection maternelle du post-
partum ont été rapportés dans la littérature (7).
La grossesse est un état qui s'accompagne constamment d'un besoin accnJ
en fer. Ce fer est nécessaire pour la synthèse de l'hémoglobine aussi bien maternel
que foetal. La quantité de fer présente dans l'organisme d'un foetus à terme est
d'environ 246 mg, 134 mg environ sont retrouvés dans le placenta et 290 mg environ
sont nécessaires pour l'expansion volemique (7). Dans les conditions normales les
apports alimentaires sont insuffisants pour couvrir les besoins. Le suivi prénatal est
un cadre privilégié et idéal pour l'identification, la prévention et le traitement de
l'anémie par le biais de la supplémentation martiale, le traitement et la prévention de
certaines parasitoses. Il commence cependant à tomber en désuétude. Cette
situation est très remarquable lorsqu'on examine l'évolution de la fréquentation des
formations sanitaires par les femmes enceintes au Burkina Faso (figure 1).
21

35
;ë' 30
~ 25
6 20
:e 15
8. 10
I-+- proportion (%) 1
~
5
c.
O-+--~+-=""",""-,L...-~~
1986
1988
1990
1992
Année
Figure 1, Evolution du taux de fréquentation des formations sanitaires par les
femmes enceintes au Burkina Faso de 1986 à 1993 (34).
Cette tendance générale à la baisse de la fréquentation des formations
sanitaires par les femmes enceintes peut s'expliquer par:
- des services de santés inexistants selon les résultats d'une enquête (34);
-l'éloignement des centres de santé;
- le coût des soins;
- le niveau d'instruction qui joue un rôle important dans la motivation à suivre les
consultations prénatales. A titre indicatif 82 % des femmes n'ont jamais été à l'école.
Les proportions de grossesse non suivies durant la même enquête selon le niveau
d'instruction figurent dans le tableau V.
22

Tableau V Niveau d'instruction et suivi prénatal
Niveau d'instruction
Proportion de grossesse non suivie (%)
Aucun
43
Niveau primaire
16
Niveau secondaire ou supérieur
5
Source (34)
Outre cet aspect, la même enquête démographique et de santé menée
toujours par l'institut national de la statistique et de la démographie (34), révèle que:
- 14 % pour cent des femmes présentent une déficience énergétique chronique;
- 71,2 % des foyers ne disposent pas de toilette;
- La fécondité est précoce (deux femmes sur trois ont eu leur premier enfant avant
l'âge de 19 ans).
De plus l'aménagement grandissant des retenues d'eau peut contribuer à
aggraver la prévalence du paludisme qui représente déjà la première cause de
consultation et la première cause d'hospitalisation (32). Dans certaines régions
tropicales, elle est la première cause d'anémie chez la femme enceinte (16).
L'impact de l'ensemble de ces facteurs sur la prévalence de l'anémie au
moment de l'accouchement ainsi que les complications pour la mère et l'enfant n'ont
pas fait l'objet de recherche au Burkina Faso. Afin de fournir des éléments
d'information pouvant aider à renforcer ou à réajuster certaines stratégies de lutte,
nous avons mené une étude sur l'anémie au moment de l'accouchement à la
maternité du Centre Hospitalier National Sanou Sourô de Bobo Dioulasso. Notre but
étant de déterminer l'ampleur du problème, les complications maternelles et foetales
associées et proposer des approches pouvant conduire à amoindrir le problème.
23

11o....
O_B_JE_C_TI_fS
_
24

4-0bjectifs
4.1. Objectif général
Etudier les conséquences pour la mère et l'enfant à l'accouchement et dans le
post-partum immédiat de l'anémie maternelle à la maternité du Centre Hospitalier
National Sanou Sourô.
4.2. Objectifs spécifiques
4.2.1 Déterminer la prévalence de l'anémie maternelle à l'accouchement à la
maternité du Centre Hospitalier National Sanou Sourô.
4.2.2 Etudier les conséquences obstétricales de l'anémie maternelle à
l'accouchement et dans le post-parfum immédiat à la maternité du Centre
Hospitalier National Sanou Sourô.
4.2.3 Etudier les conséquences périnatales de l'anémie maternelle à la
maternité du Centre Hospitalier National Sanou Sourô.
4.2.4 Proposer des voies de solution au problème de l'anémie maternelle.
25

METHODE DE TRAVAIL
26

5-Méthode de travail
5.1. cadre de l'étude
5.1.2 La ville de Bobo Dioulasso
C'est une ville verte qui est située dans une zone de climat sud soudanien
avec une pluviométrie de 1100 à 1200 mm d'eau par an. Elle constitue avec
Ouagadougou Ouahigouya et Koudougou les quatre principaux centres urbains. Elle
comptait en 1993 372560 habitants inégalement repartis entre trois confessions
religieuses et 25 secteurs. La population de moins de 15 ans représente 46 % (34).
Les taux bruts de mortalité et de natalité étaient de 18,3 pour mille et 51 pour mille et
52 % de la population est active mais le taux d'activité est bas comparativement à
plusieurs villes.
L'administration et le commerce sont les deux branches d'activité
prédominantes. Les structures assurant la couverture sanitaire reposent sur:
les services de santé maternelle et infantile (7 unités) assurant les
consultations pré et postnatales;
les dispensaires (8 unités) assurent le niveau de première urgence en
médecine générale;
Les maternités (dont 4 dans le secteur public et trois cliniques
d'accouchement dans le secteur privé) assurent les accouchements.
Ces structures sont réparties dans onze secteurs de la ville et entre les secteurs
public, para public et privé.
Il existe en plus un centre hospitalier national de référence.
5.1.3 Le Centre Hospitalier National Sourô San ou
C'est l'hôpital de référence de la province du Houet. Un personnel de 346
membres dont 12 Médecins généralistes, 29 Médecins spécialistes et chirurgiens, 8
pharmaciens assurent son fonctionnement.
27

5.1.4 La maternité du Centre Hospitalier National Sourô Sanou
Elle est composée de cinq unités distinctes: une salle d'accouchement, un
service de post-opéré, une unité de suites de couches, une unité de pathologies
gynécologiques et une unité de planification familiale.
Le personnel se compose de cinq Médecins gynécologues, douze sage-
femmes d'état, cinq agents de salle, un attaché de santé, cinq infirmières brevetés,
deux accoucheuses auxiliaires, trois matrones et un agent de bureau.
5.2. Type d'étude
Il s'agit d'une étude transversale qui s'est déroulée du 12 Janvier au 6 Mars
1995 à la maternité du centre hospitalier National Sourô Sanou de Bobo Dioulasso.
Elle avait pour centre d'intérêt, la période d'accouchement et le postnatal immédiat.
5.3. Taille de l'échantillon
Nous avons estimé que la prévalence de l'anémie maternelle serait de 80%.
En acceptant un risque alpha de 5% et une précision (i) de 95% le nombre minimum
de sujets à inclure dans l'étude serait de 246 parturientes. L'échantillonnage adopté
était celui non basé sur la probabilité c'est à dire un échantillonnage accidentel.
Les critères d'inclusion étaient les suivants:
1. femme en travail;
2. grossesse d'âge supérieur à six mois;
3. taux d'hémoglobine obtenu par l'hémoglobinomètre avant
l'accouchement.
Les critères d'exclusion:
1. grossesse gémellaire.
28

5.4. Collecte des données
Recrutement et formation des enquêteurs.
Deux agents de santé de première ligne ont été recrutés et formés à collecter
et à administrer les questionnaires dans la périOde allant du 12 Janvier au 6 Mars de
l'année 1995 dont un avait déjà participé à une étude similaire.
Les sujets retenus pour l'étude étaient soumis en partie à une technique de
recherche qui comportait un interrogatoire oral direct à partir d'un questionnaire qui
permettait de recueillir les informations relatives:
- à l'état civil;
- à la surveillance et aux pathologies de la grossesse actuelle;
- à certains antécédents;
- au déroulement du travail et de l'accouchement;
- aux données du post-partum.
Ces informations sont reparties entre onze sections ( annexe 1).
5.4.1 recueil du consentement éclairé
La fiche de recueil du consentement éclairé était formulée de la façon
suivante: nous sommes entrain de faire une étude portant sur le lien existant entre le
manque de sang dans l'organisme et les problèmes qui peuvent survenir chez la
femme et son enfant pendant l'accouchement et immédiatement après. Pour cela
nous avons besoin de prélever votre sang et nous allons recueillir toutes les
données nécessaires pour l'étude au cours du travail l'accouchement et le post
partum. Nous allons également vous interroger sur un certain nombre de faits relatifs
à la grossesse, votre situation sociale et nous vous examinerons avant votre sortie et
huit jours après. Voulez-vous accepter de participer à l'étude? Vous avez le droit de
refuser.
Les parturientes retenues ont toutes donné leur accord de participation.
29

5.4.2 mesure du taux d'hémoglobine
5.4.2.1 matériel
- Il était composé d'un hémoglobinomètre du type hemoCUE;
- des microcuvettes contenant le réactif et destinées à recueillir les prélèvements
sanguins;
- des vaccinostyles.
5.4.2.2 technique
La femme assise, son médius était soigneusement nettoyé avec un tampon
d'alcool, et légèrement massé pour y concentrer assez de sang. La pulpe du médius
était alors ponctionnée avec un vaccinostyle, et la première goutte de sang nettoyée
avec le tampon d'alcool. Chez le nouveau-né, le prélèvement se faisait également au
niveau du doigt ou des orteils. La deuxième goutte était prélevée avec une
microcuvette par action capillaire. La microcuvette est alors placée sur l'hemoCue
qui donne en moins de 60 secondes la valeur du taux d'hémoglobine en g/dl.
Chaque matin le contrôle de qualité de l'hemoCue était assuré par une microcuvette
de contrôle fournie avec l'appareil.
Une petite étude de validation de l'hemoCue versus coulter counter le 'gold
standard' a été conduite avant chez 14 femmes à la maternité de l'hôpital de Bobo
Dioulasso. Le coefficient de corrélation entre les deux mesures était de 0.99 et
aucun biais systématique de mesure n'a été montré. Une étude de validation a
également été faite en Jamaïque (20).
5.4.2.3 Résultats
5.4.2.3.1 Chez la mère
Trois classes d'hémoglobine ont été définies:
Classe 1. Hémoglobine < 7 g/dl
Classe 2. Hémoglobine> 6,9 g/dl et < 11 g/dl
Classe 3. Hémoglobine> 10,9 g/dl
30

5.4.2.3.2 Chez le nouveau-né
Tous les nouveau-nés de mère porteuse d'un numéro multiple de cinq
devraient être prélevés pour la détermination de leur taux d'hémoglobine. Seuls les
37 premiers selon ce critère ont bénéficié du dosage en raison de contraintes
logistiques.
Ces 37 nouveau-nés ont été divisés en deux groupes selon la présence ou
non d'anémie définie à partir des normes établies par Perlmuter L et Cenac {41}. Les
deux groupes sont représentés dans le tableau suivant.
Tableau VI Valeurs limites du taux d'hémoglobine foetale
Taux d'hémoglobine
< 15 g/dl
Classe anémiée
>= 15 g/dl
Hémoglobine normale
5.5. Saisie et analyse des données
Elles ont été faites avec le logiciel Epi Info version 6. Les proportions ont été
comparées par couple de classe par le test du Chi carré de liaison ou le test exact
de Fisher bilatéral quand ils étaient appropriés. Les moyennes ont été comparées
par le test t de Student quand celui-ci était approprié. Le degré de signification était
de5%.
31

Ii..-
R-E_S_UL_T_AT_S
_
32

6-Résultats
6.1. Caractéristiques épidémiologiques de la popylation
6.1.1 Origines géographiques et motifs d'évacuation
Les origines géographiques sont multiples, 92,7 % sont de la province les 7,3
% restant viennent de 42 villages regroupés en 17 départements dans 7 provinces
différentes. Le taux d'évacuation était de 23,88 %.
Les principaux motifs
d'évacuation sont regroupés dans le tableau VII.
Tableay VII Principaux motifs d'évacuation représentés par classes
Motif d'évacuation
Effectif
Proportion (%)
Dystocies
23
38,98
Affections hémorragiques et anémie
7
11,86
Syndromes vasculo rénaux
4
6,78
Causes foetales
12
20,34
Autres
13
22,04
Total
59
100
Les dystocies représentent le principal motif d'évacuation, et sont suivies par les
causes foetales.
6.1.2 L'âge
Nous avons recruté 247 femmes enceintes âgées de 14 ans à 46 ans pour
notre étude avec une moyenne d'âge de 25 ans. Dans le tableau VIII figure la
répartition selon les tranches d'âge.
33

Tableau VIII répartition de la population de l'étude par tranche d'âge.
Tranche d'âge en années
Effectif
Proportion (%)
< 19
55
22,3
19-34
160
64,7
35-46
32
13
Total
247
100
6.1.3 La gestité
Les données sur la gestité figurent dans le tableau IX
Tableau IX répartition des 247 parturientes selon la gestité
Gestité
Effectif
Proportion (%)
1
81
32,8
2-5
107
43,3
6-14
59
23,9
Total
247
100
6. 1.4 La parité
Le tableau X nous donne les informations relatives à ce paramètre. Nous
avons considéré comme paucipares les parités allant de 1 à 4.
34

Tableay X Distribution des 247 parturientes selon la parité
Parité
Effectif
Proportion (%)
o
86
34,8
1
46
18,6
2-4
67
27,1
5-6
29
11,8
7 et plus
19
7,7
Total
247
100
La majeure partie des parturientes sont des paucipares
6.1.5 Le niveau de scolarisation
La scolarité est grevée d'un taux élevé d'interruption, moins d'une femme sur
deux est scolarisée et 58,7 % ne savent pas lire.
6.1.6 La religion
Il s'agit pour l'essentiel de femmes musulmanes au foyer, avec un statut
marital dominé par le mariage ou le concubinage (83 %). Le tableau XI donne la
répartition des patientes de l'étude selon leur religion actuelle.
Tableau XI Répartition des 247 parturientes selon la religion
Religion
Musulmane Chrétienne
Animiste
Total
Effectifs
181
53
13
247
Proportions (%)
73,29
21,45
5,26
100
35

6.1.7 L'ethnie
IL Y a 15 groupes ethniques d'importance numérique inégale. Les Mossi sont
majoritaires et représentent 24,3 %.
6.2. Les antécédents pathologiques
Les antécédents qui ont fait l'objet de recherche dans cette étude sont
mentionnés dans le tableau XII.
Tableau XII Répartition des antécédents médicaux
Variables
Effectif
Pourcentage
Hypertension artérielle
4
1,6
Diabète
1
0,4
Cardiopathie
3
1,2
Drépanocytose
1
0,4
Allergie à la chloroquine
73
29,6
La proportion des femmes ayant mentionné une intolérance à la chloroquine
est importante. De plus un seul cas de drépanocytose a été relevé parmi les femmes
chez qui les résultats de l'électrophorèse de l'hémoglobine figuraient sur le carnet de
consultation prénatale.
36

6.3. Le tayx d'hémoglobine maternelle
Les parturientes anémiées ont été divisées en deux classes selon la sévérité
de leur anémie. Les taux d'hémoglobine supérieurs à 10,9 g/dl ont également été
regroupés en une et unique classe. Les correspondances sont donc les suivantes:
classe 1. Hémoglobine < 7 g/dl (anémie sévère);
classe 2. Hémoglobine> 6,9 g/dl et < 11 g/dl (anémie modérée);
classe 3. Hémoglobine> 10,9 g/dl (taux d'hémoglobine normal).
Les résultats sont regroupés dans le tableau XIII. Les extrêmes de taux
d'hémoglobine observés sont 2,6 g/dl et 15,50 g/dl.
Tableau XIII Distribution des taux d'hémoglobine chez les mères.
Classes d'hémoglobine
Effectifs
Proportions (%) Cumule (%)
1
16
6,5
6,5
2
149
60,3
66,8
3
82
33,2
100
Total
247
100
On remarque que la prévalence de l'anémie est très élevée. Plus de deux
femmes sur trois sont anémiées à l'accouchement.
L'association entre le taux d'hémoglobine maternelle et certains facteurs a été
recherchée à travers des sous chapitres qui sont présentés ci-dessous.
37

6.3.1 Age et classes d'hémoglobine
Les informations se rapportant à cette rubrique figurent dans le tableau
suivant.
Tableay XIV Age maternel et classes d'hémoglobines
Classe d'âge et effectifs
<19
19-34
35-46
Total
Classe d'hémoglobine maternelle
E
%
E
%
E
%
E
%
1
1
6,25
13
81,25
2
12,5
16
100
2
27
18,12 101 67,78
21
14,1
149
100
3
13
15,85
54
65,85
15
18,30
82
100
E effectif
Les différences observées ne sont pas significatives sur le plan statistique.
6.3.2 Confession religieuse et classes d'hémoglobine
La relation entre le taux d'hémoglobine et les religions existe lorsqu'on
compare le groupe des animistes et celui des
chrétiens. La proportion d'anémie
sévère est plus importante dans le premier groupe de façon significative
(p=O,0099573) que dans le groupe 2. Les différentes proportions sont indiquées
dans le tableau XV.
38

Tableau XV Répartition des femmes selon leur confession religieuse et leur taux
d'hémoglobine des mères.
Religions
Classes d'hémoglobine
Musulmane Chrétienne
Animiste
Total
E
%
E
%
E
%
E
%
1
13
81,25
0
0
3
18,75
16
100
2
114 76,51
29
19,46
6
4,03
149
100
3
55
67,07
24
29,27
3
3,66
82
100
E effectif
La proportion d'anémie sévère est significativement plus importante chez les
animistes par rapport au chrétiens lorsque l'on compare les classes 1 et 2
(p=0,0099573).
6.3.3 Parité et classes d'hémoglobines
La
répartition des femmes de l'étude selon leur parité et leur taux
d'hémoglobine est donnée par le tableau XVI.
Tableau XVI Répartition des femmes selon leur parité et leur taux d'hémoglobine
Groupes de parité
Classes
0
1
2-4
5-6
>6
Total
d'hémoglobine
E
%
E
%
E
%
E
%
E
%
E
%
1
5
31,25
2
12,5
6
37,5
2
12,5
1
6,25
16
100
2
51
34,22
25
16,78
45
30,2
20
13,4
8
5,3
149 100
3
30
36,58
18
21,9
16
19,51
7
8,51
11
13,5
82
100
E effectIf
39

Les analyses statistiques n'ont pas montré une association entre le taux
d'hémoglobine et la parité.
6.3.4 Prophylaxie anti anémique par apport de fer pendant la grossesse et taux
d'hémoglobine
Les données sur la prise de fer durant la grossesse sont représentées sur la
figure 2. La relation entre la prophylaxie anti anémique et le taux d'hémoglobine
manque sur le plan statistique.
plus de 3 mois
moins de 3
13%
: . aucune
.
mois
1
:
• moins de 3 mois
12%
: [] plus de 3 mois
aucune
75%
Figyre 2. Répartition en proportion de 247 parturientes selon la prophylaxie anti
anémique durant la grossesse.
La prise de fer durant la grossesse est un phénomène rare au sein de la
population de cette étude.
40

6.3.5 Prophylaxie anti palustre à la chloroquine et taux d'hémoglobine
maternelle
L'utilisation de la chloroquine pendant la grossesse est précisée sur la figure 3
en prophylaxie
plus de trois
mois
non
27%
22%
I.non
• comme cure
comme cure
o en prophylaxie moins de
13%
trois mois
:
en prophylaxie
Il en prophylaxie plus de
moins de trois
trois mois
mois
38%
Figure 3. Utilisation de la chloroquine pendant la grossesse
L'utilisation de la chloroquine en prophylaxie anti palustre est également un
phénomène peu courant. Sur le plan statistique, sa
liaison avec le taux
d'hémoglobine manque.
6.3.6 géophagie et classes d'hémoglobines
La géophagie est une pratique liée à une pulsion née du désir persistant à la
consommation de substances d'origine tellurique. La distribution de cette pratique en
fonction du taux d'hémoglobine maternel figure dans le tableau suivant.
41

Tableau XVII distribution de la pratique de la géophagie selon le taux d'hémoglobine
Géophagie
Classes d'hémoglobine
Oui
Non
Total
E
%
E
%
E
%
1
10
62,5
6
37,5
16
100
2
48
32,2
101
67,8
149
100
3
17
20,7
65
79,3
82
100
Total
75
30,3
172
69,7
247
100
E effectif
L'existence de cette pratique est très prononcée au sein de la population des
femmes à taux d'hémoglobine très bas «7g 1 dl ). Sur le plan statistique, la
proportion des femmes s'adonnant à la géophagie est significativement plus
importante dans la classe 1 (p=0,00359033 ; chi 2=5,81
; RR=1 ,94), par
comparaison à la classe 2 et aux classes 2 et 3 réunies (p=0,0038448 chi2 =8,36). Il
n'y a pas
de différence significative entre les proportions observées dans les
classes 2 et 3.
6.3.7 Consultations prénatales et classes d'hémoglobines
Le tableau XVIII nous donne la répartition selon le nombre de consultation
prénatale
suivie
en fonction du taux d'hémoglobine.
Sept
parturientes
ne
possédaient pas de carnet de consultation prénatale.
42

Tableau XVIII Taux d'hémoglobine et consultations prénatales.
Nombre de CPN suivie
Classes d'hémoglobine
0-1
2
3 et plus
Total
1
1
3
10
14
2
17
29
99
145
3
9
16
56
81
Total
27
48
165
240
CPN =Consultation Prénatale
Il n'existe pas de liaison entre le taux d'hémoglobine maternelle et le nombre de
CPN suivi.
6.3.8 Hémoglobine et complications maternelles
Les complications maternelles étudiées sont les suivantes:
-l'infection au troisième jour post-partum;
-le décès;
- l'hémorragie intrapartum.
6.3,8.1 Hémorragie intrapartum
Les données de l'hémorragie intrapartum en fonction du taux d'hémoglobine
maternel sont mentionnées sur la figure 4.
43

• présence
• absence
100
-
80
f1.
-c 60
o
l 40
~ 20
o
c1asse1
classe 2
classe 3
Classes d'hémoglobine
Figure 4. Distribution de 247 parturientes selon la présence ou non d'hémorragie
intrapartum en fonction de la classe d'hémoglobine.
L'hémorragie intrapartum est plus fréquente chez les femmes sévèrement
anémiées. Elle est associée à l'anémie sévère sur le plan statistique (p=O,0002)
avec un risque relatif de 15,52 pour les femmes de cette classe. Comparaison faite
par rapport à la classe 2.
6.3.82 Infection maternelle
La figure 5 montre la répartition en fonction du taux d'hémoglobine des cas
d'infection maternelle observée dès le troisième jour.
44

100
~
- 80
c
o
60
1::
&.
40
e 20
D.
o
classe 1
classe 2
classe 3
• présence
Classes d'hémoglobine
• absence
Figure 5, Répartition de 237 parturientes selon la présence ou non d'infection dans
le post-partum, en fonction du taux d'hémoglobine
Sur le plan statistique il existe une liaison forte entre l'infection du post partum
et l'anémie maternelle pour des valeurs très basses du taux d'hémoglobine (classe
1) (p = 0,0484778) par comparaison avec les classes 2 et 3 prises ensemble.
6,3.8,3 Décès maternel et classes d'hémoglobine
La distribution des décès maternels en fonction du taux d'hémoglobine
maternelle est illustrée dans le tableau suivant.
45

Tableau XIX Répartition du statut vital des mères selon la classe d'hémoglobine
Statut vital
Classes d'hémoglobine maternelle
Décédées
Vivantes
Total
E
%
E
%
E
%
Classe 1
2
12,5
14
87,5
16
100
Classe 2
1
0,67
148 99,33
149
100
Classe 3
0
0
82
100
82
100
E effectif
La proportion de décès est significativement plus importante en cas d'anémie
sévère comparativement aux classes 2 et 3 prises ensemble p=0,0113981 avec un
risque relatif de 11,62.
Aucun cas d'hémorragie de la délivrance n'a été noté.
6.4. CaractéristiQyes des noyveau-nés
6.4.1 Les poids des nouveau-nés
Ils sont regroupés par classe dans le tableau XX. La valeur moyenne est de
2789g.
Tableay XX Distribution de 247 nouveau-nés selon le poids de naissance
Poids (grammes)
Fréquence
Proportion en (%)
<2500
63
25,5
2500-3000
104
42,1
3001-3500
50
20,2
3501-4090
30
12,2
Total
247
100
Un enfant sur quatre a un faible poids de naissance à l'accouchement. Il n'y a
pas de liaison entre le poids de naissance et l'anémie sur le plan statistique.
46

6.4.2 Les mensurations
Les valeurs moyennes du périmètre crânien, du périmètre brachial et de la
taille figurent dans le tableau XXI.
Tableau XXI mensurations moyennes des nouveau-nés de l'étude
Paramètre
Valeur moyenne
Périmètre crânien
32 cm
Périmètre brachial
10 cm
Taille
50 cm
6.4.3 Poids du placenta et classes d'hémoglobine
Le poids du placenta est le sixième du poids foetal à terme dans les
conditions normales. Les poids placentaires ont été regroupés dans trois classes
selon qu'ils sont supérieurs, inférieurs ou égaux au sixième du poids du foetus. Les
données en fonction du taux d'hémoglobine maternelle sont regroupées dans le
tableau XXII.
Tableau XXII hémoglobine maternelle et poids du placenta.
Poids du placenta
Classes d'hémoglobine maternelle
A*
B*
Total
E
%
E
%
E
%
Classe 1
3
18,75
13
81,25
16
100
Classe 2
13
8,72
135
90,60
148
100
Classe 3
7
8,53
75
91,46
82
100
..
A* pOIds mféneur au SIXIème du pOIds foetale
B* poids supérieur au sixième du poids foetale
E effectif
47

Aucune liaison statistique n'a été décelée entre les deux variables. Le seul
cas ou le poids du placenta est égale au sixième du poids foetal ne figure pas ici.
6.4.4 Le taux d'hémoglobine des nouveau-nés
Chez les nouveau-nés deux classes d'hémoglobine ont été définies par
rapport aux normes établies par Perlmuter et Cenac (41). Les différentes fréquences
observées figurent dans le tableau XXIII. La valeur minimale du taux d'hémoglobine
observée dans cette population était de 7,9 g/dl et la valeur maximale de 20,80 g/dl.
Quarante et neuf nouveau-nés devraient bénéficier du dosage du taux
d'hémoglobine à la naissance. Ce nombre s'est vu réduit à 37 pour des raisons liées
à des contraintes logistiques.
Tableau XXIII Répartition de 37 nouveau-nés selon le taux d'hémoglobine
Taux d'hémoglobine
Effectif
Proportion ( %)
< 15 g/dl
18
48,6
>= 15 g/dl
19
51,4
Total
37
100
On remarque que la proportion de nouveau-nés anémiés est importante.
6.4.5 Complications foetales et taux d'hémoglobine maternel
Les complications étudiées chez les nouveau-nés sont les suivants:
- le faible poids de naissance;
- l'infection néonatale au 3° jour;
- la souffrance foetale aiguë;
- la mortinatalité et la mortalité néonatale précoce;
- la prématurité;
- l'anémie foetale.
48

6.4,5.1 Le poids de naissance
Les valeurs moyennes des poids de naissance sont représentées par classe
d'hémoglobine dans le tableau XXIV.
Tableau XXiV. Valeurs moyennes des poids de naissance par classe d'hémoglobine
maternelle.
Classe d'hémoglobine maternelle
Poids moyen (g)
1
2493,125
2
2831,570
3
2771,707
Le poids moyen de naissance dans le groupe des femmes souffrant d'une
anémie sévère est nettement inférieur à celui des classes 2 et 3 (p=0,046776), qui
ne diffèrent pas entre elles sur le plan statistique.
6.4,5.2 Les mensurations du foetus selon les classes d'hémoglobine maternelle
Les valeurs moyennes des différentes mensurations des nouveau-nés par
classe d'hémoglobine sont regroupées dans le tableau XXV.
Tableau XXV Valeurs moyennes des mensurations du nouveau-né par classe
d'hémoglobine maternelle.
Classe d'hémoglobine maternelle Taille (cm) P.C (cm) P.S (cm)
1
48,200
31,733
10,066
2
48,870
32,233
10,458
3
48,980
32,089
10,405
P. C périmètre crânien.
p.a périmètre brachial.

49

Il n'y a pas de relation entre le taux d'hémoglobine et les valeurs moyennes
des paramètres étudiés.
6.4.5.3 La prématurité selon le score de Finnstrôm par classe d'hémoglobine
Le score de Finnstrôm ou score de maturité du nouveau-né a permis de
distinguer deux classes de nouveau-nés. Il s'agit des prématurés et les enfants nés
à terme. Ils ont été rangés selon le taux d'hémoglobine maternel dans le tableau
XXVI.
Tableau XXVI Statuts de maturité foetale et taux d'hémoglobine maternelle
Statut de maturité
Classes d'hémoglobine maternelle
Prématuré
A terme
Total
E
%
E
%
E
%
Classe 1
5
31,25
11
68,75
16
100
Classe 2
34
22,82
115
77,18
149
100
Classe 3
16
19,51
66
80,49
82
100
Les analyses statistiques n'ont pas montré d'association entre l'anémie et la
prématurité.
6.4,5.4 la mortinatalité et la mortalité néonatale précoce et classes d'hémoglobine
maternelle
Ces deux paramètres rassemblent trente et cinq cas de décès, soit un taux de
mortalité de 141,7 pour mille.
La distribution des nouveau-nés selon ces deux paramètres en foncti.on du
taux d'hémoglobine maternelle est représentée dans le tableau XXVII.
50

Tableau XXVII Distribution des nouveau-nés selon la mortalité périnatale et le taux
d'hémoglobine des mères.
Statut vital
Classes d'hémoglobine maternelle
Décèdes
Vivants
Total
E
%
E
%
E
%
Classe 1
6
37,5
10
62,5
16
100
Classe 2
19
12,75
130
87,25
149
100
Classe 3
10
12,2
72
87,80
82
100
E effectif
Le lien entre l'anémie maternelle et la mortalité enregistrée chez les nouveau-
nés existe en cas d'anémie sévère (p=O,0056572). Les proportions observées dans
les classes 2 et 3 ne diffèrent pas sur le plan statistique.
6.4.5.5 L'infection néonatale et classes d'hémoglobine
Son ampleur est précisée dans le tableau XXVIII
Tableau XXVIII Infection Néonatale (3° jour) et taux d'hémoglobine maternelle.
Présence d'infection
Classes d'hémoglobine maternelle
Oui
Non
Total
E
%
E
%
E
%
Classe 1
1
6,25
9
93,75
10
100
Classe 2
1
0,67
129
99,33
130
. 100
Classe 3
5
6,1
67
93,9
72
100
E effectIf
Il n'y a pas d'association entre l'anémie maternelle et l'infection néonatale.
51

6.4.5,6 La souffrance foetale aiguë et classe d'hémoglobine maternelle
Le tableau XXIX donne les informations sur l'existence de souffrance foetale
aiguë selon le taux d'hémoglobine maternel.
Tableau XXIX Souffrance foetale aiguë et taux d'hémoglobine maternelle.
Souffrance foetale aiguë
Classes d'hémoglobine maternelle
Oui
Non
Total
E
%
E
%
E
%
Classe 1
5
45,45
6
54,55
11
100
Classe 2
40
27,77
104
72,23
144
100
Classe 3
25
34,72
47
65,28
72
100
Les analyses statistiques ne mettent pas en exergue une liaison entre le taux
d'hémoglobine et la souffrance foetale aiguë.
6.4,5.7 Hémoglobine foetale et hémoglobine maternelle
La
répartition de l'hémoglobine foetale en fonction
de l'hémoglobine
maternelle est mentionnée dans le tableau XXX.
52

Tableau XXX Répartition de 37 taux d'hémoglobine foetale en fonction de
l'hémoglobine maternelle.
Taux d'hémoglobine foetale
Classes d'hémoglobine maternelle
<15
>=15
Total
E
%
E
%
E
%
1
3
75
1
25
4
100
2
11
45,83
13
54,17
24
100
3
4
44,45
5
55,55
9
100
Le lien entre le taux d'hémoglobine maternelle et foetale manque sur le plan
statistique.
53

1
DISCUSSION
1
54

7 Discussion
La prévalence de l'anémie, les caractéristiques épidémiologiques, certains
antécédents pathologiques, les facteurs de risque, les complications maternelles et
foetales exprimées en terme de pronostic, feront l'essentiel des chapitres que nous
aborderons en ce qui concerne la partie discussion et commentaire de notre travail.
7,1 La prévalence de l'anémie à l'accouchement.
La prévalence de l'anémie est élevée aussi bien chez les mères (66,8 %) que
chez les nouveau-nés (48,6 %).
Diallo et collaborateurs au Mali (11), trouvent une prévalence de 60 % chez
les mères et 22,8 % chez les enfants. Au Togo, ces valeurs deviennent
respectivement 48 % et 30 % (12).
Cette disparité des résultats ne nous étonne guerre lorsqu'on met en
opposition les critères de définition de l'anémie d'une part et les critères d'inclusion
de l'autre. En effet, chez les nouveau-nés: Diallo et al (11) ont considéré un seuil de
13 g/dl, 14 g/dl dans l'étude de Dop (12), valeurs qui sont nettement au-dessous de
la notre qui est de 15 g/dl.
Chez les mères, les hémorragies et hospitalisations pendant la grossesse,
l'hypertension artérielle lors de l'examen, l'anémie grave (taux d'hémoglobine
inférieur à 8 g/dl) étaient au Togo des critères d'exclusion qui n'ont pas été pris en
compte dans notre étude. Au Mali et par rapport à notre travail, d'autres critères ont
été considérés. Il s'agit de l'absence d'hémoglobinopathie, température maternelle
inférieure à 38 au moment de l'accouchement, grossesse menée à terme sans
complications, et des taux de plaquettes et de leucocytes normaux. Cette prévalence
élevée reflète le recrutement d'un service qui est la maternité de références recevant
tous les cas d'anémie dont la prise en charge relève de la transfusion sanguine. Sept
provinces étaient concernées par les évacuations et une femme sur dix était
concernée par ce motif soit 2,8 % de cas d'anémie parmi ces évacuées. Même si cet
aspect est pris en compte, la prévalence demeure très élevée en matière de
55

pathologie. Elle a l'intérêt d'apporter des données précises et concrètes qui
devraient amener à déboucher sur des attitudes pratiques.
L'impact des variations saisonnières sur cette prévalence n'a pu être apprécié
car l'étude s'est déroulée seulement sur un trimestre.
7.2. Les caractéristiques épjdémjologiqyes
La plupart des variables socio-démographiques telles que l'âge, la gestité, ne
sont pas liées au taux d'hémoglobine. Cette constatation a également été faite par
Yaméogo (52).
A Lomé comme dans d'autres pays Africains, Les parités élevés ne
représentent pas un facteur de risque de l'anémie (12). Dans certains pays
Notamment au Nigeria et en Côte d'Ivoire, La primiparité constitue un facteur de
risque d'anémie (12). Cette relation semble être en rapport avec l'infestation palustre
qui est très fréquente en milieu de grossesse et de façon significative lors de la

première et de la deuxième grossesse (8). Cette infestation semble être favorisée
par la baisse de l'immunité pour permettre une meilleure tolérance du foetus. Dans
notre étude, aucun lien entre l'anémie et la parité n'a été décelé. Cette constatation
est contraire à celle faite dans une étude sur la prévalence de l'anémie chez les
femmes en âge de procréer en Zone urbaine de Bobo Dioulasso. Ainsi Yaméogo
trouve que la proportion des femmes anémiées augmente de façon proportionnelle
avec le nombre de grossesse. IL trouve de plus qu'il ya un risque accru d'anémie à
partir d'un nombre de grossesse égal à cinq et plus (52).
" existe une liaison entre l'anémie et la religion. L'étude des valeurs figurant
dans le tableau (XV) donne les résultats suivants.
La proportion d'anémie sévère est significativement plus importante chez les
animistes que chez les chrétiens ( p=O,0099573). Le lien entre les confessions
religieuses et le taux d'hémoglobine est très peu documenté. Yaméogo (52) trouve
que l'appartenance à la religion musulmane était associée à un risque
statistiquement significatif d'anémie. Les facteurs qui rentrent en ligne de compte
demeurent flous.
56

Chez les animistes beaucoup plus attachés aux valeurs traditionnelles, les
croyances et attitudes peuvent apparaître comme des facteurs de risque importants.
En, effet la communauté n'accueille pas favorablement les femmes qui se
plaignent des symptômes liés à la grossesse constituant un facteur limitant la
fréquentation des centres de santé (51). La conception de la maladie fait intervenir
des considérations mystiques et le traitement repose sur des aumônes et des
sacrifices qui s'ils intéressent la volaille ou du bétail ne seront de toute façon pas
consommés par la femme.
Les interdits en matière d'alimentation sont nombreux chez les femmes en
général et les femmes enceintes en particulier et intéressent les aliments riches en
fer et en protéine (foie, gésier; volaille, viande rouge, oeufs).
Les croyances et attitudes jouent également un rôle assez important. Les
situations suivantes qui sont des résultats d'études effectuées à travers le monde le
montre. En Inde et en Thaïlande beaucoup de femmes enceintes croient que les
comprimés de fer et de vitamines entraînent une augmentation du poids du foetus à
la naissance, ce qui est jugé peu souhaitable car l'augmentation du poids est
associée à un accouchement difficile (51).
Les femmes au Kanara croient que les comprimés de fer sont indiqués en cas
de vomissement de fièvre et de convulsion (51), mais non en cas de faiblesse et
d'anémie (51). En outre elles n'aiment pas les comprimés qu'elles considèrent
comme des médicaments durs et par conséquent difficiles à digérer et qui de
surcroît occupe la même place que le foetus (51).
A Bobo Diou lasso, selon les résultats d'une enquête sociologiques, les
aliments acides comme le citron, les oranges, les mangues vertes et les autres fruits
non mûrs augmentent le liquide amniotique et rendent le travail plus difficile, car il
faut que tout le liquide coule avant que l'enfant ne sorte (24). Le citron a la propriété
de rétrécir et de sécher tout ce qu'il touche; il sèche la peau de l'enfant et rét(écit le
vagin de la mère; ce qui rend l'accouchement difficile (24).
L'ensemble de ces facteurs apparaît de façon générale dans tous les groupes
et pourraient expliquer difficilement les différences observées entre ces deux
57

groupes appartenant à des religions différentes. Les études sociologiques trouveront
ici un intérêt certain.
7.3. Les antécédents pathologiques
L'étude des antécédents pathologiques montre une forte proportion des
femmes qui ont signalé des signes d'intolérance cutanée à la chloroquine. On est en
droit de considérer que 29,6 % des femmes ne prendront plus cette drogue en
prophylaxie. Ce qui représente une proportion assez importante dans la mesure ou
la chloroquine demeure l'antipaludéen le plus accessible et le moins coûteux en
matière de prophylaxie anti palustre pendant la grossesse.
D'un autre côté, seul un cas de drépanocytose a été notifié, soit une
prévalence de 0,40 % contre 18 % dans l'étude de Dop (12). Cette prévalence, loin
de refléter la réalité s'avère très au-dessous des chiffres attendus. On peut devant
.
ce fait être amené à considérer deux situations.
- L'électrophorèse de l'hémoglobine n'est pas un examen demandé
systématiquement.
- L'électrophorèse de l'hémoglobine n'est pas faite par les femmes. Le coût
élevé (3500 f cfa) peut être un frein à l'exécution de cet examen. Cela peut expliquer
la limitation de la demande par le personnel de santé de cet examen afin de réduire
la baisse de la fréquentation des centres de santé en cas de non-réalisation.
Ce qui serait très regrettable car la drépanocytose est l'une des cinq grandes
étiologies d'anémie au cours de la grossesse en zone tropicale d'Afrique (17). Elle
doit donc faire l'objet d'une recherche systématique en vu d'une prise en charge
adéquate. Des dispositions doivent donc être prises pour faciliter l'accès à cet
examen.
58

7.4. Les facteyrs de rjsqye
7.4.1 La géophagie
La géophagie ou consommation de terre, est une pratique très répandue et
dont l'association avec l'anémie sévère existe dans notre étude et est très forte
(p=O,00384). La proportion des cas d'anémie sévère est significativement plus
importante lorsque cette notion existe. Ce fait concorde de près avec les résultats
d'une étude régionale (52). Selon les résultats de cette étude, La géophagie était un
marqueur de l'anémie dans 44,9 % des cas et était associée à un risque élevé
d'anémie. L'Interaction entre cette pratique qui rentre dans le cadre du pica (une
terminologie anglo-saxonne) et le taux d'hémoglobine fait toujours l'objet de
controverses.
Certains auteurs cités par Bonnie pensent que le pica serait à l'origine de
l'anémie par le biais du déficit ferrique qu'il engendre (7). Les mécanismes évoqués
sont:
- une diminution des apports alimentaires aboutissant du même coup à une
diminution en nutriments essentiels;
- une interférence avec l'absorption de certains minéraux tel que le fer;
- Le développement de parasitoses digestives lié à la pratique.
A l'opposé, Coltman cité toujours par Bonnie (7), a montré une rémission
rapide d'une de ces pratiques ( la papophagie ou consommation de glace ) avec la
thérapie martiale. Dans notre série, les facteurs favorisants demeurent inconnus car
non recherchés. Les coutumes, les croyances, les nausées et vomissements, la
transmission de pratiques mère enfants ont été évoquées dans la littérature (7). On
peut néanmoins considérer que la recherche de la géophagie doit devenir un acte
systématique et sa découverte doit inciter à rechercher une anémie sévère et peut
être une parasitose associée.
59

7.4.2 La prophylaxie anti anémique par le fer
Paradoxalement il n'y a pas de différence significative pour le taux
d'hémoglobine en ce qui concerne la prise ou non de fer pendant la grossesse. Les
travaux menés par Yaméogo (52) donnent les mêmes résultats. Sur l'ensemble de la
population environ 25 % des patientes ont déclaré avoir pris du fer pendant la
grossesse et ce durant une période qui va de moins de 3 mois à plus de trois mois.
Ce constat désolant retrouvé également par Yaméogo (52) à Bobo Dioulasso
(10,7%), par Dop et al (30 %), et par Diallo et al (22,85 %) est d'autant plus important
à souligner que c'est sur la supplémentation martiale que repose les espoirs
d'allégement du problème.
L'administration de fer augmente pourtant, le taux d'hémoglobine pendant la
grossesse aussi bien par voie orale (26,28,45,46) que par voie parentérale (11).
Quatre hypothèses peuvent être ainsi émises pour expliquer cette situation:
1. la prise de fer n'a pas été effective;
2. La prise de fer a été observée mais durant une période relativement courte
de sorte que l'augmentation du taux d'hémoglobine n'a pas été suffisante pour
corriger l'anémie (cas le plus fréquent lorsque la grossesse débute avec un taux
d'hémoglobine relativement bas).
3. Il Y a une malabsorption du fer consécutive à un régime faible en calorie.
Au Burkina, en 1987, l'apport énergétique quotidien était chiffré à environ 2031,4 K
cal. Ce qui est nettement en dessous de la moyenne de 2500 -3000 que requiert les
dépenses énergétiques réelles (49). La malabsorption peut aussi être liée à la forme
de fer ingérée (aspect qualitatif et quantitatif). Dans l'étude de Dop les femmes ayant
reçu des préparations suffisamment dosées en fer avaient un taux d'hémoglobine
plus élevé.
4. Le régime alimentaire est pauvre en nutriments érythropoïétiques autre que
le fer. Dans cette situation, outre le fer, certains éléments tels que les protéines, des
vitamines sont nécessaires quantitativement et qualitativement au déroulement
normal de l'érythropoïèse. Les résultats des travaux menés par certains auteurs dont
60

Dop montrent le lien existant entre l'albuminémie et le taux d'hémoglobine montrant
ainsi l'importance de l'apport protidique dans l'hémoglobinosynthèse.
Selon les résultats d'une enquête démographique et de santé (34), 14 % des
femmes du Burkina souffre d'un déficit nutritionnel chronique. Cette situation peut
être le re'Het d'un apport protidique bas. En effet seul 11 % des dépenses
alimentaires sont allouées à l'achat de viande, de poisson, d'oeuf et de produits de
mer (31). De plus, la consommation de ces produits chez la femme se trouve limitée
par les interdits plus particulièrement chez les Mossi, les Gourmantché et les Lobi-
dagari (39).
L'ensemble de ces facteurs peut expliquer le paradoxe auquel nous sommes
confrontés.
7.4.3 Les consultations prénatales
Il n'y a pas de liaison entre le taux d'hémoglobine et le nombre de
consultations prénatales suivi. L'efficacité des consultations prénatales fait intervenir
essentiellement le personnel médical, les moyens logistiques, et une bonne
collaboration des femmes enceintes. Cette efficacité se trouve donc mise en doute
dans la situation présente.
Les moyens logistiques et le travail du personnel de santé n'ont pas été
examinés dans notre travail.
En rapport avec notre étude les raisons expliquant l'absence de cette
association anémie et consultations prénatales peuvent concerner les femmes,
troisième élément permettant d'obtenir une efficacité des consultations prénatales, et
peut-être le personnel médical. On peut penser que:
- les prescriptions médicamenteuses à visée thérapeutique ou préventive dans le
cadre de l'anémie n'ont pas été faites;
-les prescriptions ont été faites mais les ordonnances n'ont pas été honorées;
- les ordonnances ont été honorées mais certains autres facteurs limitent la prise.
61

Malheureusement aucune donnée dans notre étude ne permet de conforter ces
hypothèses. Une étude dans ce sens permettra d'apporter beaucoup plus de
précisions.
Les principales étiologies des anémies chez les femmes enceintes de notre
étude n'ont pas été étudiées mais un certain nombre de remarques peuvent être
faites.
7.4.4 Sur la carence martiale
La carence martiale s'est avéré la principale cause d'anémie à
l'accouchement à Lomé. Dans notre étude, plusieurs arguments pourraient plaider
en faveur de la grande participation de cette carence dans l'anémie observée dans
la population étudiée.
1. trois femmes sur quatre n'ont pas reçu du fer durant la grossesse, état au cours
duquel les besoins physiologiques se trouvent augmentés et que les apports
nutritionnels ne peuvent couvrir.
2. environ 1000 mg sont nécessaires alors que l'état nutritionnel des femmes du
Burkina n'est pas satisfaisant. En effet, dans l'alimentation du Burkinabé, les
céréales qui sont de médiocres sources de fer biodisponible (16) représentent 42,2
% de la demande (31).
3. parmi les nouveau-nés qui ont bénéficié du dosage du taux d'hémoglobine à la
naissance, 48,6 % étaient anémiés. L'association entre l'anémie foetale et
maternelle n'a pas été mise en évidence dans notre étude. Selon Bonnie (7), le
retentissement foetal de l'anémie maternelle d'origine ferriprive est moindre. La plus
connue des conséquences du dé'ficit ferrique chez la mère demeure la réduction du
stock foetal en fer d'où un risque élevé d'anémie à l'enfance. L'anémie foetale
n'intervient que lorsque l'anémie maternelle est très profonde. En 1988, 36,8 % des
enfants de 0 à 11 mois au Burkina ont été hospitalisés pour cause d'anémie avec un
taux de décès de 45,2 % (35). Cette situation pourrait être le reflet de la
répercussion sur le nouveau-né du mauvais statut en fer de la grossesse (39).
62

La carence martiale apparaît chez 60 % des femmes enceintes si aucune
supplementation n'est entreprise et dans certains cas, elle peut être responsable de
97 % des causes d'anémie (55).
7.4.5 Sur le déficit folique
Certains éléments amènent à penser que la place occupée par le déficit
folique dans l'étiologie des anémies dans notre étude ne doit pas être négligeable.
En effet:
- nous sommes dans une zone d'endémie où le paludisme constitue la première
cause de consultation et la deuxième cause d'hospitalisation (32). 1/ est l'étiologie
principale des carences sévères en folates pendant la grossesse (15);
- les 75 % des femmes qui n'ont pas reçu de supplémentation ferrique n'ont
certainement pas reçu de l'acide folique en supplémentatation, dans la mesure ou le
fer et les folates sont le plus souvent associés dans les préparations anti anémiques
utilisées en prophylaxie pendant la grossesse;
- à un moindre degré on peut évoquer la cuisson prolongée et le réchauffage de la
soupe Africaine qui ont pour effet de détruire les folates (16). La cuisson à elle seule
détruie environ 80 % des folates (7);
- sans oublier le défaut d'utilisation de l'acide folique inhérent aux hormones
stéroïdiennes pendant la grossesse (7).
L'étude des principales étiologies de l'anémie au cours de la grossesse et de
l'accouchement reste souhaitable. Elle apportera des informations précieuses dans
le choix des stratégies de lutte adaptées au Burkina.
7.5. pronostic foeto-maternel
7.5.1 Le pronostic maternel
Trois cas de décès matemel ont été enregistrés tous au sein de la population
des femmes anémiées réalisant un taux de mortalité de 12,14 pour mille (taux
63

national est de 610 pour mille). Une liaison très forte existe (p=O,0113) avec l'anémie
pour des valeurs très basses (hémoglobine < 7 g/dl) avec un risque relatif de 28,8.
Cette situation indique que toute femme anémiée ou susceptible de l'être doit
faire l'objet d'une surveillance très particulière aussi bien qualitative que quantitative
lors de la grossesse, pendant l'accouchement, et dans les suites de couche. En effet
une perte sanguine liée à l'accouchement aussi petite qu'elle soit, peut entraîner la
mort chez une femme anémiée (38). Un second dosage du taux d'hémoglobine dans
le post-partum aurait certainement permis d'avoir une photographie du devenir de
cette population de femmes anémiées. Les activités de surveillance prénatale dignes
de nom doivent trouver leur place dans les maillons de cette chaîne.
Après l'accouchement, deux complications redoutables menacent les femmes
anémiées; l'anémie et l'infection du post-partum. L'infection du post-partum est une
complication fréquente chez la femme anémiée (7). Elle occupe un rang non
négligeable dans la mortalité maternelle enregistrée à la maternité du Centre
Hospitalier National Sanou Sourô qui a servi de cadre d'étude. Sa liaison avec
l'anémie existe dans notre étude avec une proportion statistiquement plus importante
en cas d'anémie sévère (p=O,0484 ). L'appartenance à la classe 1 (hb< 7 g/dl)
confère un risque 7 fois plus élevé de développer une infection par rapport à leurs
associées de la classe 2 et 3. La physiopathologie de cette association reste mal
comprise.
On est tenté de croire selon certains événements que le déficit ferrique est le
principal précurseur de ce désordre. En effet selon des constatations cliniques
supportées par des études expérimentales, Baggs et Miller (4) attribuent cette
susceptibilité aux infections à l'activité déficiente de la myelopéroxydase, enzyme
contenant du fer, trouvée dans les neutrophiles et les macrophages, et nécessaire
en quantité maximale pour tuer les bactéries phagocytées.
Certaines autres complications associées à l'anémie ont été rapportées dans
la littérature. Parmi elles, l'hémorragie de la délivrance (3,7) n'est pas associée à
l'anémie dans notre étude. La réalisation d'une délivrance dirigée chez les femmes
anémiées pour limiter les pertes sanguines peut expliquer l'absence de cette
association.
64

Par contre une association existe avec l'hémorragie intrapartum. En effet la
proportion d'hémorragie intrapartum est statistiquement plus importante en cas
d'anémie sévère (p<O,05). Selon Merger R (30) on observe fréquemment une baisse
des résistances vasculaires pendant la grossesse. Cette baisse peut être brutale au
moment de l'accouchement et être responsable de saignements. Le mécanisme
intime pouvant expliquer la particularité de cet événement chez les femmes
anémiées n'a pas été retrouvé dans la littérature.
7.5.2 Pronostic foetal
Les tests statistiques n'ont pas montré une association entre la souffrance
foetale aiguë, l'infection néonatale, l'anémie foetale et le taux d'hémoglobine des
mères.
7.5.2.1 Le faible poids de naissance
Un enfant sur quatre (25,5 %) avait un faible poids de naissance. Cette
donnée est comparable à celle avancée par les conclusions de l'enquête sur la
mortalité infantile au Sahel (EMIS) citée par Ouédraogo (39). Notre valeur est
supérieure à la moyenne nationale qui était entre 1982 et 1985 de 21 % (50), elle
même supérieure aux valeurs observées durant la même période au Bénin 10 %, 13
% au Mali, 14 % en Côte d'Ivoire, 17 % au Ghana, et enfin 20 % au Niger et au Togo
(50).
Le poids de naissance est sous l'irrHuence de plusieurs éléments. En effet le
terme de l'enfant, le quantième de la grossesse, la stature de la mère et du père,
l'état de santé de la mère et son état nutritionnel sont autant de facteurs documentés
(30) qui n'ont cependant pas été testé dans notre étude.
Les analyses statistiques n'ont pas permis de déceler une association entre le
faible poids de naissance et l'anémie. Par contre le poids moyen des enfants nés de
mère appartenant à la classe 1 est du point de vu statistique nettement inféri~ur par
rapport aux autres moyennes observées (p=O,046776). Cette constatation a
également été retrouvée par Steer et al (42) pour des taux d'hémoglobine <10,5g/dl.
A l'origine se trouverait une souffrance foetale chronique liée à l'anémie. La
malnutrition qui induit une anémie peut de façon indirecte avoir une part de
65

responsabilité. Il a été rapporté dans la littérature que 80 % des insuffisances
pondérales sont liées à la malnutrition de mères. Il est cependant difficile de faire la
part des choses car l'état nutritionnel des mères n'est pas connu.
7.5.2.2 L'accouchement prématuré
La date des dernières règles est un élément qui permet une détermination
assez précise de l'âge gestationnel. Elle demeure cependant inconnue par la plupart
des femmes. L'échographie n'est pas non plus utilisable à raison de multiples
facteurs dont le coût (4000 f CFA) et la disponibilité (un seul échographe pour toute
la ville). Nous avons donc utilisé le score de maturité du nouveau-né proposé par
Finnstrôm dont la détermination fait intervenir des critères morphologiques (voir
annexe 2).
Selon ce score, le taux de prématurité était de 22,2 %. Certains auteurs
comme Murphy (36), Klebanoff (25) ont montré l'association entre la prématurité et
l'anémie. En accord avec cette constatation, Steer (42) trouve également que le
risque d'accouchement prématuré était important en cas d'anémie.
Les résultats de notre travail et ceux de LU (27) aboutissent aux mêmes
conclusions et sont contraires à ceux des auteurs précédents. Même, si l'on
considère avec Merger R (30) qu'un poids placentaire supérieur au sixième du poids
foetal traduit une grossesse jeune, on ne trouve pas de lien statistique avec
"anémie.
Ce désaccord s'explique peut-être par certains facteurs confondants qui sous-
tendent même la survenue de la prématurité. Le paludisme, le déficit ferrique sont
des exemples.
7.5.2.3 Le statut vital du foetus
Onze pour-cent des enfants à l'accouchement étaient des mort-nés ou sont
décèdes dans les heures qui ont suivi la naissance. Le lien de cette variable avec le
taux d'hémoglobine manque même après avoir éliminé les facteurs confondants.
En 1993 au Burkina Faso, le taux de mortalité périnatale était de 365,9 pour
mille et 243,1 pour mille dans la province du Houet. Dans notre étude, 35 cas de
66

décès ont été enregistrés à l'accouchement et dans les trois jours qui ont suivi soit
un taux de mortalité de 141,7 pour mille. Ce taux revêt davantage une signification
péjorative lorsqu'on le compare aux chiffres Africains.
En effet vers 1983 le taux de mortalité périnatal était estimé à 81 pour mille et
94 pour mille en Afrique occidentale. Cette situation extrêmement inquiétante traduit
indirectement la précarité de l'état sanitaire des mères durant la grossesse et
immédiatement après. Les mauvais précédent obstétricaux, le faible poids maternel,
l'absence de soins prénatals, l'hypertension artérielle diastolique, les convulsions
pendant l'accouchement, les hémorragies de l'antépartum et "anémie clinique ont
été d'importants facteurs de risque indépendants identifiés pour la mortinatalité et la
mortalité néonatale précoce (29).
Le lien entre l'anémie et la mortalité périnatale existe dans notre série. La
proportion de décès périnatale est statistiquement plus importante en cas d'anémie
sévère (p=O,OO86). La proportion de décès augmente avec la diminution du taux
d'Hémoglobine.
Le mécanisme le plus souvent évoqué est une diminution aiguë ou chronique
de l'apport d'oxygène au placenta secondaire à la diminution des apports utérins en
rapport avec une baisse importante du taux d'hémoglobine maternelle.
67

CONCLUSION RECOMMANDATIONS
68

Conclusion
Notre étude dans un contexte de faible taux de scolarisation prouve
malheureusement que l'anémie au moment de l'accouchement est fréquente à la
maternité du Centre Hospitalier National Sanou Sourô et est de l'ordre de 66,8 %. Il
apparaît clairement qu'il s'agit d'un problème de santé publique.
La géophagie, apparaît comme un facteur de risque.
Les activités de consultation prénatale dont les objectifs principaux sont entre
autres, l'identification, la prévention et le traitement des pathologies associées à la
grossesse dont l'anémie sont inefficaces.
La prophylaxie anti palustre à la chloroquine, la prophylaxie anti anémique par
la supplémentation ferro folique sont problématiques. La forte proportion
d'intolérance cutanée à la chloroquine facteur limitant son utilisation, la
supplémentation martiale très précaire méritent une attention soutenue.
L'hémorragie intrapartum, le décès maternel et l'infection du post-partum sont
liés au taux d'hémoglobine.
Chez les nouveau-nés, une forte proportion de faible poids de naissance a été
notée. Il n'est cependant pas lié au taux d'hémoglobine des mères de même que
leur taux d'hémoglobine et la prématurité appréciée par le score de maturité. Par
contre la mortalité périnatale et la faiblesse du poids moyen de naissance sont liées
au taux d'hémoglobine des mères.
Beaucoup de choses restent donc à faire dans l'identification, la prophylaxie
et le traitement de l'anémie au cours de la grossesse afin que l'issue de cette
dernière soit meilleure.
Est-il besoin de souligner l'intérêt d'une approche visant à prévenir les
conséquences graves de l'anémie aussi bien durant la grossesse, l'accouchement et
dans le post-partum.
Il importe donc d'entreprendre au plus vite des opérations de contrôle ciblées
sur la population à haut risque de développer une anémie ainsi que ses
69

complications graves. Ces opérations de contrôle pour notre part doivent emprunter
le canal d'une approche multisectorielle, car ne relèvent pas purement du domaine
médical. Cela ne va pas sans difficultés. Ce n'est cependant pas une raison pour
désarmer et en impliquant d'avantage la communauté et les partenaires sociaux et
les décideurs, nous pourrons parvenir à une réponse plus significative. A cet effet les
recommandations que nous formulerons sont les suivantes.
Recommandations
1-Chez les femmes en âge de procréer, rechercher l'anémie et la traiter à
l'occasion de tout contact avec le personnel de santé.
2-Faciliter aux femmes l'accès aux structures éducatives.
3-Promouvoir l'éducation nutritionnelle à l'école et au sein de la communauté.
4-Rendre l'électrophorèse de l'hémoglobine et le taux d'hémoglobine tous
deux accessibles par la gratuité ou une subvention au cours de la première
consultation prénatale.
5-Encourager les mesures de protection individuelle contre le paludisme
pendant la grossesse et proposer une alternative pour les patientes présentant des
signes d'intolérance cutanée à la chloroquine.
6-considérer la géophagie comme un facteur prédisposant à une anémie
sévère dans les activités de surveillance prénatale.
7 -Mener une étude sur les facteurs étiologiques des anémies chez les
femmes enceintes pendant la grossesse et l'accouchement.
8-Lutter contre les parasitoses intestinales.
9-Etudier les facteurs et croyances culturelles justifiant la faiblesse de la prise
médicamenteuse pendant la grossesse.
10-Pratiquer une délivrance dirigée de façon systématique chez toute femme
anémiée.
70

1
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49.UNICEF. Analyse sur la situation des femmes et des enfants au Burkina Faso.
Séminaire National de Koudougou (septembre 1991).
50.UNICEF. La situation des enfants dans le monde 1988.
51.WHO. Iron supplementation during pregnancy: why aren't women complying?
Doc WHO/MCH/90(5). WHO/MCH/90:48. Geneva,1990.
52.Yaméogo B. Les anémies chez les femmes en âge de procréer au burkina Faso:
Prévalence et connaissance de la population. Th Méd Ouagadougou, 1993;9:75.
53.Zon LI, Arkin C, Groopman JE. Haematologic manifestations of the Human
Immunodeficiency Virus (HIV). British Journal of Haematology. 1987;66:251-56.
54.Scholl TO, Hediger ML, Fischer RL, Shearer JW. Anemia vs Iron deficiency:
increased risk of preterm delivery in a prospective study. Am J Clin Nutr
1992;55:985-8
55.Rayburn WF, Zuspan FP, Fitzgerald JT. Every woman's pharmacy : a guide to
safe drug use. The C.V. Mosby Company. 1983.p 269.
76

ANNEXES

ANNEXE 1
Anémie à l'accouchement au Burkina Faso
Centre Hospitalier National Sourô Sanou, Bobo-Dioulasso
Formulaire de collecte des données
Section 1 : Identification de la femme et conditions d'admission
1.1
Numéro d'identification:
1_1_1_1_1
IDENTIF
1.2
Nom de la parturiente:
_
MERNAME
1.3
Nom de l'enquêteur:
_
ENQNOM
1.4
Numéro de l'enquêteur:
1_1
NUMENQ
1.5
Nom de la sage-femme de garde:
_
SAGEFAM
1.6
Numéro de la sage-femme de garde:
1_1_1
SAGENUM
1.7
Date d'admission en salle d'accouchement:
1_1_11_1_11_1_1
DADMIS
1.9
Heure d'admission :
1_1_11_1_1
HEURENT
1.10
Type d'admission:
normal = 1.
évacuation sanitaire = 2.
ENTREE
1.11
Si évacuation sanitaire, d'où la femme a-t-elle été évacuéee ?
Province:
_
PROVINC
Département:
_
PARTMENT
Village :
_
VILAG
Formation sanitaire:
_
SANIFOR
1.12
Quel est le motif d'évacuation?
_
MOTIF
1.13
Début du travail •
spontané = 1.
provoqué = 2.
TRAVAIL
1.14
Date de début du travail :
DATETRAV
I-LI LI_Il_LI
1.15
Heure de début du travail :
1_1_11_1_1
VAILHEUR
(noter l'heure d'aggravation des douleurs ayant motivé la venue à l'hôpital)
1.16
Taux d'hémoglobine:
LU·LLI
HEMOG
1.17
La femme consent-elle à participer:
Oui = 1. Non = 2.
CONSENT
1.18
Si non. raison du non-consentement :
_
• Définition opérationnelle du début du travail : survenue brutale après six mois de grossesse de
contractions utérines régulières efficaces sur le col aboutissant à un accouchement.

1_1
I--.J
Section 2 : Données pour la prise en charge de la parturiente
2.1
Age de la femme (en années révolues): LI_1
99.
AGE
2.2
Combien de fois la femme a-t-elle été enceinte?
01.02.03.04.05.06.07.08.09.10.11.12.13.14.15.
99.
GESTITE
2.3
Combien de fois la femme a-t-elle déjà accouché?
00.01.02.03.04.05.06.07.08.09.10.11.12.13.14.15.
99.
PARITE
2.4
Combien de fois la femme a-t-elle accouché d'enfants vivants?
00.01.02.03.04.05.06.07.08.09.10.11.12.13.14.15.
99
NEBIEN
2.5
Combien de fois la femme a-t-elle accouché de mort-nés?
00.01.02.03.04.05.06.07.08.09.10.
99
NEMORT
2.6
Combien de fois la femme a-t-elle eu des fausses couches?
00.01.02.03.04.05.06.07.08.09.10.
99.
AVORT
2.7
Concernant la grossesse qui a tout juste précédé celle en cours,
quelle était l'issue?
avortement = 1. mort périnatale= 2.
décès néonatal = 3. décès infantile = 4. enfant vivant = 5.
9.
ISSUE
2.8
Concernant toujours cette grossesse précédente à quelle date elle
s'est terminée soit par l'avortement soit par l'accouchement?
Date de terminaison de la grossesse:
LI_I LLII_I_1
DATPREC
2.9
Quel était le mode s'il s'agissait d'un accouchement?
voie basse normale = 1. césarienne= 2.
manoeuvres intemes = 3. extractions instrumentales = 4.
9.
MODPREC
2.10
Au cours de la grossesse actuelle, la femme a-t-elle eu des
hémorragies genitales ? non = 1. oui quelques taches = 2.
oui mais pas beaucoup = 3. oui beaucoup avec des caillots = 4.
9.
METRORA
2.11
Au cours de la grossesse actuelle, la femme a-t-elle eu des problèmes ?
dyspnée après un travail banal
Oui = 1.Non = 2.
9.
DYSPNE
oedèmes des membres inférieurs
Oui = 1.Non = 2.
9.
GODET
sensation de manquer de sang
Oui = 1.Non = 2.
9.
NEMIA
hospitalisation
Oui = 1.Non = 2.
9.
HOSPITA
2.12
Pour quelle pathologie a-t-elle été hospitalisée ?
9.
PATHOL
2.13
a-t-elle été transfusée pendant
cette hospitalisation?
Oui = 1.Non = 2.
9.
PRIBLOOD

1-1
1-1
Section 3 : Données médicales et obstétricales à l'entrée
3.1
La parturiente a-t-elle des antécédents médicaux pathologiques?
1=HTA; 2=diabète; 3=asthme; 4=cardiopathie; 5= drépanocytose
6=allergie médicamenteuse; 7=autres
9.
CEDENT
3.2
Etat général de la parturiente
bon = 1.altéré = 2.
état de choc = 3.
coma =4.
9.
GENERAL
3.3
Coloration des conjonctives:
Normales = 1.
Pâles =2.
9.
PALLOR
3.4
Température axillaire
1_1_1·1_1
99.9
TEMPO
3.5
Pouls
1_1_1_1
999.
POUL
3.6
Tension artérielle
Maxima 1_1_1
99.
MAXTA
Minima 1_1_1
99.
MINTA
3.7
Ictère conjonctival
présent = 1.
absent =2.
9.
ICTER
3.8
Oedèmes des membres inférieurs présents = 1. absents = 2.
9.
OEDEM
3.9
Terme de le grossesse
par la Hauteur Utérine
1_1_lem
99.
HU
par DDR et échographie
1_1_1 SA
99.
TERME
3.10
Vitalité foetale à "entrée
bonne = 1.
souffrance foetale aigUë = 2.
mort foetale in utero = 3.
9.
VITAL
3.11
Dilatation précise du col à l'entrée
LLlem
99.
DILACOL
3.12
Etat de la poche des eaux à l'entrée
intact = 1. rupture prématurée = 2. rupture précoce = 3.
rupture intempestive = 4. rupture tempestive = 5.
9.
POCHE
3.13
Etat du liquide amniotique à l'entrée, ou après rupture de la poche
clair = 1.
teinté = 2.
méconial = 3.
hématique = 4.
fétide = 5.
9.
AMNI01
3.14
Type de présentation
céphalique = 1 podalique = 2. transversale = 3.
9.
PRESENTA
Variétés (en clair) :
9.
TYPRESEN
3.15
Caractères des contractions utérines (CU)
Nombre de CU qu'il y a pendant 10 minutes
I_I~ 99.
NBCU
CU bonnes = 1. hypocinésie = 2. hypercinésie = 3
hypertonie = 4. rigidité utérine = 5.
Autres (préciser) = 6.
9.
CU

LI 1 I~
Section 4 : Complications du travail et thérapeutiques obstétricales
4.1
Un partogramme a-t-il été tracé?
Oui =
1. Non =
2.
9.
PARTO
Si oui a-t-on atteint la ligne d'action
Oui = 1. Non = 2.
9.
ACTION
Si oui à quelle heure ?
l~~
.I--.LJ
9
HEURACT
Si oui quelle action a-t-elle été entreprise ? _ _ _ _ _ _
_
9.
TTT
4.2
Complication du travail
dystocie osseuse
Oui = 1. Non = 2.
9.
OSSEUX
présentation dystocique
Oui =
1. Non =
2.
9.
DYSTOPRE
dystocie fonctionnelle
Oui = 1. Non = 2 .
9.
DYSKINE
dystocie cervicale
Oui = 1.Non =
2.
9.
CERDYS
hémorragie intrapartum
Oui = 1. Non =
2.
9.
INTRASAN
chorioamniotite
Oui = 1. Non = 2.
9.
CHORIOAM
autres (préciser) _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _
_
9.
COMPLIO
4.3
Soins médicaux et obstétricaux pendant le travail
antipyrétiques
Oui = 1. Non = 2
9.
AN"IlFIEV
anti-paludéens
Oui =
1. Non =
2.
9.
CURPALU
antibiotiques
Oui = 1. Non =
2.
9.
ANTIBIO
antispasmodiques
Oui = 1. Non = 2.
9.
SPASME
sédatifs
Oui = 1. Non = 2.
9.
SEDATIF
ocytociques
Oui = 1. Non = 2.
9.
OCYTO
oxygénothérapie
Oui = 1. Non =
2.
9.
OXYGEN
solutés isotoniques
Oui = 1. Non = 2.
9.
GLUCOSE
transfusion sanguine
Oui = 1.Non = 2.
9.
TRANSFU
quantité de sang demandé
I I I LI ml
9999. DEMAND
quantité de sang reçu
1 1 1 1 Iml
9999. DONNE
quantité de sang transfusé
1
1 1 1 Iml
9999. FUSER
autres (préciser) _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _
_
9.
SOINSO
4.4
Détresse vitale pendant l'accouchement
défaillance cardio-respiratoire
Oui = 1. Non = 2.
9.
CORDIAL
défaillance hépato-rénale
Oui = 1. Non = 2.
9.
HEPATO
embolie pulmonaire-amniotique
Oui =
1. Non =
2
9
EMBOLI
éclampsie IAVC
Oui = 1. Non = 2.
9.
ECLAMP
autres (préciser) _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _
_
9
DETRESO
Section 5 : Déroulement de l'accouchement
5.1
Etat du liquide amniotique peu avant l'expulsion
clair = 1. teinté = 2. méconial =
3. hématique =
4. fétide = 5.
9.
AMNI02
5.2
Modalités d'accouchement
voie basse normale = 1. extractions instrumentales = 2.
manoeuvres internes = 3. césarienne = 4.
9.
ACCOUCH
5.3
Etat du périnée
intact = 1. épisiotomie = 2. déchirure =
3.
9.
PERINE

LI
U
Section 6 : Caractéristiques de l'enfant et de la délivrance
6.1
Etat de l'enfant à la naissance
unique
Oui = 1.Non = 2.
9.
UNBEBE
malformé
Oui = 1.Non =2.
9.
MALFORM
si oui préciser:
9.
TYPMAL
statut vital ?
vivant=1; mort-né=2.
décès néonatal précoce
(cas des enfants réanimés sans succès +++) =3.
9.
RESPIRE
Score d'APGARà 1 mn LI 1_1
à5mnl_II_1
99.
APGAR
Poids de l'enfant
I_LI_I_lg
9999.
ENFANPOI
Taille de l'enfant
1_1_1 cm
9.
TAILLENF
Périmètre brachial de l'enfant
U_lcm
99.
ENFANBRA
Périmètre cranien de l'enfant
LI_lcrn
99.
CRANIEN
Taux d'hémoglobine de l'enfant:
L L I · L L I
HEMOG2
(un enfant sur cinq devra être prélevé)
6.2
Modalités de la délivrance
spontanée =1. naturelle =2. dirigée =3. artificielle =4.
9.
DELIVRE
poids du placenta
I - ' - L U g
9999.
PLACENTA
6.3
hémorragie de la délivrance
Oui =1. Non =2.
9.
SANTROP
quantité normale :s: 500 ml =1.
écoulement plus que la normale> 500 ml =2.
écoulement franchement abondant> 1 litre =3.
9.
RAGIE
6.4
Autres complications de la délivrance
rétention placentaire
Oui = 1.Non =2.
9
RETENU
inertie utérine
Oui = 1.Non =2.
9.
INERTI
inversion utérine
Oui =1. Non =2 .
9
NVERSION
autres (préciser)
9.
DELIAU
6.5
Heure de fin du travail
LILI·LLI
9999.
FINTRAV
6.6
Durée totale du travail (en heures)
1-'-1
99.
DURETRAV

Section 7 : Suites de couches immédiates (avant la sortie)
6.1
Suites de couches
normales
Oui = 1.Non = 2.
9
SUITCOU
tranchées
Oui = 1.Non = 2.
9.
TRANCHE
endométrites
Oui = 1.Non = 2.
9.
METRITE
thrombus génitaux
Oui = 1.Non = 2.
9.
TROMBUS
infection d'une plaie d'épisiotomie
Oui = 1.Non = 2.
9
PLAIE
psychose puerpérale
Oui = 1.Non = 2.
9.
fOLIE
pathologie mammaire
Oui = 1.Non = 2.
9.
SEIN
infection générale puerpérale
Oui = 1. Non = 2.
9.
SEPTICEM
dysjonction symphysaire
Oui = 1. Non= 2.
9.
SYMPHY
infection néonatale
Oui = 1.Non = 2.
9.
BEBEMAL
autres (préciser)
_
9
SUICOU
Section 8 : Interrogatoire détaillé de la femme dans le post-
partum

8.1 : Caractéristiques socio-économiques et culturelles
8.1 .1
Lieu de résidence
Province:
_
99.
VINCE
Département:
_
99.
DPART
Village:
_
99.
LAGE
8.1.2
Secteur de résidence à Bobo-Dsso : 01. 02. 03. 04. 05. 06. 07. 08.
09.10.11.12.13.14.15.16.17.18.19.20.21.22.23.24.25.
99.
BOBOSEC
Adresse de la cour d'habitation de la femme pour la rechercher
au besoin à domicile si elle ne se présente pas à la convocation.
8.1.3
Ethnie de la femme:
Bwaba= 01. Bobo-fing= 02. Bobo-Dioula= 03. Mossi= 04. Dioula= 5.
Samo/Dafing/Marka= 06. Samogo= 07. Peulh= OB. Bissa= 09.
Toussian/Samblaméfo/SiamouNigué = 10.
SénoufolTurkalGouinlKaraboro/Dogossié/BamanaITagua = 11.
Dagara/DjanlBiriforlLobilGan/Pougouli = 12.
GourounsilNounoumalLélélLélaIKasenaIKo/Wala = 13.
GourmatchéNana/Djerma= 14. Etrangères/autres =15
précisez.,
_
9.
ETHNIE

I----.J
I----.J
8.1.4
Religion de la femme:
Musulmane =1. Chrétienne= 2. Animiste= 3. Aucune= 4.
9.
RELIGION
8.1.5
La femme est-elle scolarisée?
oui = 1. non = 2.
9.
SCOLAR
8.1.6
Si oui jusqu'à quel niveau?
enseigenement primaire = 1. premier cycle secondaire = 2.
deuxième cycle secondaire = 3. Bac et plus = 4.
9.
NIVEAU
8.1.7
La femme sait-elle lire?
Non = 1. Langue nationale = 2. Français = 3. Autre = 4.
9.
LETTRE
8.1.8
Quelle est l'activité économique principale de la femme?
fonctionnaire, militaire = 01. salariée du secteur privé= 02.
artisanat, secteur informel = 03. commerce = 04.
agriculture-élevage= 05. élève = 06. étudiante = 07.
ménagère = 08. chomeuse= 09. sans emploi = 10.
99.
MERECON
8.1.9
Statut marital de la femme
mariée (concubin regulier)
Oui =1. Non =2
9.
MARIEE
si oui, nombre de coépouse(s): O. 1. 2. 3.4. 5+
9.
COEPOUS
si non, célibataire= 1. divorcée= 2. veuve= 3.
9.
SITMAT
8.1.10 Qui prend la femme en charge?
mari/concubin = 1. frère= 2. père= 3. mère= 4. oncle= 5.
beau-père= 6. elle-même = 7. autres = 8.
9.
CHARGE
8.1.11
Sait-il (elle) lire?
Oui = 1.Non = 2.
9.
LETTREP
8.1.12 Quelle est l'activité économique principale de la personne
qui prend la femme en charge? fonctionnaire, militaire = 01.
salariée du secteur privé= 02. artisanat, secteur informel = 03.
commerçant = 04. agriculture-élevage= 05.
élève = 06. étudiante = 07. ménagère = 08. chômage= 09.
retraite = 10. sans emploi = 11.
99.
ECONOP
8.1.13 y a-t-il dans la maison d'habitation de la femme?
TV
Oui = 1. Non = 2.
9.
TV
Réfrigérateur/congélateur
Oui = 1. Non = 2.
9.
REFRIG
Mobylette
Oui = 1.Non = 2.
9.
MOBY
voiture
Oui = 1. Non = 2.
9.
VOITUR
8.1.14 Eau courante dans la cour?
Oui = 1. Non = 2.
9.
ROBINET
8.1.15 Electricité dans la maison?
Oui =1. Non =2.
9.
ELECTR

1_1
LJ
8.2 : Histoire de la précédente grossesse de la femme
8.2.1
Lieu de l'issue de la grossesse précédente?
Matemité de l'état = 1. Matemité privée = 2. Domicile = 3.
DomicilefTaxVMatemité= 4. Autre lieu = 5.
9.
LlEUPREC
8.2.2
Après la grossesse précédente la femme a-t-elle utilisée
une méthode contraceptive?
Non = 1. Pilule = 2. Injectable = 3. DIU = 4
Condom/diaphragme/spermicide = 5. Rythmelretrait = 6
ceinture de chasteté = 7. autre = 8. -----------------
9.
CONTRAV
8.2.3
Après l'accouchement précédent pendant combien
de temps l'allaitement au sein de l'enfant a-t-il duré? 1_1_1 mois
99.
ALLAITE
8.3 : Surveillance de la grossesse actuelle
8.3.1
Pendant la grossesse actuelle, combien de consultations prénatales
la femme a-t-elle effectué?
O. 1. 2. 3. 4. 5+
9.
CPNPREC
8.3.2
Quelle était l'âge de la grossesse (en moiS) à la première CPN?
1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10.
99.
TERMCPN
8.3.3
Pendant la grossesse, la femme a-t-elle pris des médicaments?
Oui = 1. Non = 2.
9.
CAMENT
si oui a-t-elle pris régulièrement de la chloroquine ?
Non = 1 . Oui, comme cure = 2. Oui, prophylaxie irrégulière = 3.
Oui, comme prophylaxie régulière ( 6 mois) = 4.
9.
CHLORO
si oui a-t-elle pris régulièrement du fer?
Non = 1. Oui, moins de 3 mois = 2. Oui, plus de 3 mois = 3.
9.
FER
51 oui a-t-elle pris d'autres médicaments ?
Non = 1. Oui=2, lesquels _ _ _ _ _ _ _ _
_
9.
CAMEN2
8.3.4
La femme a-t-elle eu, au cours de la grossesse actuelle, de la fièvre,
des céphalées, des courbatures pouvant faire évoquer un paludisme?
Oui = 1. Non = 2.
9.
SOUMAYA
8.3.6
La femme a-t-elle déjà mangé, au cours de la grossesse actuelle,
de la terre, du kaolin ou de l'argile?
Oui = 1. Non = 2.
9.
TERRE
8.3.7
La femme a-t-elle eu, au cours de la grossesse actuelle,
des vomissements?
Non = 1. Oui un peu = 2.
Oui abondants + hospitalisation = 3.
9
AVOMI

_'-L..--I---.-J
Section 9 : Examen clinique de la femme et du nouveau-né dans le post-
partum
(examen réalisé par l'interne de J1 à J3 avant la sortie de la
mère)
9.1
Poids de la mère
1_1_1_1 kg
999.
POIDMER
9.2
Taille de la mère
1_1_1_1 cm
999.
TAILLEM
9.3
Périmètre brachial de la mère
1_1_1 cm
99.
PEBRA
9.4
Score de Finnstrom
SCORE 1_1_1 âge gestationnel 1_1_1
99.
AG ESTA
9.5
Date de l'examen :
1_1_11_1_11_1_1
DATEX
Section 10 : Conditions à la sortie
10.1
Temps écoulé après l'accouchement (en jours) L I _ l
99.
SEJOUR
10.2
Vitalité de l'enfant
bonne = 1.
enfant décédé = 2.
9.
SORBIEN
10.3
Vitalité de la mère
bonne = 1.
mère décédée =
2.
9.
MERMAL
10.4
prescriptions médicales: _ _ _ _ _ _ _ _ _ _
_
9.
ORDON
10.5
Date de sortie:
LI_I LI_II_I_I
SORDAT
10.6
Le BCG a-t-il été fait avant la sortie?
Oui =
1. Non =
2.
9.
BCG1
Section 11 : Examen de la femme et du nouveau-né
(examen à faire entre le 7ème et le 10ème jour post-partum)
11.1
Vitalité de l'enfant
bonne = 1.
enfant décédé = 2.
9.
BBIEN
11.2
Etat général de la mère
bon = 1.altéré = 2.
choc/coma = 3. décès = 4.
9.
GENERAL1
11.3
Coloration des conjonctives:
Normales = 1. Pâles = 2.
9.
PALLOR1
11.4
Température axillaire
LI_l·LI
99.9
TEMP01
11.5
Pouls
LI-'-I
999.
POUL1
11.6
Tension artérielle
MaximaLI_1
99.
MAXTA1
Minima LI_I
99.
MINTA1
11.7
Ictère conjonctival
présent = 1.
absent = 2.
9.
ICTER1

LI
I----.J
11.8
Oedèmes des membres inférieurs: présents = 1. absents = 2.
9.
OEDEM1
11.9
Infection puerpérale?
endométrite = 1. annexite/PID = 2. infection générale = 3
Autres (préciser) = 4
9.
FECTION
11.10
Infection néonatale?
Oui= 1.
Non =2.
9.
MALNE
si oui préciser
9.
MALADI
11.11
Date de retour à la maternité:
1_1_11_1_11_1_1
9.
EXFIN
11.12
Le BCG a-t-il été tait à cette visite?
Oui = 1. Non =2.
9.
BCG2
Section 12 : Date de la vérification finale du formulaire
12.1
Date de la fin du remplissage
de ce formulaire ffi/mm/aa):
1_1_11_1_11_1_1
DATFIN
12.2 Commentaires libres

ANNEXE 2
SCORE DE FINNSTROM
ICRITERES MORPHOLOGIQUES DE MATURITE D'UN NOUVEAU-NE
1. GLANDE MAMMAIRE
SCORE
AGE
diamètre inférieur à 5 mm
2
_
diamètre 5 à 10 mm
TOTAL
GESTATIONNEL
EE -
3
_
diamètre supérieur
D
à 10 mm
n
semaines
2. MAMELON
pas d'aréole
2
_
aréole plane
3
_
D
EE - aréolesurélevée
7
27.5
8
28.5
3. PEAU DE L'ABDOMEN
veines, collatérales et veinules
9
29
2
_
veines et collatérales
3
_
D
; - quelquesgrosvaisseaux
10
30
4
_
gros vaisseaux absents ou peu distincts
11
31
4. CUIR CHEVELU
12
32
cheveux fins, laineux ou agglomérés
c::cJ- cheveux épais, soyeuxetindividualisés
13
33
C D -
D
14
34
5. CARTILAGE DE L'OREILLE
absent dans l'antitragus
15
34.5
2
_
présent dans l'antitragus
3
_
D
; - présentdansl'anthélix
16
35.5
4
_
complet dans l'hélix
17
36.5
6. ONGLES
D
18
37.5
n'atteignant pas l'extrémité
2
_
atteignant l'extrémité
19
38.5
EB -
3
_
durs et atteignant ou dépassant l'extrémité
20
39.5
7. SILLONS PLANTAIRES
21
40.5
pas de sillons larges
1
_
sillons sur le tiers antérieur
22
41.5
3
_
sillons sur les deux tiers antérieurs
D
;
4
_
sillons sur la totalité de la plante
23
42.1
SCORE TOTAL
D
AGE GESTATIONNEL
FINNSTROM O. Acta. Paediatr Scand. 1977; 66: 601-604

SERMENT D'HYPOCRATE
" EN PRESENCE DES MAITRES DE CETTE ECOLE ET DE MES CHERS
CONDISCIPLES, JE PROMETS ET JE JURE D'ETRE FIDELE AUX LOIS DE
L'HONNEUR ET DE LA PROBITE DANS L'EXERCICE DE LA MEDECINE.
JE DONNERAI MES SOINS GRATUITS A L'INDIGENT ET N'EXIGERAI JAMAIS UN
SALAIRE AU-DESSUS DE MON TRAVAIL.
ADMIS A L'INTERIEUR DES MAISONS, MES YEUX NE VERRONT PAS CE QUI
S'Y PASSE; MA LANGUE TAIRA LES SECRETS QUI ME SERONT CONFIES, ET
MON ETAT NE SERVIRA PAS A CORROMPRE LES MOEURS NI A FAVORISER
LE CRIME.
RESPECTUEUX ET RECONNAISSANT ENVERS MES MAITRES, JE RENDRAI A
LEURS ENFANTS L'INS"rRUCTION QUE J'AI RECUE DE LEURS PERES.
QUE LES HOMMES M'ACCORDENT LEUR ESTIME SI JE SUIS RESTE FIDELE A
MES PROMESSES. QUE .. lE SOIS COUVERT D'OPPROBRE ET MEPRISE DE MES
CONFRERES SI J'Y MANQUE."

Année 1997
Yissou DAO
Titre "L'anémie maternelle au moment de l'accouchement à la maternité du Centre
Hospitalier National Sanou Souro: prévalence et conséquences pour la mère et
l'enfant".
RESUME
Notre étude avait pour objectif, de déterminer la prévalence de l'anémie
maternelle au moment de l'accouchement ainsi que les conséquences pour la mère et
l'enfant. Deux cent quarante et sept parturientes âgées de 14 à 46 ans ont été
recrutées du 12 Janvier au 6 Mars 1995.
La prévalence de l'anémie était de 66,8 % chez les mères et 48,6 % chez les
nouveau-nés. Le groupe à haut risque était représenté par celui des femmes qui
pratiquaient la géophagie. Le niveau d'instruction et de scolarisation sont bas.
L'intolérance cutanée à la chloroquine a été retrouvée dans 29,6 % des cas. La
prophylaxie anti-anémique par la supplémentation martiale était insignifiante (25 %).
L'infection du post-partum, l'hémorragie intrapartum et le décès chez les mères
étaient associés à l'anémie plus particulièrement quand celle-ci était sévère. Chez les
nouveau-nés, la mortalité périnatale, un poids moyen de naissance bas étaient
également associés à l'anémie maternelle sévère.
Cette situation indique la nécessité de réviser l'efficacité des stratégies locales
de prévention et de traitement de l'anémie pendant la grossesse et l'accouchement, et
montre l'intérêt pour une femme d'accoucher avec un taux d'hémoglobine normal.
Mots clés:
Anémie, Femme Enceinte, Complications, Accouchement, Burkina Faso.
Adresse de l'auteur: 01 BP 615 Bobo Dioulasso 01

VU ET PERMIS D'IMPRIMER
Le Président du Jury
PrFR~L
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~~
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Année 1997
Yissou DA
Titre "L'an
. maternelle au moment el accou
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la matemfté du Centre
Ho pltalie Nattonal Sanau S uro· prév'aienca et consequenœs pour la mère et
1enfant".
RESUME
Notre étud avait pour objectif, d d termlnei la pr valen
de l'an mi
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La préva ne de 1a émie était
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